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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 16:52

 

Dans le cadre du plan de redressement lancé par le groupe PSA, Opel va électrifier la totalité de ses gammes de véhicules d’ici à 2024 Dans le cadre du plan de redressement lancé par le groupe PSA, Opel va électrifier la totalité de ses gammes de véhicules d’ici à 2024

Pour tenter de sauver Opel de la faillite, sa maison-mère française, le groupe PSA Peugeot Citroën, va mettre en place un plan de redressement. Baptisé « Pace », ce dernier mise notamment sur l’électrification des gammes et la création de synergies.

 Plan de redressement pour Opel

Moribond. Tel est l’état dans lequel se trouve actuellement la marque allemande Opel. Un sort peu enviable dû à une longue accumulation de pertes sur près de deux décennies dont le montant équivaut à plus de 10 milliards de dollars. Une situation plus que délicate dont doit s’occuper au plus vite son nouveau propriétaire, le groupe PSA, qui a racheté l’entreprise à l’américain General Motors.

Pour remettre le constructeur au Blitz sur les rails de la rentabilité, PSA va recourir à « Pace », un plan de redressement qui doit transformer Opel en « une entreprise pérenne, rentable, électrifiée et mondiale ». Michael Lohscheller, le PDG d’Opel, a qualifié la mise en route de ce nouveau plan, dont les grandes lignes ont été dévoilées lors de sa présentation officielle, le 9 novembre dernier, au siège historique de la société allemande, à Rüsselsheim, près de Francfort, de « fondamentale ».

Ce plan, a-t-il également déclaré, « va nous permettre de libérer tout notre potentiel ». Avant d’ajouter, sur le ton de la confiance : « Notre futur sera assuré et l’excellence allemande contribuera au développement du groupe PSA Peugeot Citroën. La mise en œuvre a déjà commencé et toutes les équipes sont engagées pour l’atteinte des objectifs ».

Opel Grandland X hybride rechargeable

De nouvelles synergies pour réduire les coûts 

Concrètement, le redressement de la situation financière d’Opel va passer par la création de nouvelles synergies entre la marque allemande et sa maison-mère française au cours des prochaines années. « A hauteur de 1 milliard d’euros entre les deux groupes d'ici à 2020 », précise Carlos Tavares, le président de PSA. Un montant qui va être augmenté à « 1,7 milliards d’euros en 2026 », ajoute le dirigeant, « dont 20 % dans la production, 25 % dans la recherche et 30 % dans les achats ». Objectif : faire en sorte que la totalité des modèles Opel soient fabriqués sur des châssis PSA dès 2024.

Ces synergies doivent permettre de réduire les coûts de production d’Opel afin de les aligner sur la concurrence. « Il faut gagner de l'argent, c'est la seule règle. Sans argent, pas d'avenir » a déclaré M. Tavares. Pour tenter d’apaiser les craintes suscitées par ce discours, il a souligné que « pour Opel, les salariés [Opel compte plus de 38 000 collaborateurs, NDLR] sont la solution et non le problème ». Pas de licenciement économique donc, du moins aucun dans un proche horizon. Les programmes de départs volontaires ou la mise en place de dispositifs de retraite anticipée ne sont en revanche pas à exclure.

R&D à Rüsselsheim pour les voitures électriques

En parallèle de ces stratégies de réduction de coûts, Opel va proposer une offre électrifiée sur toutes ses lignes de produits d'ici à 2024. « L'offre de véhicules particuliers en Europe sera électrifiée avec un moteur 100 % électrique ou hybride rechargeable, en complément de moteurs thermiques » a ainsi déclaré la marque. Par ailleurs, le centre de R&D de Rüsselsheim va devenir un centre de compétence global pour PSA, qui y développera ses technologies de pile à combustible ainsi que celles liées à la conduite autonome. « La R&D autour de l'électrique et la pile à combustible partirait en Allemagne », s'inquiète d’ores et déjà Christine Virassamy, déléguée centrale à Rennes. Or, souligne-t-elle, « c'est l'avenir de l'automobile ». Avant d’ajouter : « Que nous restera-t-il ici ? »

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 08:13

ENTRETIEN : PSA veut opérer un retour progressif sur le marché américain - Tavares

BERLIN (Agefi-Dow Jones)--Groupe PSA (>> Peugeot) veut devenir un nom connu de tous les Américains, mais il y a un problème: la maison mère des marques Peugeot, Citroën et Opel n'a pas vendu un seul véhicule aux Etats-Unis depuis près de 30 ans.

"Notre objectif est de devenir un constructeur automobile mondial", a déclaré Carlos Tavares, le président du directoire du groupe, dans un entretien accordé au Wall Street Journal à Berlin. "Les Etats-Unis nous tiennent beaucoup à coeur", a-t-il ajouté.

La feuille de route de dix ans que s'est donnée le groupe est si progressive que sa première étape n'implique même pas de voitures construites par PSA. Le groupe veut d'abord s'appuyer sur une application d'autopartage et un service d'autopartage entre particuliers pour en savoir plus sur les préférences des consommateurs. Ceux-ci pourront tester des modèles du groupe longtemps avant de pouvoir les acheter.

"Si nous faisons une grosse erreur, c'est terminé", a souligné Carlos Tavares, en ajoutant que le groupe ne voulait pas se lancer pour ensuite tout arrêter. "Nous voulons entrer sur ce marché et y rester".

