Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 08:57

rdine

Le marché français des voitures particulières enregistre sa meilleure croissance de l’année sur un mois. Et les marques françaises tirent particulièrement bien leur épingle du jeu.

C’est l’euphorie sur le marché automobile français. Avec 147.519 immatriculations, la croissance des ventes le mois dernier par rapport à juillet 2016 est à deux chiffres : 10,9%. Mieux encore, la tendance est très positive depuis le début de l’année selon les chiffres du Comité des constructeurs français d’automobile(CCFA). Sur les sept derniers mois en effet, la hausse est de 4,6% (à nombre de jours ouvrés comparables). Les marques françaises ont fait mieux encore que le marché en juillet : PSA (Peugeot, Citroën, DS) enregistre une augmentation de ses ventes de 12,7% et le groupe Renault de 13,1%.

 

La meilleure performance pour les marques françaises revient à la marque au losange, avec une augmentation de ses ventes de 18,2%. Dacia, qui tire la croissance du groupe vers le haut habituellement, enregistre une très faible augmentation de ses ventes avec seulement +0,4%. PSA est toujours plombé par la gamme vieillissante de DS. La marque premium française chute de 18%, alors que la marque au Lion gagne 12,6% et Citroën 17,9%. Depuis le début de l’année, les marques françaises font un peu moins bien que le marché, mais l’écart tend à se réduire avec ce mois de juillet particulièrement performant.

Et ce n’est pas fini ! Les constructeurs peuvent se réjouir, la tendance étant toujours positive. Désormais, le CCFA envisage même une croissance sur un an de 3 à 4%, contre 2% initialement prévu.

Repost 0
Published by Le SPI/GSEA de Sevelnord - dans informations générales
commenter cet article
17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 08:43

Les ventes de véhicules d’occasion ont connu une forte progression au mois de juillet 2017 avec 513 403 immatriculations. Les motorisations essence et les véhicules de moins d’un an gagnent du terrain.

A l’instar du marché des véhicules neufs, les ventes de VO ont bondi au mois de juillet 2017. En comparaison avec le mois de juillet 2016 les immatriculations VO ont progressé de 10,5 %, renouant ainsi avec les bons chiffres des années précédentes (514 877 unités vendues selon AutoScout 24 en 2015).

Essentiellement dominé par les motorisations diesel -soit 66,04 % des 513 403 immatriculations-, le marché continue à évoluer dans le même sens avec l’essence qui tend à gagner du terrain. Les véhicules essence enregistrent une progression de 17,61 % des immatriculations par rapport à juillet 2016. Cela porte la part de marché de l’essence, pour ce mois, à 32,59 % soit 167 324 unités vendues. Les motorisations électrique et hybride progressent également mais ne représentent chacune que moins de 1 % du marché.

La répartition des ventes de véhicules par tranche d’âge montre un marché de l’occasion toujours tourné vers les véhicules de 2 à 15 ans, qui représentent 67,9 % de part de marché. Néanmoins l’on note un accroissement des immatriculations des véhicules de moins d’un an : + 18,9 par rapport à juillet 2016. Même tendance pour les véhicules de 16 ans et plus avec une progression de 17,9 % soit 84393 unités.

Du côté des marques, les françaises s’imposent toujours : Renault, Peugeot et Citroën totalisent respectivement 110 396, 93 886 et 65 393 immatriculations. En revanche, les plus belles progressions sont enregistrées par Dacia (+ 27,13%) et Suzuki (+20,04). Le groupe PSA n’est tout de même pas en reste avec une augmentation des parts de marché de 19,75 % pour Citroën et de 18,27 % pour Peugeot.

Repost 0
Published by Le SPI/GSEA de Sevelnord - dans informations générales
commenter cet article
17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 08:34
Citroën C3 Aircross 2017

Citroën C3 Aircross 2017

Chez Citroën, la nouvelle C3 lancée l’année passée a donné un bon coup de boost à la marque. La citadine C3 de troisième génération est très rapidement apparue dans le top 10 des meilleures ventes en France. Autant dire que les concessions Citroën sont donc particulièrement en attente de son frère SUV : le Citroën C3 Aircross 2017.

Ce nouveau SUV urbain reprend beaucoup à la C3, que ce soit techniquement ou esthétiquement. Le nouveau C3 Aircross est promis à un bel avenir, et pour plusieurs raisons.

La première est le développement croissant des ventes de petits SUV en Europe, qui a particulièrement profité à Renault et Peugeot avec les Captur et 2008. La seconde raison d’être serein pour les dirigeants de Citroën, c’est bien évidemment la réussite du lancement de la nouvelle C3. Sortie de l’ombre de la DS 3, la nouvelle C3 a gagné en personnalité tout en étant parfaitement inscrite dans le nouvel ADN esthétique du constructeur.

