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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 07:23

Carlos Taveres, président du directoire de PSA ets peu amène au sujet de la transition écologique en cours dans le secteur de l'automobile. Carlos Taveres, président du directoire de PSA ets peu amène au sujet de la transition écologique en cours dans le secteur de l'automobile. (Crédits : Reuters)

Le président du directoire de PSA Carlos Tavares estime, dans un entretien au Figaro, que la volonté des Européens de réduire sensiblement les émissions de CO2 risque de fragiliser une filière automobile qui emploie 13 millions de personnes.

L'effort sera difficile et l'industrie automobile européenne pourrait y laisser des plumes. C'est en substance le message délivré par le président du directoire de PSA Carlos Tavares qui estime, dans un entretien au Figaro ce lundi 4 mars, que la volonté des Européens de réduire sensiblement les émissions de CO2 pourrait être à même de déstabiliser les entreprises automobile européennes. "Le vote du Parlement européen est un vote contre l'industrie européenne. (...) Le chemin qui est pris nous emmène dans l'impasse et ce sera très douloureux", prévient le dirigeant, qui est également président de l'Acea, dans l'entretien mis en ligne sur le site du Figaro à la veille de l'ouverture du salon de l'automobile de Genève.

" Cela met en risque les 13 millions de personnes qui travaillent dans notre industrie et cela déstabilisera très certainement nos sociétés européennes", ajoute Carlos Tavares, qui se défend de tout chantage à l'emploi. Sans remettre en question le passage aux véhicules électriques, le dirigeant du constructeur français estime que cette transition nécessite "un pilotage stratégique". Un raisonnement qui pousse le président du directoire de PSA à s'interroger, de fait, sur le financement de cette transition nécessaire.

"Le capital initial nécessaire est colossal"

"Comment les États, exsangues, au bout de leurs capacités d'endettement, de déficit et de pression fiscale, trouveront-ils l'argent pour financer les réseaux de chargement ?", questionne Carlos Tavares. La France et l'Allemagne ont promis mi-février une nouvelle politique industrielle volontariste prévoyant notamment la mise en place d'un consortium de production des batteries pour les véhicules électriques à travers un investissement commun de 1,7 milliard d'euros.

"Nous avons étudié le sujet. Le capital initial nécessaire est colossal", estime pour sa part Carlos Tavares, selon lequel la réussite du projet dépendra de l'attitude des autorités européennes vis-à-vis de l'application des règles sur les aides d'Etat. "L'Union européenne sera-t-elle capable de s'élever à ce niveau de vision stratégique, au-delà des simples règles de concurrence intracommunautaires ?", s'interroge-t-il.

Ces déclarations interviennent alors que s'ouvre, ce mardi 5 mars, le salon automobile de Genève durant lequel les constructeurs présenteront de nombreux projets de véhicules électriques, fruits d'investissements massifs, dans un contexte assombri par les guerres commerciales et la peur d'un Brexit "dur".

 
 

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 09:50

Carlos Tavares, le patron de PSA, lundi 18 février, dans son bureau au siège du constructeur, à Rueil-Malmaison (92).Philippe Petit / Paris Match

Le constructeur français annonce une cinquième année de hausse des ventes. Son patron critique la stratégie européenne de réduction des émissions dans l’automobile.

Longtemps, il a été l’autre Carlos. Carlos Tavares avait passé trente et un ans chez Renault-Nissan, jusqu’à devenir le second de Carlos Ghosn. Comprenant qu’il ne lui succéderait jamais, il a quitté le groupe. Quelques mois plus tard, l’ingénieur centralien prenait la tête de PSA, l’autre grand constructeur français, alors au plus mal. Cinq ans après, les rôles sont renversés. Carlos Ghosn, soupçonné de malversations financières, est incarcéré depuis trois mois dans une cellule à Tokyo, d’où il a rédigé sa lettre de démission le 23 janvier. Carlos Tavares, 60 ans, a, lui, redressé PSA et a racheté Opel à General Motors en 2017.

