Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:32

Les ventes de voitures neuves dans l’Union européenne ont replongé en août de 5% et effacé leur rebond de juillet, ce qui ne remet pas en cause la petite embellie attendue au deuxième semestre.

 

653.872 unités ont été immatriculées le mois dernier dans les 27 pays de l’Union européenne (hors Malte pour qui les données n’étaient pas disponibles), selon les chiffres publiés mardi par l’Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). Les volumes de ventes sont en général faibles en août car de nombreuses concessions sont fermées pendant les vacances d’été.

 

Le marché britannique, en grande forme depuis un an et demi, a continué à bien se tenir avec une progression de 10,9% des ventes. A l’inverse, les autres principaux pays de l’UE (Allemagne, France, Italie et Espagne) ont vu leurs immatriculations baisser.

 

Les constructeurs connaissent des fortunes diverses, les généralistes souffrant plus que les autres. Le premier groupe français, PSA Peugeot Citroën, a ainsi dévissé de 17,3% le mois dernier, pénalisé par ses deux marques. Le géant allemand Volkswagen, numéro un européen, a aussi perdu 11,2%, les japonais Toyota et Nissan respectivement 5,4% et 7,3%, le sud-coréen Hyundai 5,6%, l’italien Fiat 4,8% et l’américain Ford 1,5%.

 

PSA souffre le plus

 

Les spécialistes allemands du «premium» s’en sont en revanche bien tirés: Daimler a gagné 5,8% et BMW 9,8%. Le français Renault et l’américain General Motors ont aussi vu leurs ventes augmenter, de 6,0% et de 0,5% respectivement, grâce à leurs marques à bas coûts Dacia et Chevrolet.

 

Le marché auto, en baisse depuis des mois, avait connu une légère reprise en avril, avec une progression de 1,7%, puis de 5% en juillet, selon l’ACEA. La rechute du mois d’août «ne change pas fondamentalement les choses», selon Carlos da Silva, analyste chez IHS Automotive, qui s’attend toujours à ce que les immatriculations de voitures neuves dans l’UE baisse d’environ 5% en 2013, après avoir connu une dégringolade bien plus forte en début d’année.


Sur les huit premiers mois de l’année, elles ont lâché 5,2% à 7,8 millions d’unités.

 

Les marchés boursiers se montraient plus inquiets mardi matin. Le titre Peugeot perdait 2,81% à 12,28 euros à la Bourse de Paris, suivi par Renault (-1,86% à 58,44 euros), tandis que Volkswagen glissait de 1,64% à 180,05 euros sur la place de Francfort vers 09H30 GMT, faisant moins bien que les indices CAC 40 et Dax

Septembre et octobre déterminants

 

Plus que les ventes réalisées cet été, ce sont les mois de septembre et d’octobre qui vont être déterminants car les concessionnaires engrangent traditionnellement de nombreuses commandes lors des journées portes ouvertes qui se tiennent à cette période de l’année, explique Flavien Neuvy de l’Observatoire spécialisé Cetelem.

 

De plus, «c’est la fin du trimestre et les concessionnaires vont faire leur possible pour atteindre leurs objectifs sur cette période», quitte à pousser les ventes avec des offres spéciales, ajoute M. da Silva.

 

Les lancements de nouveaux modèles devraient aussi se traduire par des immatriculations supplémentaires, poursuit l’analyste, qui cite à titre d’exemple le Captur de Renault ou le 3008 et le nouveau C4 Picasso chez PSA.

 

Pour 2014, les dirigeants du secteur, réunis la semaine dernière au salon de Francfort, ont dit s’attendre à une croissance nulle ou légèrement positive. «Nous voyons le bout du tunnel mais pas le début de la reprise», résumait le PDG du français Renault et du japonais Nissan, Carlos Ghosn.

 

Ils ont relevé que le chemin pour retrouver le niveau de 2007, quand 16 millions de voitures avaient été écoulées, serait encore long et qu’il n’est même pas certain que ce niveau soit de nouveau atteint un jour.