Troisième raison de voir le succès avec ce nouveau C3 Aircross : il aura le champ libre dans la gamme Citroën, du fait d’un C4 Aircross en fin de vie, et d’un C5 Aircross arrivant en 2018 à des prix bien plus élevés.

Citroën propose en général des prix plus serrés que son cousin Peugeot, ce qui promet un rapport qualité-prix intéressant. Le prix de départ a été officialisé à 15 950 euros, soit 1150 euros de moins que le Renault Captur d’entrée de gamme ! Le Captur a en effet augmenté ses tarifs alors que dans le même temps il se faisait dépasser en immatriculations par le Peugeot 2008.

Face à ses rivaux, le nouveau Citroën C3 Aircross 2017 se démarquera par un programme de personnalisation pousé avec 90 combinaisons possibles. Les clients auront le choix entre 8 teintes de caisses, 3 teintes pour le toit et 4 packs color. Même chose pour l’habitacle avec 5 possibilités d’ambiance différentes au choix.

Autre atout pour le nouveau SUV Citroën : un coffre annoncé à 420 litres, avec jusqu’à 510 litres en utilisant la banquette arrière coulissante en deux parties.

Le constructeur aux chevrons annonce une vraie offensive en véhicule SUV. Le lancement du nouveau C3 Aircross sera suivi début 2018 du C5 Aircross : peu de monde devrait donc pleurer le non renouvellement des berlines et breaks C5.

Il restera ensuite une place à prendre pour un tout nouveau C4 Aircross cette fois-ci 100 % PSA, mais il faudra patienter encore un peu…

Pour conclure sur le nouveau Citroën C3 Aircross, il semble assez offensif à tous les niveaux pour se faire rapidement un nom dans le paysage automobile.

Citroën C3 Aircross 2017

Citroën C3 Aircross 2017

Citroën C3 Aircross 2017

Citroën C3 Aircross 2017

Repost 0
Published by Le SPI/GSEA de Sevelnord - dans informations générales
commenter cet article
17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 08:24

Né en 1974 du rachat de Citroën par Peugeot, le groupe PSA, pour Peugeot Société Anonyme, a, pendant 40 ans, compris ces deux seules marques. Durant les trois dernières années, les choses se sont largement accélérées puisque, depuis le 1er août, le numéro 1 français, compte 5 marques automobiles. Après la création de DS Automobiles, à l'été 2014, ce sont donc Opel et Vauxhall, deux ex-filiales de General Motors, qui ont officiellement rejoint le groupe. Un rachat annoncé depuis le mois de mars dernier, en préambule du salon de Genève, et qui aura donc été finalisé plus rapidement que prévu.

Ce regroupement donne naissance au deuxième groupe européen, derrière l'intouchable géant Volkswagen. Fort d'environ 17% de part du marché sur le Vieux Continent, ce nouvel acteur d'envergure devrait terminer l'année 2017 avec environ 4,5 millions d'unités produites au niveau mondial.

Si l'arrivée d'Opel/Vauxhall dans le giron français ne devrait pas régler le principal défaut de PSA, sa trop grande dépendance au marché européen, elle devrait lui permettre de toucher une nouvelle clientèle, très attachée à l'image allemande, et d'accéder à l'expérience d'ingénieurs ayant travaillé sur des projets liés à l'automobile électrique. L'Ampera-e, modèle Opel utilisant cette technologie, continuera ainsi d'être commercialisée bien qu'elle soit produite aux Etats-Unis, dans une usine General Motors. En contrepartie, Opel poursuivra la production de certains modèles Buick, autre marque appartenant au groupe américain, jusqu'à la fin de leur cycle de vie.

Repost 0
Published by Le SPI/GSEA de Sevelnord - dans informations générales
commenter cet article
17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 08:13

1,8
Fiat Chrysler a enregistré en 2016 un bond de son bénéfice net, à 1,8
milliard d'euros, contre 93 millions d'euros un an plus tôt. 
 

Après Opel, passé définitivement sous pavillon français voici quelques jours (il est tombé dans le giron de Peugeot Citroën, alias PSA), c’est au tour d’un autre grand nom de l’automobile européenne de changer, peut-être, de mains, demain : il s’agit de Fiat Chrysler.

Des Chinois, quels Chinois ?! 