 

Mais le président du directoire de PSA ne veut pas commenter la chute de l’autre Carlos. Il confie seulement à Match : « J’ai beaucoup appris de lui et je lui ai apporté des résultats. Donc, d’une certaine manière, nous étions complémentaires. » Pas question, en revanche, de cacher la fierté qu’il ressent en annonçant des résultats historiques pour 2018, cinquième année consécutive de hausse des ventes. Très dépendant de l’Europe, où il réalise plus de 80 % de ses ventes, PSA a annoncé son retour en Inde et en Amérique du Nord, malgré les droits de douane sur l’automobile dont menace Donald Trump, et espère améliorer ses performances sur le marché chinois (– 32% en 2018). Cette année sera aussi celle du lancement du premier modèle électrique pour les particuliers 100 % PSA. D’ici à 2025, toutes les gammes de PSA comporteront au moins un modèle hybride ou un électrique. Les constructeurs n’ont plus le choix, les nouvelles normes européennes sur les émissions de CO2 en vigueur en 2021 seront assorties d’amendes dissuasives. Ils se mettent donc à investir à marche forcée : près de 300 milliards de dollars seraient annoncés dans la voiture électrique dans les dix prochaines années, d’après Reuters. Carlos Tavares, qui préside aussi l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea), le lobby du secteur, critique les décisions européennes.

Paris Match. Pensez-vous toujours que les pouvoirs publics, en privilégiant les véhicules électriques, ne sont pas à l’abri d’une erreur historique ?
Carlos Tavares. Mettre en œuvre toute la stratégie de l’électrique est difficile, car elle est extrêmement large. Elle touche l’extraction des matières premières, la production de l’énergie, la fabrication des batteries, leur recyclage, l’investissement dans les réseaux de charge, la réallocation des recettes fiscales des carburants vers l’électricité. Je souhaite une approche professionnelle, scientifiquement rigoureuse et coordonnée de tous ces aspects.

Nous serons prêts, car c’est une question de survie

Vous dites que cette transition aura des conséquences sociales. Combien d’emplois seraient menacés ?
Je ne sais pas encore mais, sur la fabrication des batteries, le monopole asiatique aura un impact. Il faut se demander si toute la valeur ajoutée ne va pas migrer vers l’Asie. D’autre part, si les amendes prévues venaient à être appliquées, les entreprises fragilisées deviendraient des proies pour les investisseurs étrangers, qui en profiteraient pour entrer sur le marché européen.

Serez-vous dans les clous des normes de CO2 en 2021 ?
Nous serons prêts, car c’est une question de survie. Mais compte tenu de l’ampleur du changement de cap et du court délai, cette brutalité qui nous est imposée comme un diktat par le Parlement européen va se traduire par des efforts considérables dans l’entreprise. Les effets de bord à l’extérieur de celle-ci vont être importants. Les gouvernements européens sont-ils capables de les traiter ? Nous connaissons malheureusement la réponse. Il faut aborder ce sujet rapidement parce qu’il en va de la survie de la planète et de la compétitivité de l’industrie européenne. Mais si nous le faisons à une vitesse qui met nos sociétés en situation de révolte et de désarroi, ce n’est pas ce que recherchent les citoyens européens.

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PSA enregistre la meilleure année de son histoire surtout grâce à Opel. Est-ce un résultat en trompe-l’œil ?
Pour la division auto Peugeot-Citroën-DS, nous atteignons la rentabilité (8,4 %) d’un constructeur premium allemand. Il y a cinq ans, nous étions en faillite. Après vingt ans de pertes, en douze mois, nous avons remis la division auto d’Opel Vauxhall à 4,7 % de marge opérationnelle. Nous démontrons que c’était une bonne décision, qui nous donne de plus grandes perspectives d’investissement.

Le mouvement des gilets jaunes a-t-il eu des conséquences sur votre activité ?
Les seules répercussions que PSA a connues ont été des dysfonctionnements logistiques au début du mouvement, que nous avons résolus en affrétant des avions-cargos à la place des camions pour transporter les pièces. Quand nous avons discuté avec les syndicats des infléchissements que nous devrions faire dans cette période agitée, ils m’ont demandé de garder le cap et de donner du sens aux décisions. La meilleure façon de protéger les salariés, c’est de rendre l’entreprise le plus performante possible, car ce sont les plus faibles qui disparaîtront les premiers.