Repost 0
16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 15:49
PSA Peugeot Citroën vend dans les pays émergents des véhicules souvent de conception très ancienne. Comme Volkswagen ou GM. Mais le constructeur veut désormais industrialiser hors d'Europe des voitures beaucoup plus jeunes. La Peugeot 2008 sera ainsi produite en Chine avec un an de délai seulement par rapport au lancement européen. Un net progrès.

Dans sa stratégie d'intercontinentalisation, PSA veut rajeunir ses gammes "exotiques". Le constructeur français va arrêter de vendre dans les pays émergents des vieux modèles, souvent déjà obsolètes en Europe. Une stratégie effectivement dépassée à l'heure d'internet, quand la plupart des clients chinois ou brésiliens savent parfaitement ce qui se passe en Europe et refusent qu'on leur vende des "sous-voitures".... Place donc chez PSA aux nouveautés lancées presque simultanément aux quatre coins du monde !  PSA vient ainsi d'industrialiser sa 208 au Brésil, un an à peine après sa commercialisation en France. Un progrès clé pour poursuivre la percée à l'international.

 
 

Bientôt une 2008 chinoise


« A la fin du premier semestre 2014, nous lancerons le « Crossover » 2008 en Chine », nous indique Maxime Picat, directeur général de la marque Peugeot au salon de l'auto de Francfort, Ici aussi, le décalage ne sera plus que d'une année par rapport à l'Europe. Un délai très acceptable. Même chose pour la toute nouvelle berline compacte 308, commercialisée en France actuellement, et qui « arrivera fin 2014 » dans l'ex-Empire du milieu.

Les délais se révèlent encore plus courts pour l'industrialisation des modèles à bas prix du groupe PSA, les Citroën C Elysée et Peugeot 301. Leur prochaine mise en fabrication en Chine intervient quelques mois seulement après leur lancement en production à Vigo, en Espagne.

 

 Quatre ans de retard


PSA a toutefois encore du boulot pour offrir des gammes jeunes en Chine ou en Amérique du sud. Car, jusqu'ici, les pays émergents recevaient souvent les produits européens du groupe  avec énormément de retard. Le monospace compact Peugeot 3008 n'a ainsi été lancé qu'en début d'année en Chine. Soit avec… quatre ans de retard par rapport à l'Europe. C'est beaucoup. Certes, Peugeot l'a habilement restylé. Il n'empêche…

 

Des gammes âgées


Les gammes « exotiques » de PSA sont d'ailleurs truffées encore aujourd'hui d'anciens véhicules comme la Peugeot 307 chinoise, un modèle européen qui a douze ans d'âge et n'est plus produit en France depuis plusieurs années. Pis : les petites 207 chinoises et sud-américaines ne sont que d'anciennes 206 de 1998 juste revues et corrigées. La Citroën C4 en Argentine est pour sa part un ancien modèle français de 2004.

Certes, PSA n'est pas le seul. Et la plupart des constructeurs tels Volkswagen ou Chevrolet (GM) conservent, dans ces pays, des vieux modèles au catalogue, amortis depuis longtemps et vendus à des prix relativement attractifs. Mais, ça ne suffit plus pour assurer une véritable présence commerciale sur les grands marchés émergents.

 

Des modèles spécifiques pour pays émergents


PSA l'a donc compris et s'en donne les moyens. Il va même faire mieux que d'adapter rapidement ses modèles européens aux marchés lointains. Il s'apprête à multiplier les modèles spécifiques pour pays émergents. « Nous préparons pour le premier semestre 2014 une DS4 à quatre portes pour la Chine. Et, fin 2014, nous y lancerons notre « SUV » DS. Un modèle spécifique qui ne sera pas industrialisé en Europe », nous précise Frédéric Banzet, patron de la marque Citroën. PSA devrait même localiser en Chine son futur navire amiral, la limousine DS9, qui sera le plus gros véhicule du groupe. Quel changement !