Cette fois, ce sont les Chinois qui sont à la manœuvre, ou plutôt, pour être exact : cette fois, ce sont encore les Chinois qui sont à la manoeuvre. Car il ne faut pas oublier que PSA a pour premier actionnaire le constructeur automobile chinois Dongfeng. Dongfeng détient 13 % du capital du constructeur automobile français, mais plus de 20 % des droits de vote.

Ne soyons pas naïfs : jamais PSA n’aurait osé annoncer vouloir prendre le contrôle d’Opel voici quelques mois sans l’assentiment de son actionnaire chinois, sans la certitude qu’en cas de difficultés, si le redressement d’Opel est plus long que prévu par exemple, Dongfeng pourrait mettre la main à la poche, avec bien entendu en contrepartie une montée au capital.

En ce qui concerne Fiat Chrysler, on ne sait pas trop qui sont les Chinois intéressés par ce constructeur. Plusieurs noms circulent, dont celui de Dongfeng, encore lui ! En effet, dans le pacte qui lie les actionnaires de Peugeot SA entre eux, rien n’interdit à Dongfeng de prendre des participations dans d’autres constructeurs automobiles.

Dongfeng n’est cependant pas le seul nom cité, les autres sont méconnus du grand public français, mais il s’agit pourtant d’énormes constructeurs en Chine comme Great Wall, Geely ou GAC. Le dernier, GAC, a pour avantage d’être déjà partenaire de Fiat Chrysler en Chine.

Quant à Geely, il a racheté le Suédois Volvo, un des grands noms de l’histoire automobile européenne qui, depuis des années, ne s’en sortait plus tout seul.

Sauter sur l'occasion

Si les Chinois s’intéressent tant aux constructeurs européens, c’est tout simplement parce que la Chine est en passe de devenir le premier marché automobile mondial, et les Chinois n’ont pas l’intention de se laisser envahir par les constructeurs étrangers sans profiter de l’aubaine.

Pour pouvoir vendre et construire des voitures en chine, c’est compliqué : impossible de livrer des voitures toutes faites construites en Europe, sauf à payer des taxes prohibitives. Cela ne marche que pour des véhicules haut de gamme, d’exception. Tous les constructeurs qui veulent vendre en Chine en volume sont donc contraints de s’allier avec un partenaire local, et de monter une co-entreprise dans laquelle ils sont forcément minoritaires. Et les voitures vendues en Chine dans ce cadre-là sont fabriquées en Chine. Malgré cela, ces montages ne sont pas de tout repos.

Que va-t-il se passer si Fiat Chrysler passe sous pavillon chinois ? Avec Volvo, cela ferait un deuxième constructeur européen 100 % chinois, un constructeur qui, avec Chrysler, mais aussi Jeep, est bien implanté aux Etats-Unis. Fiat, c’est aussi Maserati. Autant dire que Porsche notamment a du souci à se faire avec le marché chinois.

Mais le plus important, c’est la vision des Chinois pour l’automobile de demain. La plupart sont convaincus par le tout électrique, mais aussi par la voiture autonome. En somme, les constructeurs automobiles occidentaux vont être sous pression si les Chinois continuent à faire leur marché en Europe.

Repost 0
Published by Le SPI/GSEA de Sevelnord - dans informations générales
commenter cet article
26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 14:13

Le groupe PSA a réalisé un bénéfice net "record" de 1,25 milliard d'euros au premier semestre et affiche sa confiance sur la croissance de sa rentabilité dans les cinq prochaines années.

Le résultat net part du groupe n'avait jamais été aussi élevé. C'est également le cas pour la marge opérationnelle de la division automobile, qui s'élève à 7,3 %, et celle de l'équipementier Faurecia, contrôlé par PSA, à 5,7 %.

"Nous avons vécu une expérience de quasi-mort il y a 5 ans", a rappelé le président du directoire du groupe PSA, Carlos Tavares, mercredi lors d'une conférence de presse, en allusion aux difficultés du constructeur en 2012 quand il était au bord de la faillite.

Le constructeur a confirmé les objectifs qu'il s'était fixés en avril 2016 dans le cadre de son plan stratégique de croissance rentable, "Push-to-Pass": 4,5 % de marge opérationnelle en 2016-2018 pour la division automobile et 6 % en 2021, et une progression du chiffre d'affaires de 10 % à taux de changes constants entre 2015 et 2018 et 15 % supplémentaires d'ici à 2021.

Avec une croissance cumulée de 8,2 % depuis 2015, "nous sommes sur la voie pour respecter notre engagement", a commenté Carlos Tavares.