Nous n’avons aucun objectif de nombre de salariés en France, ni à la hausse ni à la baisse

Quel sera le montant de la prime dite “gilets jaunes” ?
Nous avons réussi à construire un consensus social avec les syndicats, qui ont un sens de la maturité et de la responsabilité remarquable, même si nous avons des désaccords. Sans doute parce que le moment où PSA était au bord de la faillite est encore frais dans nos mémoires. Le montant des primes d’intéressement et de performance a été multiplié par 4,5 depuis cinq ans, et il est équivalent au montant des dividendes distribué aux actionnaires. Une prime de 3 810 euros brut sera versée aux salariés français qui gagnent jusqu’à deux fois le smic.

Vous voulez 1 900 départs volontaires en France en 2019, jusqu’où allez-vous réduire la part de salariés dans le pays ?
Nous n’avons aucun objectif de nombre de salariés en France, ni à la hausse ni à la baisse. Nos partenaires sociaux ont bien compris que les efforts que nous avons réalisés ensemble depuis 2014 représentent tout ce que nous n’avions pas fait avant. La France a énormément d’atouts. Et, d’ailleurs, je me suis permis à plusieurs reprises, étant de nationalité portugaise, de parler du « génie français », qui, quand il se déclenche, peut être très compétitif par rapport à d’autres zones du monde. Toute notre approche est centrée sur la pérennité de l’entreprise. nCarlos Tavares, le patron de PSA, lundi 18 février, dans son bureau au siège du constructeur, à Rueil-Malmaison (92).

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 09:47

Le groupe PSA annonce des résultats financiers 2018 « historiques ». La digestion du rachat d’Opel porte de sacrés fruits. Mais d’aucuns jugent PSA encore fragile.

Le chiffre d’affaires du Groupe PSA bondit de 18,9% à 74 milliards d’euros. Ce chiffre est encore « faussé » par le fait qu’Opel-Vauxhall (OV) n’a compté que pour une demi-année en 2017. Le chiffre d’affaires de la division Automobile OV s’établit à 18,3 milliards d’euros sur les 12 mois de 2018 alors qu’il était de 7,2 milliards d’euros sur les 5 derniers mois de 2017.

La marge opérationnelle du groupe atteint les 7,7% à 5,689 milliards d’euros. Mais, la marge opérationnelle de Peugeot-Citroën-DS (PCD) atteint 8,8% quand celle d’Opel-Vauxhall n’est que de 4,7%. Cela devrait s’améliorer les prochaines années avec des synergies renforcées avec la marque au blitz. Surtout, de 179 millions d’euros de pertes sur les 5 derniers mois de 2017, Opel est désormais dans le vert ! Joli coup que ce rachat d’Opel.

Pérenniser la croissance

Chez PSA, on explique que la hausse du chiffre d’affaire division automobile (+5,6% à 43 milliards d’euros) principalement par une hausse du mix produit qui augmente de 4%. Le résultat net passe à 3,295 milliards d’euros et prend plus de 40%.

Dans le détail, on notera que Banque PSA Finance affiche un résultat opérationnel de 939 millions d’euros (+48,6%). Celui de Faurecia est en hausse plus modeste (+9,3%) à 1,26 milliards d’euros. Dans les indices un peu « mauvais », on soulignera le stock de PCD qui croît de 40 000 unités à la fin 2018 contre la fin 2017. En revanche, celui d’OV baisse de 32 000 stabilisant le stock global (+ 8 000 soit +1,2%).

Enfin, le sacro-saint « free cash flow » (ou flux de trésorerie disponible) est de 3,5 milliards d’euros dont 1,35 chez Opel. Un bilan très positif qui fait qu’un dividende de 0,78 euro par action sera proposé et soumis au vote lors de la prochaine Assemblée Générale. L’an dernier, le coupon était de 0,53 euro par action. Cela fait un peu plus de 705 millions d’euros redistribués soit une redistribution (payout ratio) de 20% environ.