 

Les ventes hors d'Europe sont en hausse


Les ventes du groupe auto français ont globalement chuté de 10% au premier semestre. Sur la seule Europe, qui absorbe encore 58,5% des ventes de PSA, c'est carrément la dégringolade (-13%). Mais, heureusement, les ventes hors d'Europe compensent en partie. En Chine, PSA progresse deux fois plus vite que le marché, avec 278.000 unités sur le semestre( +33%). En Amérique latine, PSA affiche également une augmentation des ventes  de 20% à 146.000 unités. Le groupe progresse également en Algérie (+66 % ) ou en Turquie  (+20%). Mais les parts de  marché du groupe français en Chine demeurent marginales (près de 4%), tout comme celles au Brésil ou en Russie.

Repost 0
16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 07:45

Nouveau contrat social, la direction recule à la négo du 11 septembre !

 

Pas de perte de rémunération !

 

 

Vous avez vivement réagi face aux propositions inacceptables de la direction qui auraient entraîné une baisse importante de rémunération (Voir tract SIA/GSEA du 9 septembre). Le SIA/GSEA a porté vos demandes en revendiquant, aucune baisse de rémunération et des garanties d’avenir des sites français. Le SIA/GSEA a été entendu car la direction est fortement revenue sur ses intentions jugés inacceptables pour le SIA/GSEA.

 


  • Prime de rentrée. Maintenue pour tous. Revendication SIA/GSEA acceptée.

 

  • o PEG. Fin du dispositif avec intégration définitive de la PEG dans le salaire au 1er janvier 2014. Pas de perte de rémunération. Revendication SIA/GSEA acceptée. Pas de changement pour la prime d’ancienneté.

 

  • o Majoration de nuit à 18 %. Maintenue. Revendication SIA/GSEA acceptée, la direction voulait la réduire à 15%.

 

  • ACCAC.  Pas de remise en cause des ACCAC en cours, mais évolution des barèmes qui se limiteront à 18 mois. Le SIA/GSEA ouvert aux discussions, revendique la prise en compte des accidents du travail et des maladies professionnelles. 

 

  • Heures supplémentaires.Au-delà de 35 heures hebdomadaires (hors modulation collective) majoration légale à 25%. Aucun impact sur les régimes actuels comprenant un samedi.

 

  • Arrêt de l’abondement du PEP.

 

  • Modulation.  1 Compteur collectif au lieu de 5 et maintien des compteurs individuels. Modulation collective à +5 / -5 jours (la direction voulait + ou – 10 jours). Revendication SIA/GSEA de prise en compte de l’accord RTT acceptée. En cours de discussion : report de fin d’année en cas de solde à + / - 3 jours en amélioration des anciens accords et dette des compteurs chômage que le SIA/GSEA demande d’effacer.

 

  • Politique salariale. Gel des AG en 2014 et budget AI modéré. Pour 2015 et 2016 l’évolution se fera en fonction de la situation du groupe. Le SIA/GSEA a rappelé que les efforts doivent être partagés, limités dans la durée et que les salariés doivent bénéficier d’un juste retour lorsque la situation s’améliorera.

 

 

 

  • Répondant au SIA/GSEA, la direction s’engage à associer les salariés lorsque la situation s’améliorera en revoyant l’accord d’intéressement et en rediscutant de la formule de répartition.

  Le SIA/GSEA revendique une égalité pour tous les salariés.

 

  • Majo de 20% de l’indemnité de départ volontaire en retraite des salariés non concernés par le PREC.

 Un plus qui concerne aussi les salariés partis depuis la mise en place du PREC.

 

  • Le 25 septembre prévisions d’activité et volumes d’emplois prévisionnels de chacun des sites.

Le SIA/GSEA exige des contreparties face aux efforts demandés.