Le chiffre d'affaires a progressé au premier semestre de 5 % par rapport aux six premiers mois de l'année passée et s'établit à 29,1 milliards d'euros, dont 19,8 milliards issus des ventes d'automobiles (+3,6 %). Le résultat opérationnel courant a bondi de 11,5 %, à 2 milliards d'euros.

La Bourse a accueilli favorablement ces résultats, et l'action Peugeot SA gagnait plus de 3 % à l'ouverture, à 18,70 euros, dans un marché en progression de 0,30 %.

"Nous avons une amélioration de la performance opérationnelle de toutes nos divisions, automobile, Faurecia, la banque", a souligné le directeur financier de PSA, Jean-Baptiste de Chatillon, lors d'une conférence téléphonique.

Notamment, le "niveau de performance" de la division automobile "a plus que compensé les nombreux vents contraires que nous avons pu avoir (...). (Ils) ont pesé pour plus d'un point sur notre rentabilité, et ils ont été compensés par la baisse de nos coûts et le succès de nos lancements", a détaillé Jean-Baptiste de Chatillon.

Difficultés en Chine

Le constructeur automobile a renouvelé ou lancé plusieurs modèles en 2016, les Citroën C3 et Jumpy, les Peugeot 3008 et Expert. Suivront d'ici la fin de l'année la Citroën C3 Aircross, la nouvelle Peugeot 5008, ainsi que la DS7 Cross Back.

Jean-Baptiste de Chatillon a fait état du "retour à la croissance du groupe PSA à travers tous ces lancements".

Au cours de ces six mois, PSA a fait face à "l'incertitude politique et (au) taux de change suite au vote du Brexit, (à) la hausse du coût des matières premières, qui est sévère sur ce semestre, (aux) difficultés rencontrées par certains fournisseurs", a détaillé M. de Chatillon.

La situation est également compliquée en Chine, où ses ventes ont chuté de près de 50 % au premier semestre, et qui représente "le grand défi" de PSA, selon Carlos Tavares.

"Nous ne sommes pas satisfaits des résultats" en Chine, a-t-il reconnu. Le constructeur français a récemment renforcé son accord avec l'un de ses partenaires locaux, Changan.

PSA a vendu près de 1,58 million de véhicules ce semestre, enregistrant un repli de 1,9 % en Europe, son principal marché, mais triplant ses volumes dans la zone Moyen-Orient et Afrique, essentiellement grâce aux véhicules fabriqués en Iran sous licence Peugeot.

Le rachat à General Motors d'Opel, sa filiale européenne, a reçu au début du mois l'accord de la Commission européenne pour cette transaction, et attend "encore des autorisations". L'objectif reste de clôturer l'ensemble des opérations d'ici la fin de l'année.

Pour 2017, le groupe prévoit un marché automobile en hausse de l'ordre de 3 % en Europe, et de 5 % en Chine, en Amérique latine et en Russie.

Repost 0
Published by Le SPI/GSEA de Sevelnord - dans informations générales
commenter cet article
25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 05:42
Volkswagen a révélé l’existence d’un cartel secret qui permettait aux cinq grands constructeurs de s’entendre en toute discrétion.
 

L'édito éco avec Nicolas Barré, directeur de la Rédaction du journal "Les Echos". Bonjour Nicolas, un nouveau scandale frappe l’industrie automobile allemande. Et fragilise même Angela Merkel en campagne pour sa réélection.

Oui la "chancelière de l’auto", "Auto Kanzler" comme on la surnomme, se serait bien passée de cette nouvelle crise. Elle qui a toujours défendu cette industrie clé pour l’Allemagne, au cœur de ce qui fait la réputation du "made in Germany". Or cette réputation est ternie par un scandale sans précédent, le plus gros scandale économique depuis la guerre selon la presse allemande. Tout est venu des aveux de Volkswagen qui a révélé l’existence d’un cartel secret qui, depuis plus de vingt ans, permettait aux cinq grands constructeurs de s’entendre en toute discrétion et au mépris complet des règles allemandes et européennes de la concurrence.

Pourquoi Volskwagen s’est-il dénoncé ?

Dans ce genre d’affaire, celui qui se dénonce bénéficie toujours d’un traitement de faveur. Et après le scandale du diesel, Volkswagen ne voulait sans doute pas être pris dans une nouvelle affaire. Mais cette affaire ébranle toute l’industrie. Les actions de BWM, Daimler, Volkswagen ont chuté dès les premières fuites vendredi. "La confiance dans l’ensemble de l’industrie automobile allemande est en cause", a dit la ministre de l’Economie de Merkel. Car pendant des années, des cadres dirigeants des cinq grands constructeurs allemands ont tenu des centaines de réunions clandestines pour s’entendre sur des pièces, des normes, des procédés. Y compris donc le diesel. Ce "cercle des cinq" - Daimler, BMW, Volkswagen, Audi et Porsche -  a constitué un cartel extrêmement puissant qui a permis, notamment, de se protéger de la concurrence étrangère.