Perspectives 2019

« En 2019, le Groupe prévoit un marché automobile stable en Europe, en baisse de 1% en Amérique latine et de 3% en Chine et en hausse de 5% en Russie » indique PSA. Le groupe revoit même son plan « Push to Pass » à la hausse pour 2019-2021 en visant une marge opérationnelle automobile supérieure à 4,5%. A noter que le groupe prévoit d’augmenter le « payout ratio » à 28% à partir de l’exercice 2019. Les dividendes aux actionnaires devraient donc grandement augmenter.

Toutefois, tout ne semble pas rose au pays de PSA Peugeot Citroën. En effet, de nombreux analystes pointent du doigt la grande dépendance du groupe à l’Europe ainsi qu’à l’Amérique du Sud. Les marchés de cette dernière devraient se contracter légèrement et il ne faudrait pas que l’Europe éternue sous peine de voir les comptes largement touchés. Il est urgent que PSA trouve d’autre relais de croissance et ces derniers sont annoncés, comme l’Inde, la Russie, la Chine, ou…les Etats-Unis.

Les dirigeants l’ont compris depuis longtemps et s’attellent à réaliser cela. Quand PSA a décidé de sauter sur l’opportunité de racheter Opel, beaucoup leur prédisaient pis que pendre. L’audace a payé et désormais PSA a les cartes en main pour continuer sa croissance sur les prochaines années.

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 09:43

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Le marché automobile français redémarre ! Après un début d'année difficile, marqué par un recul des ventes au mois de janvier (1-1%), les immatriculations de voitures particulières neuves sont reparties de l'avant en février 2019. Avec 172.438 voitures mises sur les routes, la progression est de 2,1% en données brutes et à nombre de jours ouvrés identique par rapport à février 2018 (20 jours en février 2019 et en février 2018).

Ce rebond est notamment dû aux bonnes performances du PSA qui a enregistré une croissance de 10,7% à 60.576 véhicules immatriculés (35,15% de parts de marché). Toutes les marques du groupe sont ainsi passées au vert : Citroën (+20,1% et 19.986 voitures), Peugeot (+2,5%, 31.784 exemplaires), DS (+25,7%, 1.684 unités) et Opel (+24,6%, 7.122 véhicules).

Le groupe Renault est moins en forme. Ses livraisons ont en effet stagné en février (+0,3%, 40.440). La marque au losange affiche un recul de 1,4% (29.812 véhicules) tandis que Dacia augmente de 3,4% (10.428).

Fortunes diverses pour les constructeurs étrangers

Du côté des constructeurs étrangers la tendance est à la baisse : -3,3% et 71.415 immatriculations. Les groupes Nissan (-32,1%), Jaguar Land Rover(-25,1%), Fiat Chrysler Automobiles (-15,9%) et BMW (-13,5%) ont notamment connu un mois de février difficile. Heureusement, tous ne sont pas logés à la même enseigne et Volvo (+44,5%, 1.914 immatriculations) ou encore Daimler (+8,4%, 5.665 unités dont 4.941 Mercedes) sont parvenus à signer de jolies performances.

Premier groupe étranger avec 11,81% de parts de marché, Volkswagengagne lui +2,8% avec 20.365 immatriculations. Mais les résultats au sein de la firme varient fortement avec +3,1% pour la marque VW, +16,7% pour Seat, +16,6% pour Skoda, -6,7% pour Audi et -68,2 % pour Porsche).

+0,5% en 2019

Au final, sur les deux premiers mois de l'année, le marché automobile français des voitures particulières neuves apparaît en progression de 0,5% par rapport à la même période de 2018 (en données brutes).

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 11:49

 

Peugeot 208 GT Line (2019) : 3/4 avant

La toute nouvelle Peugeot 208 (2019) est proposée dans une version 100% électrique !

Avec 4,05 mètres de long, la Peugeot 208 de seconde génération est plus longue de 7 cm par rapport à l'ancienne. Elle est également plus basse de 3 cm. Esthétiquement, la nouvelle lionne reçoit un capot sculpté plus long, des projecteurs incisifs et des "griffes" en guise de feux de jour. La poupe est marquée par un large bandeau. A l’image, la version GT Line arbore un becquet de toit, une double sortie d’échappement, des jantes de 17 pouces ou encore des projecteurs à trois griffes.