 

  • Remarque : le sujet des jours RTT pour les salariés en journée n’a pas été abordé à ce stade.

Le SIA/GSEA revendique un maintien des jours RTT.

 

 

T29.TU648.16/09/13

Repost 0
Published by deleguespi - dans tract du SIA
commenter cet article
13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 11:25

Le syndicat majoritaire de l’usine d’Aulnay-sous-Bois et le maire socialiste de la ville ont appelé mercredi PSA à mettre «un coup d’accélérateur» pour éviter aux 3.000 salariés de se retrouver à Pôle Emploi après la fermeture du site, prévue début 2014.

 

«On entend le tic-tac de l’horloge qui tourne» et les salariés ont peur de «mourir à petit feu», alors qu’une première phase du plan social, dite «volontaire», doit se terminer le 31 décembre, a déclaré Tanja Sussest, déléguée du syndicat SIA, lors d’une conférence de presse à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

 

La direction a communiqué mardi au comité d’entreprise le chiffre de 2.177 salariés reclassés en interne ou en externe, a-t-elle dit.

 

Ce chiffre inclut selon elle 850 personnes qui n’ont signé qu’une déclaration «d’intention» en vue d’un reclassement ou d’un départ dans une autre entreprise, et seuls 1.331 salariés ont effectivement retrouvé du travail, chez PSA et ailleurs, a cependant précisé Mme Sussest.

 

«Il reste encore 1.500 personnes sur site qui n’ont pas de solution, les plus fragiles, ceux qui ont le moins de compétences (...) Ça va être de plus en plus tendu», a-t-elle ajouté.

 

Seule «une trentaine» de salariés de PSA Aulnay ont retrouvé un emploi chez les gros employeurs publics ou parapublics de la région (RATP, SNCF ou Aéroports de Paris), où des centaines de reclassements étaient espérés, selon le maire PS Gérard Segura.

 

La dernière voiture doit sortir du site d’Aulnay fin octobre 2013, avant une fermeture définitive de l’usine en 2014. A partir du 1er avril, la direction pourra légalement envoyer des lettres de licenciements. Le groupe a toutefois promis de ne pas recourir aux licenciements secs.

 

De son côté, le maire a fait part de ses inquiétudes sur l’implantation prévue sur le site d’une plateforme logistique censée recruter 540 anciens de PSA Aulnay en 2015.

 

Les demandes de permis de construire qui avaient été déposées par l’entreprise ID Logistics pour s’implanter «ont été retirées», sans que M. Segura puisse dire si le projet était compromis, ou si de nouvelles demandes allaient être déposées.

 

Alors que la mairie espérait attirer des entreprises «à forte valeur ajoutée» sur les 170 hectares du site, stratégiquement placés au nord de Paris, à ce jour, «aucune autre solution sérieuse» que la plateforme logistique n’a été évoquée, a-t-il souligné.

Repost 0
13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 07:55

Les négociations portent depuis la rentrée de septembre sur la modération salariale, la direction ayant demandé l'aménagement voire la suppression de primes diverses issues d'accords internes à PSA, en plus notamment du maintien du gel des salaires pour 2014.

 

La situation est très tendue dans les sites depuis l'annonce la semaine dernière de ces mesures par la direction, jugées "inacceptables" par les syndicats.

 

Les syndicats ont rappelé leurs revendications qui portent principalement sur un refus de toute baisse de salaire et la demande de contreparties aux efforts consentis par les salariés, à savoir que l'accord recherché ait une durée déterminée et que les volumes fabriqués usine par usine soient garantis.

 

En réponse, la direction a accepté de maintenir la prime de rentrée scolaire (187,20 euros), le maintien de la prime de nuit à 18% au lieu des 15% proposés la semaine dernière, l'intégration de la prime d'ancienneté au salaire pour les salariés ayant plus de 20 ans dans l'entreprise et le maintien de la majoration de 45% pour les samedis travaillés. La discussion a également porté sur l'intéressement des salariés aux résultats de l'entreprise.