C’est un nouveau coup dur pour l’industrie automobile allemande

Le scandale du diesel a déjà coûté 20 milliards d’euros à Volkswagen - 20 milliards, c’est quatre milliards de plus que la valeur en Bourse de PSA Peugeot Citroën - Daimler a été condamné dans les poids lourds, des villes allemandes veulent interdire le diesel : ça fait beaucoup de mauvaises nouvelles d’un coup pour une filière qui emploie 800.000 personnes et est responsable d’une bonne partie de l’excédent commercial allemand. Bruxelles enquête sur ce cartel de l’auto allemande qui pourrait lui coûter très cher.

Repost 0
Published by Le SPI/GSEA de Sevelnord - dans informations générales
commenter cet article
24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 05:47

Excès de chauvinisme ? Quand les firmes hexagonales réussissent, cela ne fait pas de mal de le dire ! Et les arguments ne manquent pas. Ventes au beau fixe, nouveautés qui séduisent, stratégies de conquête dans le premium crédibles : les marques françaises sont bel et bien en forme.

11 raisons d’être fiers des constructeurs français !

Alpine revit

11 raisons d’être fiers des constructeurs français ! Voilà vingt ans que l'on attendait cela, Renault a enfin réussi à le faire ! Alpine est de retour avec une nouvelle Berlinette, qui fait revivre la mythique appellation A110. Il reste encore plusieurs étapes importantes, notamment la mise en place du réseau (19 points de vente prévus en France), mais on touche au but. Les premières livraisons devraient se faire avant la fin de l'année. La maison mère Renault a de quoi être rassurée : l'auto a reçu un très bon accueil lors de sa présentation au Salon de Genève et les carnets de commandes sont déjà bien remplis. Surtout, le groupe tient une bonne base pour développer une marque à la fois sportive et premium qui soit crédible. Un anti Porsche Macan est ainsi dans les cartons.

PSA s'offre Opel

La nouvelle famille PSA.

La nouvelle famille PSA.

C'est l'une des surprises de l'année. Personne ne s'y attendait. D'ici quelques semaines, la marque Opel va quitter General Motors et fera partie d'un groupe français ! Cet achat peut paraître étonnant, pour deux raisons. D'un côté, la firme à l'éclair vend surtout en Europe, où Peugeot et Citroën sont déjà bien présents. De l'autre, c'est une machine à perdre de l'argent. Mais Carlos Tavares n'a pas peur. L'homme qui a su brillamment relancer PSA, qui était très mal en point il y a encore trois ans, saura à coup sûr rendre Opel rentable. L'association permettra notamment de faire de grosses économies d'échelle. Pas question d'ailleurs de perdre du temps : le développement de la prochaine Corsa a été stoppé pour qu'elle adopte des dessous français.

Renault fait partie du premier groupe mondial

Carlos Ghosn vient tout juste d'annoncer que l'Alliance était le premier constructeur mondial sur le 1er semestre 2017. Même lui ne s'attendait sûrement pas à toucher ce but aussi vite. Un résultat qui s'explique par la grande forme des marques qui composent l'Alliance. Le gros des ventes est encore réalisé par Nissan. Mais la partie Renault, qui comprend le Losange, Dacia, Lada et Samsung, a battu un record, avec 1,88 million de véhicules vendus de janvier à juin, en hausse de 10,4 % ! L'Alliance profite tout de même de plusieurs circonstances : ses ventes ont bondi en intégrant Mitsubishi, dont Nissan a pris le contrôle l'année dernière, et General Motors va être « affaibli » par la perte d'Opel, ce qui l'écartera du podium mondial. Reste à se battre avec Toyota et Volkswagen, ce qui n'est pas une mince affaire !

Les nouveautés de PSA cartonnent

La Citroën C3 et le Peugeot 3008.

La Citroën C3 et le Peugeot 3008.

C'est LE carton de l'année. La seconde génération du 3008 rencontre un succès qui dépasse toutes les espérances de Peugeot, qui a d'ailleurs bien du mal à suivre la cadence dans son usine de Sochaux. Depuis son lancement, il y a moins d'un an, 205 000 exemplaires ont été commandés ! Le 3008 multiplie les récompenses, avec notamment la plus prestigieuse au niveau européen, celle de voiture de l'année. Peugeot a aussi le sourire avec le 5008, qui connaît de bons débuts. Du côté de Citroën, après la déception du C4 Cactus, la marque est rassurée par les très bonnes performances de la C3. Depuis son lancement à l'automne 2016, 160 000 exemplaires ont été écoulés ! À n’en pas douter, les chevrons devraient confirmer avec le C3 Aircross.