A bord, l’i-Cockpit évolue. Peugeot annonce une instrumentation 3D sur les versions haut de gamme. L’écran tactile central est lui disponible en 5, 7 ou 10 pouces. Dès le niveau Active, la planche de bord est moussée. On retrouve les touches piano (C'est iéndit)  au niveau de la console centrale. Cinq niveaux de finition : Access, Active, Allure, GT Line et GT.
 

Une 208 électrique dès le lancement

Techniquement, la nouvelle plateforme CMP est plus légère de 30 kilos par rapport à la précédente. L'empattement est lui identique. A noter qu'une version électrique e-208 est proposée dès le lancement. Comme le cousin DS 3 Crossback E-Tense, elle revendique 136 chevaux et 260 Nm. L'autonomie zéro émission atteint 340 kilomètres (WLTP).

Les versions thermiques ne sont pas oubliées. Le Lion propose trois moteurs 3 cylindres 1.2 litre essence : PureTech 75 BVM5, PureTech 100 BVM6 ou EAT8 et PureTech 130 EAT8. Tous reçoivent le Stop&Start. Côté diesel, le seul bloc au catalogue est le 4 cylindres 1.5 BlueHDi 100 BVM6.

Côté équipements, la nouvelle 208 pourra disposer du régulateur de vitesse adaptatif avec fonction Stop & Go en boîte EAT8. Un système qui a tendance à se généraliser et propose une conduite semi-autonome dans les embouteillages. Sans oublier l’alerte d’attention du conducteur, le système de surveillance d’angle mort, la reconnaissance des panneaux ou le Full Park Assist, qui gère la direction, l’accélération et le freinage pour entrer et sortir d’une place de parking.

J - 10 avant les réservations

Présentée sur le salon automobile de Genève (7 au 17 mars 2019), la nouvelle Peugeot 208 sera dans la foulée réservable en ligne. Tarifs à suivre !

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 11:47
PSA a moins exporté de véhicules en 2018

PSA a moins exporté de véhicules en 2018

L’an passé, le constructeur français a affiché un excédent commercial automobile de 5 milliards d'euros. Un résultat toutefois en baisse par rapport à 2017.​​​​​​​
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Les affaires ont bien marché pour PSA en 2018. L’an passé, le groupe a contribué, grâce à un excédent de 4,9 milliards d’euros, à la balance commerciale de la France avec 362 000 véhicules exportés. Un résultat permis par la production des cinq usines françaises d’assemblage de véhicules : ces dernières ont été à l’origine de 1,2 million de véhicules, soit un volume en croissance de 6,4 % par rapport à 2017.

 

La France a ainsi pesé pour près d’un tiers de la production mondiale de véhicules du groupe. Ce sont 14 modèles des marques Peugeot, Citroën et DS qui sont labellisés Origine France Garantie. "Ce niveau de production nationale dépasse les engagements pris dans le cadre de l’accord Nouvel Elan pour la Croissance, signé en juillet 2016 par cinq des six syndicats", indique le groupe.

 

Et cette proportion pourrait encore croître cette année, avec le démarrage de la production de modèles DS Automobiles, mais également le rapatriement de la production de certains modèles Opel, comme le futur Mokka à Poissy. Si ces résultats paraissent convaincants, ils restent cependant en deçà de ceux enregistrés en 2017. A cette époque, PSA avait affiché près de 6 milliards d’excédent commercial, en progression de 15 % par rapport à 2016. Ce qui correspondait à l’époque à 397 000 véhicules exportés, volume en hausse de 21 %.

 

Les exportations automobiles ont porté les exportations globales

 

PSA a tout de même continué d’apporter sa contribution à la balance commerciale de la France, laquelle reste très largement déficitaire. Selon les derniers chiffres du commerce extérieur, le solde commercial s’est encore dégradé pour passer à près de -60 milliards d'euros, après -57,8 milliards d'euros en 2017. Une détérioration principalement expliquée par l’augmentation de 6,7 milliards du déficit énergétique, de fait de la poursuite de la hausse du prix du pétrole. Et ce, malgré des exportations françaises restées dynamiques, soit une augmentation de 3,8 % en 2018 après une croissance de 4,5 % en 2017. Cette hausse a été essentiellement portée par les véhicules automobiles et le textile / habillement / cuir, qui ont connu de fortes progressions (respectivement + 7,9 % et + 8,2 %), mais a concerné la plupart des autres produits.