 

Les contreparties sur les volumes de production, les emplois et les activités par site seront étudiées lors de la prochaine réunion.

 

Du côté de la direction on reconnaît que les syndicats ont affirmé un "+incontournable+: le refus de toute baisse des salaires", dans un compte rendu de séance envoyé à l'AFP.

 

Toutefois la direction considère que "majoritairement les délégations acceptent le principe de la modulation collective permettant de répondre aux impératifs de flexibilité et de compétitivité des sites français ainsi qu'une modération salariale pour les évolutions des rémunérations".

 

"Les discussions se poursuivent et vont continuer à l'automne", a déclaré un porte-parole de la direction à l'AFP. La prochaine réunion est prévue le 25 septembre.

Repost 0
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:43

Alors que le groupe négocie un accord compétitivité, Denis Martin, directeur industriel de PSA, présent au salon de Francfort, rappelle que les sites français ont déjà beaucoup fait de progrès depuis trois ans dans ce domaine.

 

L'Usine Nouvelle - Comment allez-vous tenir votre objectif d'utilisation de 100% de vos capacités de production d'ici 2015?

 

Denis Martin - Nos usines tournent aujourd'hui à 70% de leurs capacités en moyenne. La fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois en 2014, la charge supplémentaire de l'usine de Poissy pour produire la C3 et le lancement de nouveaux modèles nous amènera à plus de 90% d'utilisation. Pour atteindre les 100% restent la discussion que nous menons actuellement avec les partenaires sociaux et des ajustements dans les usines.

 

Description : Quels sont ces ajustements? Comment rendre une usine compétitive?

 

Quatre facteurs sont à prendre en compte. D'abord le coût du travail. Il est de 35 euros en France, contre 33 euros en Allemagne. En Espagne, où nous avons aussi négocié des accords de flexibilité, il est de 22 euros. Et à Manguale (Portugal) ce coût tombe à un peu moins de 10 euros de l'heure. Ensuite une usine compétitive est une usine compacte, avec des flux très proches, pas de stocks encombrants, des process efficaces. Il faut également des équipes autonomes avec des objectifs en terme de qualité, de sécurité et de volumes et de délais. Enfin il faut un engagement pour l'avenir du groupe des managers comme des partenaires sociaux.

 

Tous ces critères peuvent être mis en place dans les usines françaises ?

 

A Sochaux (Doubs) par exemple, nous appliquons déjà ces méthodes. Cet été, nous avons refondé toute la partie logistique en travaillant avec nos fournisseurs. Il y a une ligne d'assemblage et une ligne de ferrage toutes neuves. Nous réalisons des investissements lean. On peut faire de très vieilles usines des usines performantes. Il faut arrêter de dire que les constructeurs français ne sont pas des industriels ! Notre approche industrielle est une des meilleures.

 

Quelles sont dans le groupe les usines-modèles en matière de compétitivité ?

 

Les sites de Vigo (Espagne), Trnava (Slovaquie) et Sevelnord (Nord). La semaine dernière j'étais en Chine et les process mis en place à Sevelnord étaient montrés en exemple.

 

A Sevelnord, les salariés ont accepté de signer un accord de compétitivité car un modèle était posé en contrepartie.

 

Allez-vous donner des garanties en volumes et modèles pour tous les sites français ?

 

Depuis trois ans, PSA a mis en place un plan directeur pour tous ses sites industriels, avec un horizon de plus de cinq ans. Il se double d'un plan avec des objectifs métier par métier mois par mois, le tout lié aux plans financiers de chaque usine. C'est une vraie culture du système industriel qui fonctionne de pair avec une forte dimension économique. Mais on ne donnera pas précisément tous les modèles prévus pour tous les sites dans les années à venir.