Renault vend la meilleure des électriques

11 raisons d’être fiers des constructeurs français !

Le Losange a été l'un des premiers constructeurs généralistes à se lancer pleinement dans l'électrique. Si les débuts ont connu des ratés (la Fluence ZE n'a pas fait long feu et le Twizy n'est pas un grand succès), Renault propose actuellement la voiture électrique la plus aboutie, la Zoé. Depuis fin 2016, la citadine est disponible avec une version ZE 40 dont l'autonomie théorique est de 400 km, soit 300 km en conditions réelles, une distance largement suffisante pour une telle auto. Certes, une Tesla va plus loin… mais pour une facture 3 à 4 fois plus élevée. La Zoé est ainsi la voiture électrique la plus vendue en Europe, avec des ventes en hausse au premier semestre de 44 %. Renault ne doit pas se reposer sur ses lauriers. Il doit maintenant penser à élargir la gamme, avec une compacte ou un SUV branché.

Ils sont tous présents en sport de haut niveau

Citroën est revenu en WRC cette année.

Citroën est revenu en WRC cette année.

11 raisons d’être fiers des constructeurs français !

Renault s'est relancé en F1 en 2016.

Alpine en endurance. 

Alpine en endurance.

11 raisons d’être fiers des constructeurs français !

DS en Formule E.

11 raisons d’être fiers des constructeurs français !

Peugeot en rallye-raid.

L'engagement sportif est incontournable pour une grande marque qui cherche une renommée internationale. Les cinq grandes firmes françaises participent toutes à une grande compétition. Citroën a ainsi fait son retour en WRC. Les résultats ne sont pas encore brillants, mais la C3 n'en est qu'à sa première année de vie et a déjà su gagner. Chez Peugeot, c'est le rallye-raid, avec une belle victoire dans la plus importante des courses du genre, le Dakar. Renault a misé sur la Formule 1. Là, le bilan n'est pas encore bon, mais le Losange savait du départ qu'il lui faudrait plusieurs années pour gagner. Il y a déjà du progrès : sur l'ensemble de la saison 2016, il avait récolté 8 points, et en 2017, à mi-parcours, il en a 28 ! Alpine est en endurance, avec au palmarès le titre de champion LMP2 en 2016 et une victoire au Mans cette même année. Enfin, DS et Renault sont en Formule E. DS vient de signer un joli doublé à New York tandis que le Losange se dirige vers un troisième titre constructeur dans cette discipline.

Ils sont les rois des utilitaires

11 raisons d’être fiers des constructeurs français !

Le Fiat Talento, troisième rebadgeage du Trafic !

Nos constructeurs ont un savoir-faire reconnu en matière d'utilitaires légers. La preuve, de nombreuses marques étrangères se tournent vers eux pour rebadger des modèles. L'avantage, c'est que ça booste les usines françaises ! Meilleure illustration : le Renault Trafic, dont un dérivé existe chez Nissan, Opel (partenaire de longue date, mais qui devrait en toute logique se tourner vers PSA par la suite) mais aussi Fiat. Ils sont tous assemblés à Sandouville. Autres exemples : le Toyota ProAce est dérivé des Citroën Jumpy et Peugeot Expert (le tout assemblé dans le Nord) et le Mercedes Citan est un Kangoo relooké fabriqué à Maubeuge.

Ils savent s'internationaliser

La Kwid pourrait devenir l'une des meilleures ventes mondiales de Renault. Succès en Inde, elle arrivera bientôt au Brésil.

La Kwid pourrait devenir l'une des meilleures ventes mondiales de Renault. Succès en Inde, elle arrivera bientôt au Brésil.

Impensable de nos jours d'être un grand constructeur en se cantonnant à l'Europe. PSA était clairement mauvais élève dans le domaine, mais commence à corriger le tir. Au cours du 1er semestre 2017, les ventes en dehors de l'Europe ont représenté 34,4 % des immatriculations totales, contre 32,6 % en 2016. L'évolution est surtout due à Peugeot, avec des ventes hors Europe passées de 32,5 à 41,5 % ! Ceci s'explique grâce à la reprise sur le marché iranien. Pour Renault, la part hors Europe est d'environ 42 %. Le Losange est bien implanté en Amérique du Sud (plus de 180 000 ventes au 1er semestre, le double de PSA), au Maghreb et en Inde, avec le succès de la Kwid. Il faut ajouter aussi la présence en Corée du Sud avec Samsung, qui vend des Renault rebadgées (52 776 ventes au 1er semestre, en hausse de 12,5 %).