 

Pour l’automobile, les exportations de véhicules se sont accrues en France en 2018 de 7,9 % pour représenter 35,5 milliards d'euros, un record. Avec, comme principaux pays acheteurs, l’Allemagne et l’Espagnecomme Il s'agit de la cinquième hausse consécutive. Dans le même temps, les importations de véhicules ont encore progressé de 7,1 % après une hausse de 7,4 % en 2017, "en lien avec la poursuite à la hausse des immatriculations de voitures particulières neuves (+ 3 % en 2018) et ce malgré l’entrée en vigueur des nouvelles normes antipollution au mois d’août. Il en va de même pour les achats d’équipements automobiles(+ 9,9 % en 2018 après + 10,4 %) alimentant la production française de véhicules ", note le gouvernement dans le récapitulatif des résultats du commerce extérieur.

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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 07:47

Bilan des négos salariales 2019.

Montants de la prime « Macron défiscalisée de pouvoir d’achat » payée en mars

  • 1er Palier. 600 € si brut 2018 < 35963,28 €
  • 2ème Palier. 400 € si brut compris entre 35963,28 € et 53944,92 €

Salariés éligibles : CDI, CDD, CIFRE, intérimaires, avec rémunération brute 2018 < 3 SMIC soit 53944,92 €.

Prime modulable selon le temps de présence effective sauf arrêts maladie, AT/MP, congés maternité, adoption, parentaux.

 

 

 

AG (Mars 2019)

AI et promos

Budget total

OP/EMPLOYE

1,7 % (Mini 38 €)

0,70 %

AI mini 20 €

Promo mini 27 €

2,6%

TAM*

1,4% (Mini 42 €)

1 %

AI Mini : 25 €

Promo mini 45 €

2,6%

Cadres

Budget 2,6% avec sélectivité à 85%      (Juin et septembre)

2,6%

   *Tam avec PVG : pas d’AG, 2,6% intégralement en AI 

 

 

  • Prime PSP/PSPS à l’entrée dans le métier : 200 € (effet rétroactif pour ceux déjà nommés)
  • Prime transport (Hors conventions collectives) :  + 4 %
  • Primes de ligne/ primes moniteurs : + 1,7%
  • Primes PCH et ICH : + 1,7%
  • 2 séances collectives dans le mois/prévenance tardive : + 1,7%
  • Appel/rappel : +1,7%
  • Autres primes de postes:  +1,7%
  • Monétisation de la réserve indemnisable du personnel en équipe jusqu’à 5 jours par an sans justificatif
  • Neutralisation du solde des compteurs de modulation 2018 au-delà des – 9 jours (Près de 3000 salariés concernés > pas d’impact négatif sur la paie des salariés)
  • Evolution en 2019 de la part variable des Cadres; postes C passage de 1,25 à 1,5 mois (2200 salariés), postes D passage de 1 mois à 1,25 mois (4500 salariés)
  • Garantie de repositionnement en fin de filière lors du passage d’un poste de RU éligible à la PVG vers un poste de technicien
  • Aménagement de la modération salariale prévue dans l’accord CAR de Rennes
    • AG OETAM : 1,4% en septembre 2019
    • AI Cadres et Tam avec PVG à compter de septembre 2019

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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 21:38

Nouveaux Citroën Berlingo, Peugeot Partner, Opel Combo 2019 : toute la gamme Work System disponible dès aujourd’hui.

 

Nouveaux Citroën Berlingo, Peugeot Partner, Opel Combo 2019 : toute la gamme Work System disponible dès aujourd’hui.
Champion des ventes européennes, l’utilitaire compact du groupe PSA se décline dans une nouvelle version 2019 donnant un coup de jeune au Citroën Berlingo et Peugeot Partner. Opel partage désormais la plateforme PSA et propose donc également une nouvelle version de l’Opel Combo.