Repost 0
Published by deleguespi - dans actualité
commenter cet article
11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 16:12

 

Le président du directoire de PSA Peugeot Citroën s'est montré optimiste à l'ouverture du salon de Francfort, anticipant une amélioration dès le second semestre 2013 et une croissance des ventes en europe en 2014. Philippe Varin souhaite surtout "approfondir le projet industriel", à savoir continuer de peaufiner son alliance avec General Motors et la restructuration des usines en Europe, tout en accélérant dans la montée en gamme et l'internationalisation du groupe.

 

Après la crise, l'heure est à l'optimisme dans l'automobile. Après le patron de Renault Carlos Ghosn, qui prévoit des ventes record dans le monde cette année et en 2014, c'était au tour du président du directoire de PSA Peugeot Citroën d'anticiper une reprise rapide pour le secteur. Il s'est exprimé, ce mardi 10 septembre, à l'occasion d'une table-ronde avec la presse organisée pour l'ouverture du salon de Francfort.

 

"Le pire pour l'automobile est derrière nous, qu'on parle du groupe ou du secteur", a déclaré Philippe Varin, qui mise sur "une amélioration" dès le second semestre 2013. Pour 2014, le dirigeant prévoit en outre "une croissance légèrement positive en Europe".

 

Dans ce contexte de reprise, le patron de PSA a indiqué qu'il n'y avait "pas d'urgence financière pour le groupe", liant la stabilisation du marché à une amélioration des finances du groupe. Une amélioration toute relative, PSA devrait en effet encore brûler plus d'un milliard d'euros de cash cette année.

 

"Approfondir le projet industriel"


Pour Philippe Varin, l'essentiel est donc pour le moment de se concentrer sur la stratégie industrielle, qui, une fois mise en place, permettra d'aborder plus sereinement les questions liées aux financements et aux modifications de la composition du capital de PSA.

 

"L'important c'est d'approfondir notre projet industriel, a-t-il insisté, c'est-à-dire de travailler sur l'alliance avec General Motors (GM), de poursuivre la restructuration de nos usines en Europe, de continuer notre montée en gamme ainsi que la différenciation des marques et aller plus loin dans l'internationalisation du groupe, surtout en Chine et en Amérique Latine".

 

Encore beaucoup de questions concernant l'alliance avec GM

Concernant GM, Philippe Varin a fait savoir que la prochaine génération de moteur 3 cylindres (EB) sera développée avec l'américain, ce qui représente l'un des rares points à avoir été défini dans le cadre de l'alliance. Sur la question du mini monospace de segment B et du monospace de segment C qu'ils comptent produire ensemble, "un certain nombre de jalons industriels ont été posés" mais la question de la localisation de leur production n'a pas encore été tranchée.

"Nous investissons trois milliards d'euros par an en R&D", a enfin souligné Philippe Varin, précisant que le groupe était toujours à la recherche de partenaires industriels pour les projets Hybrides Air et la boîte DCT à double-embrayage.

Repost 0
Published by deleguespi - dans actualité
commenter cet article
10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 15:52

Le constructeur automobile PSA Peugeot-Citroën a confirmé mardi qu'il comptait réduire au moins de moitié son rythme de consommation de trésorerie en 2013, comme il l'avait indiqué à la fin juillet dans le cadre de la publication de ses résultats, a déclaré mardi le président du directoire, Philippe Varin. Le groupe devrait tirer parti de la stabilisation du marché automobile européen et des nouveaux modèles de voitures.

 

S'adressant à la presse lors du salon automobile de Francfort, le dirigeant a indiqué s'attendre à ce que le marché automobile européen soit "légèrement positif" en 2014, après un recul de 5% attendu cette année. "Le pire est derrière nous", a-t-il assuré.