DS, porteur d'espoirs dans le haut de gamme

11 raisons d’être fiers des constructeurs français !

Le DS 7 Crossback.

Alors oui, DS est actuellement au fond du gouffre. Moins de 30 000 voitures ont été écoulées au cours du 1er semestre, un score ridicule. On peut dire que la marque aura du mal à faire pire. Surtout, elle prépare activement sa relance avec une nouvelle génération de modèles. Le SUV compact DS 7 Crossback sera dans les concessions en janvier 2018. Et sa présentation a pu rassurer : DS semble avoir les moyens de ses ambitions puisque la dotation technologique est au niveau (vision nocturne, suspensions couplées à une caméra). DS sait qu'il ne deviendra pas l'égal d'Audi en quelques années. Mais il faut bien débuter et on ne peut que l'encourager pour voir enfin la France réussir à nouveau sur le marché du premium.

Ils ne vont pas rater le virage de la voiture autonome

C'est le grand bouleversement du marché automobile attendu au cours de la prochaine décennie. Et nos firmes sont pour l'instant dans un bon timing. Comme la plupart des autres constructeurs généralistes, les français sont en phase active de développement des modèles 100 % autonomes. PSA semble toutefois plus avancé. Nous avons récemment pu monter à bord d'un prototype et le groupe a réussi à faire passer un véhicule à un péage sans intervention humaine. En série, le DS 7 Crossback posera la première pierre de la conduite semi-autonome. Le groupe annonce des fonctions de conduite sans supervision du conducteur pour 2020. Chez Renault, il faudra sûrement attendre la Clio V en 2019 pour avoir un premier pas vers l'automatisation.

Les nouveautés vont se multiplier

La prochaine 508 aura une silhouette inspirée des coupés quatre portes. (Photo AutoEvolution).

La prochaine 508 aura une silhouette inspirée des coupés quatre portes. (Photo AutoEvolution).

Certes, chez Renault, l'année 2018 sera très calme, la marque ayant renouvelé à très grande vitesse sa gamme. Il y aura tout de même la Mégane RS qui va faire battre le cœur des passionnés. Puis une seconde génération de Renault conçues par Laurens van den Acker va être lancée avec la Clio V en 2019. Chez Citroën, l'accent sera mis sur les SUV avec les C3 Aircross et C5 Aircross. Du côté de Peugeot, l'événement sera la nouvelle 508, qui à la vue des premiers prototypes s'annonce des plus prometteuses esthétiquement parlant. Après avoir bousculé le marché des SUV compacts avec le 3008, le Lion pourrait réanimer le segment des familiales. Enfin, DS nous promet un gros lancement par année. Après le DS 7 viendra le tour d'un SUV urbain.

Ce qui va moins bien

Évidemment, nous sommes conscients que tout n'est pas parfait et que les firmes françaises ont encore des progrès à faire dans de nombreux domaines.

- Ça coince en Chine > C'est la crise du côté de PSA, avec des ventes quasiment divisées par deux au premier semestre. Le PDG Carlos Tavares n'a pas caché son mécontentement au printemps. Renault commence à décoller, mais reste un tout petit acteur du marché chinois.

- Se lancer dans l'hybride > Chez PSA, on nous promet l'hybride rechargeable pour 2019. C'est encore loin… d'autant que la marque annonce cette technologie depuis des lustres. Chez Renault, on espère un Kadjar hybride rechargeable pour la fin de la décennie.

- Un produit image chez PSA > Renault ayant maintenant l'Alpine, les regards se tournent vers PSA. Et le groupe est clair : ce n'est pas à l'ordre du jour ! Priorité est donnée aux modèles à fort volume de ventes. Dommage, il manque un vrai produit passion chez DS ou Peugeot.

- La recherche de fiabilité et de qualité chez Renault > L'histoire se répète. Les débuts de l'Espace 5 ont été chaotiques. Le porte-drapeau de la gamme a inauguré une foule de nouveaux équipements mais les bugs se sont multipliés, entraînant de nombreuses campagnes de rappels. La finition n'est aussi pas à niveau sur une bonne partie de la gamme.