 

Compact, pratique, et passe partout le Berlingo, Partner et Combo se faufilent dans les centres ville et est l'allié idéal des artisans du BTP en intervention chez leur client. Cette nouvelle version n'y fait pas exception et propose tous les équipements que l'on attend d'un fourgon utilitaire moderne: caméra de recul, indicateur de surcharge, régulateur adaptatif, affichage tête haute, etc.

Il propose désormais un espace de charge plus conséquent et une cabine modulable. Work System décline toute sa gamme pour ce nouvel utilitaire compact Berlingo, Partner, Combo 2019.
 
Les professionnels du BTP pourront équiper leur nouveau fourgon parmi l'intégralité de la gamme de produits Work System. Work System lance donc l'intégralité de la gamme au lancement du véhicule. Chaque véhicule est scanné en 3D dans nos ateliers nous permettant de proposer des produits utilisant l'intégralité de l'espace disponible de manière intelligente et optimale.

Parmi les produits les plus populaires il y a bien entendu les aménagements utilitaires : systèmes d'étagères, de rangement et de tiroirs. Ils sont en effet idéals pour les plombiers et électriciens. Leur conception permet de facilement organiser ses outils, mallettes, caisses mais aussi ses consommables. Un réel atout lors des déplacements chez les clients et durant les interventions successives.
 
Le nouveau système de double plancher Work System lancée courant 2018 sera aussi disponible dès le lancement. Sa structure 100% aluminium permet un système robuste et léger. Accompagné d'un système d'étagères et de tiroirs ces produits permettent de transformer le Berlingo/Partner/Combo en vrai véhicule d'intervention totalement équipé.

Ces nouveaux produits répondent bien évidemment aux critères Work System : garantie 36 mois, testés au crash test et expédition le jour même (livraison 3-5 jours).

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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 06:35

 

 

Réagissant à l’annonce du Président de la République de créer une filière de production de cellules pour batteries en France et en Allemagne, la Présidente de la région Bourgogne Franche-Comté vient de transmettre à l’Élysée son dossier de candidature pour accueillir la première usine de batteries construite dans le cadre de ce projet.


Relayée par nos confrères de l’Est Républicain  vendredi 15 février, cette candidature est la première sur le dossier de l’ « Airbus des batteries ». Un projet franco-allemand dans lequel la France s’est engagée à hauteur de 700 millions d’euros sur 5 ans afin de créer une filière européenne de fabrication de cellules pour batteries destinées aux véhicules électriques et hybrides rechargeables.

Batteries « Made in France »

 

Pour défendre son dossier, Marie-Guite Dufay précise que sa région est « forte d’une filière de 45 000 emplois réunissant constructeurs, équipementiers internationaux et sous-traitants, et d’un écosystème pluriel et reconnu, [et est donc] plus que jamais déterminée à soutenir l’ouverture de cette première usine de batteries made in France ».

Et de poursuivre par voie de communiqué : « La Région est prête à étudier tout projet d’installation de ce complexe de production de batteries, notamment sur la zone des cinquante hectares que PSA va libérer à Sochaux, laquelle dispose de dessertes ferroviaire, (auto) routière et fluviale, ainsi que de bâtiments adaptés. »

50 hectares à Sochaux

 

La Présidente de région de compléter : « Dans le cadre de son projet de transformation Sochaux 2022, PSA investit 200 millions d’euros pour que son usine soit capable d’accueillir au plus vite tous les types de motorisations.

Implanter cette future activité dans l’agglomération de Montbéliard a évidemment du sens puisque les sites de Sochaux et Mulhouse concentrent plus de la moitié de la production automobile française. »

D’ici 2025, l’ensemble des marques du groupe tricolore proposera pour chacun de ses modèles une version électrique ou hybride rechargeable. Une électrification rendue indispensable en raison du durcissement des normes d’émissions (95 g/km en 2021). En 2022, à la fin de son quinquennat, Emmanuel Macron ambitionne de voir circuler 1 million de ces véhicules sur les routes françaises.

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 06:35

 

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