 

PSA compte sur une solide croissance de ses ventes en Chine, où le constructeur pense enregistrer une croissance deux fois plus rapide que le marché, en Argentine et dans le bassin méditerranée, où l'Algérie représente maintenant son cinquième plus grand marché. La situation sur les marchés brésilien et russe, sur lesquels PSA a une présence industrielle, sera toutefois "difficile". La gamme de produits de Peugeot en Russie n'est pas tout à fait compatible avec les goûts du marché.

 

Philippe Varin a par ailleurs souligné qu'il ne pensait pas que les ventes de septembre en Europe soient aussi faibles que celles du mois d'août.

 

Le dirigeant a confirmé que PSA, déficitaire, n'avait aucune intention de lever des fonds en réduisant sa participation de 57% dans son équipementier, Faurecia. "Le groupe n'est pas dans une situation d'urgence financière", a-t-il affirmé.


Peugeot continuera en revanche à réduire son portefeuille foncier, après avoir généré quelque 200 millions d'euros en 2012 grâce à la vente d'actifs immobiliers, un rythme qui pourrait s'être poursuivi en 2013, a ajouté Philippe Varin.

Repost 0
Published by deleguespi - dans actualité
commenter cet article
10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 14:48

manifestation 09 2013 014

manifestation 09 2013 009

Lors de la manifestation de ce matin voila ce que l'on pouvait entendre :

 

 

La conséquence première de cette énième réforme qui s'inscrit, d'ailleurs, dans les pas de celle de 2010, est d'allonger la durée de cotisation, portée à 43 ans. L'effet en sera simple : couplée à l'allongement des études, à l'entrée plus tardive en période d'activité, à son hachage et à sa précarisation par le chômage structurel, la majeure partie des jeunes générations – les femmes surtout mais les hommes aussi – ne pourra plus atteindre le taux plein. C'est mathématique. Il s'agit là, pour moi, d'une complète capitulation face au "monde de la finance". Je dois donc manifester. Je défends là l'avenir de mes enfants !"manifestation 09 2013 004

 

J’ai 60 ans, je m'intéresse aux décisions politiques depuis bientôt trente ans. Au fil du temps, j'ai observé ces "réformes" qui ne sont que régressions sociales ! Une nouvelle réforme des retraites, payées par la solidarité des gens d'en bas. Je perçois – majoration pour quatre enfants comprise – près de 1 700 euros par mois, je suis dans l'obligation d'aider mes enfants qui perçoivent des salaires à la hauteur du smic. Combien, eux, percevront-ils s'ils atteignent un âge autorisé pour arrêter de travailler ? Mes fils n'ont pas la possibilité de faire grève (revenus, pression...) ce mardi : moi je serai dans les manifestations pour les retraités actuels et pour que la vie ne soit pas que servitude !manifestation 09 2013 026

 

Je vais manifester demain car je suis très déçue par les propositions du gouvernement, qui reposent sur deux axiomes : "Il faut trouver de l'argent" et "on vit beaucoup plus longtemps qu'auparavant". Sans parler du problème des chômeurs. Tout d'abord, le gouvernement ne prend pas en compte le fait que vivre vieux n'est pas forcément vivre en bonne santé, et donc reculer l'âge de la retraite pour tout le monde n'est pas acceptable. J'ai pris ma retraite à 60 ans, je n'aurais pas manifestation 09 2013 018pu continuer car j'étais fatiguée malgré quarante ans de travail enrichissant et passionnant. Mais, le pire oubli, ce sont les femmes, dont je suis : on avait parlé de la "double peine" des femmes, qui ont un salaire moins élevé que les hommes et en plus prennent du temps partiel pour s'occuper des enfants, ce qui fait qu'arrivées à la retraite elles sont nettement défavorisées et touchent une maigre retraite. Ce problème n'est pas du tout pris en considération, il s'agit même de supprimer les avantages aux femmes ayant trois enfants et plus – 10 % de la retraite, bien sûr qu'il faut l'enlever aux grosses retraites, mais il faudrait laisser quelque chose aux petites retraites."