Repost 0
Published by Le SPI/GSEA de Sevelnord - dans informations générales
commenter cet article
24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 05:40

Une chaîne de montage à l'usine PSA Peugeot Citroën de Sochaux, le 6 mars 2014 (Photo SEBASTIEN BOZON. AFP)  

Une chaîne de montage à l'usine PSA Peugeot Citroën de Sochaux, le 6 mars 2014 (Photo SEBASTIEN BOZON. AFP)

L'usine PSA (PA:PEUP) de Sochaux (Doubs) va recruter 70 salariés en contrat à durée indéterminée (CDI) d'ici à la fin de l'année, a-t-on appris jeudi auprès de la direction.

La décision, annoncée lors de la réunion mensuelle du comité d'établissement (CE), confirme que le site automobile renoue avec les embauches fermes après cinq années de pause.

"Soixante-dix opérateurs se verront proposer un contrat à durée indéterminée d'ici à la fin de l'année", a indiqué la direction de l'usine dans un communiqué jeudi à la suite de la réunion du CE.

Après une première vague identique décidée en décembre dernier, l'usine aura réalisé 140 embauches en CDI en 2017, dont 120 opérateurs et 20 personnels d'encadrement, a complété le communiqué.

Le chiffre approche 400 sur deux ans, si l'on ajoute les 250 CDI intérimaires signés depuis la création de ce nouveau type de contrat de travail, a calculé la direction.

PSA Sochaux n'avait procédé à aucun recrutement collectif en CDI classique entre 2011 et 2016.

L'objectif de renouer avec les embauches fermes est inscrit dans l'accord de compétitivité "Nouvel élan pour la croissance" (NEC), signé par le groupe il y a un an.

PSA Sochaux emploie environ 8.800 salariés permanents et 1.600 intérimaires. Il recrute en ce moment un millier d'intérimaires supplémentaires afin d'installer une équipe de week-end en septembre.

Repost 0
Published by Le SPI/GSEA de Sevelnord - dans informations générales
commenter cet article
24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 05:36

Le 75 avenue de la Grande-Armée, c'est fini! PSA déménage au 1er septembre son siège dans les locaux flambant neufs de Rueil-Malmaison. La fin des bureaux attitrés, le "zéro" papier attisent le mécontentement.

Le siège social historique de PSA

MANIFESTATION DES SALARIÉS DE L'USINE D'AULNAY-SOUS-BOIS DEVANT LE SIÈGE DE PSA À PARIS DÉBUT 2013.

Le 75 avenue de la Grande-Armée, c'est fini! Le siège historique de Peugeot puis de PSA près de la porte Maillot à Paris sera déserté dès la fin août. Au 1er septembre 2017, 600 salariés seront en effet regroupés dans les locaux flambant neufs de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), qui accueillera la direction générale de PSA, le secrétariat général, les directions des marques Peugeot, Citroën, DS, les fonctions centrales, la finance, les ressources humaines, la communication. Les autres employés du siège actuel, qui comptait 1.300 personnes,  seront notamment envoyés sur une autre site, à Poissy (Yvelines), dédié aux achats, aux fonctions support.

Fin des bureaux attitrés... sauf pour le patron

Le nouveau siège de Rueil fait grincer bien des dents. Dans ce bâtiment ultra-moderne, personne n'aura plus de bureau attitré…. sauf le président du directoire, Carlos Tavares. Le Comité exécutif sera lui-même installé dans des bureaux paysagers où la place ne sera pas nominale. "On s'installera là où il y a de place avec son ordinateur", souligne un cadre.

Aucune personnalisation des dits bureaux ne sera donc autorisée. Frugalité, austérité et convivialité. Les bureaux seront en outre "zéro papier". Malgré la numérisation d'une partie des archives, PSA risque par conséquent de "perdre une partie de sa mémoire historique", se lamente un responsable. PSA n'est d'ailleurs pas si sûr de l'acceptation par son personnel de cet univers aseptisé! La preuve: "la terrasse sera fermée, par peur d'éventuels suicides", souligne-t-on!

Dans le cadre de son redressement financier, PSA en quasi-banqueroute avait vendu en avril 2012 les murs de son siège parisien, qui  remontait à 1964, année où Peugeot l'inaugure. C'était le temps triomphant de la 404. Une extension de l'immeuble était venue s'ajouter en 1970. En 1976, l'immeuble voit Peugeot devenir le groupe PSA avec le rachat de son vieux rival Citroën. En 2012, le groupe avait souscrit un bail d'une durée de 9 ans renouvelable. Montant de la transaction à l'époque:  245 millions d'euros

Repost 0
Published by Le SPI/GSEA de Sevelnord - dans informations générales
commenter cet article