 

Nous, jeunes étudiants d'aujourd'hui, entrons en moyenne en emploi stable à 27 ou 28 ans, après avoir enchaîné tant bien que mal petits boulots, stages et périodes d'inactivité forcée. Avec l'allongement de la durée de cotisation pour les moins de 40 ans et en refusant de prendre en compte les années d'étude et d'insertion, le gouvernement nous dit : pour vous, pas de retraite à taux plein ! Avec un âge moyen de départ à la retraite de 62 ans, mais à taux plein à 67 ans, "au chômage aujourd'hui, sans retraite de qualité demain" est un slogan bien trouvé. Nos années d'étude ne comptent d'ailleurs pas dans le calcul des trimestres. Le système par répartition s'effrite à chaque réforme, laissant place aux complémentaires privées, transformant la retraite solidaire en système par capitalisation. Ce n'est pas cette société-là que nous souhaitons, nous n'avons pas élu ce gouvernement pour cela. Alors nous serons dans la rue aujourd'hui, et les jours d'après, parce que la retraite est une affaire de jeunes."

Repost 0
Published by deleguespi - dans actions du SPI
commenter cet article
9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 14:27

Mardi, à la veille de l’ouverture du salon automobile de Francfort, PSA Peugeot Citroën dévoilera, parmi une flopée de concept cars et voitures de technologie futuriste, telle la 2008 Hybrid’Air, la nouvelle Peugeot 308, fabriquée à Sochaux, ou encore le nouveau grand C4 Picasso. Deux véhicules grand public qui ont été salués par la presse, tant en France qu’à l’international. Ce qui ne garantit pas un succès commercial mais permet de démarrer sur de bonnes bases.

 

Il est cependant une question légitime que l’on peut se poser, s’agissant d’un constructeur qui a engagé un plan de réduction d’effectifs supérieur à 11 000 emplois en France en trois ans : est-il raisonnable, pour un nouveau véhicule, même de l’importance de la 308, d’organiser des essais presse internationaux rassemblant quelque 800 journalistes en Alsace et dans le Nord Franche-Comté ? Tout comme devant son poste de télévision ou au cinéma, on peut s’interroger sur la pertinence d’un spot publicitaire qui a coûté plusieurs dizaines, voire des centaines, de milliers d’euros, pour un résultat aléatoire. Surtout que le message tient plus de l’émotionnel que du rationnel. Cela correspond au slogan de Peugeot, « Motion & Emotion », mais révèle finalement peu d’éléments sur la voiture.

 

La réponse à ces questions légitimes est toujours positive. Concernant les essais presse, leur coût est une goutte d’eau dans le budget communication d’un constructeur mondial, y compris quand il s’agit de faire venir des journalistes du monde entier pour une journée entre Sochaux et Ribeauvillé. Surtout, les retombées sont sans commune mesure puisqu’on touche là au concret. La presse a apprécié ? « Tant mieux », réagissent les constructeurs qui, à l’inverse, lorsque le véhicule est descendu en flèche, sont tout aussi impuissants. Tout au plus vont-ils accroître la campagne de pub, bien plus coûteuse que ces essais.

 

Quant aux messages publicitaires, qui peuvent parfois paraître en décalage avec l’objet, à savoir une voiture, toutes les études montrent que l’acte d’achat relève de l’émotion, du plaisir, et pas des performances. Surtout à notre époque où les véhicules se ressemblent peu ou prou et où l’automobiliste apparaît avant tout comme un pollueur ou un danger public.

 

Ainsi donc, communiquer reste vital pour tout constructeur et donc pour PSA, y compris quand il décide une sévère réduction de coûts et un dégraissage des effectifs. Car s’il est indispensable de faire des véhicules au design novateur et à la qualité irréprochable, le vendre compte plus que tout. Et dans notre société de la communication permanente, l’image est une bataille de tous les instants.

Repost 0
Published by deleguespi - dans actualité
commenter cet article