PSA s'est retiré des Etats-Unis en 1991, après avoir vu ses ventes dans le pays chuter pendant des années, pour tomber à 4.261 unités la dernière année, contre 14.336 en 1986. Le groupe automobile français a toutefois une longue histoire aux Etats-Unis, a fait remarquer Carlos Tavares.

Une équipe d'ingénieurs en place

Depuis qu'il a pris au début 2014 la direction de PSA, alors au bord de la faillite, Carlos Tavares a orchestré un redressement du groupe à force de réductions de coûts, en plus d'une recapitalisation par l'Etat français et le chinois Dongfeng Motor. Après avoir consommé plus de 1 milliard d'euros de trésorerie en 2013, PSA affichait l'an dernier un cash-flow positif de 8,1 milliards d'euros et une marge bénéficiaire de 6%, ce qui en fait l'un des constructeurs automobiles de masse les plus rentables au monde.

Carlos Tavares a engagé l'un de ses anciens collègues chez Nissan, Larry Dominique, pour piloter la campagne de PSA en vue de son retour sur le marché américain. Celui-ci a lancé un ensemble de services de mobilité pour la division Amérique du Nord de PSA comme Free2Move, une application d'autopartage, à Seattle, et TravelCar, qui permet aux automobilistes de louer leur véhicule lorsqu'ils ne l'utilisent pas. Ces services de mobilité constituent de premières étapes pour acquérir de l'expérience sur le marché américain.

"C'est un moyen de pénétrer sur le marché sans prendre d'énormes risques en y lançant de nouveaux véhicules", a indiqué Carlos Tavares. "Nous voulons d'abord en savoir le plus possible sur les consommateurs américains par le biais de services de mobilité, pour ensuite utiliser les véhicules adaptés aux Etats-Unis dans nos propres flottes de services de mobilité. Et après, nous y vendrons nos voitures", a-t-il expliqué.

Le dirigeant a déjà engagé une équipe d'ingénieurs américains pour superviser le développement de nouveaux modèles qui seraient conçus selon les normes américaines. Cela permettrait à PSA d'"appuyer sur le bouton et très vite [...] de construire ces véhicules pour le marché américain", a-t-il déclaré.

Carlos Tavares a indiqué que l'une de ses grandes priorités actuellement était Opel, le constructeur allemand que PSA a racheté à General Motors (>> General Motors Corporation) en août. Dans le giron de GM, Opel a perdu plus de 10 milliards de dollars depuis 1999. Carlos Tavares s'est engagé la semaine dernière à faire renouer Opel avec la rentabilité dans un délai de deux ans.

Le patron de PSA s'est dit convaincu que le constructeur automobile français était hors de danger, mais il ne souhaite pas que le groupe oublie trop vite ce qu'il s'est passé ces dernières années.

"L'un des défis pour une grande entreprise est de garder à l'esprit toute expérience de mort imminente", a-t-il fait remarquer. "Cela vous apprend ce que vous devez vraiment faire", a-t-il ajouté.

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 08:07

L’Europe veut favoriser les véhicules électriques pour pouvoir tenir un engagement de réduction de 30% des émissions de CO2 des voitures de 2030 par rapport au seuil de 2021.

-15% en 2025, -30% en 2030

C’est pour le moment une proposition de loi. La phase de réduction, plutôt drastique, passera par un pallier à -15% en 2025. Le but est de donner un grand coup au « démarrage » de la baisse pour ne pas attendre la dernière minute (ie. 2030).

Actuellement, l’objectif est de 130 g/km, fixé en 2015, il est prévu à 95 g/km en 2021. Il serait donc de 80 g/km en 2025 et autour de 66 g/km en 2030 ! A noter que les constructeurs pourront se regrouper pour « moyenner les moyennes ». Concrètement, un groupe pourra regrouper (comme c’est déjà le cas) toutes ses marques.

L’Europe a fait cette annonce juste avant la COP 23. Le but est de suivre les engagements pris lors de la COP 21 et l’accord de Paris. Cette baisse est enrobée de plein de bonnes résolutions. Selon l’Europe, cela va permettre des consommations réelles moindres (basées sur le cycle WLTP), bonnes pour le portefeuille des clients (à l’utilisation). Cela devrait également favoriser l’emploi ainsi que les balances commerciales des pays européens.

Environ 1500 euros sur la vie du véhicule

En effet, en baissant les émissions (et donc la consommation) des véhicules, l’Europe devrait voir sa dépendance au pétrole baisser de même. Mais, il faudra pour cela que les véhicules efficients viennent d’Europe. Quant au gain pour le consommateur, il devrait être minime. L’Europe l’estime à 1500 euros en 2030, sur toute la vie du véhicule. Est-ce que ce sera suffisant pour contrer la hausse du prix des véhicules avec les nouvelles technologies dépolluantes ? A voir.

Mais, l’Europe a une botte secrète. Le Véhicule Electrique (VE). Ainsi, l’Europe veut mettre en place un mécanisme continental d’incitation du VE. Ces incitations doivent permettre aux constructeurs de lancer de grands plans de développement de gammes électriques. Ceux qui dépasseront les attentes de l’Europe seront favorisés avec des limites plus souples en terme de CO2.

Un plan de 1 milliard d’euros est également prévu pour aider au développement des batteries (200 millions) et des points de recharge (800 millions).

Une course contre la Chine

Le but est d’éviter qu’un autre pays, comme la Chine par exemple, ne prenne l’ascendant sur le marché mondial du VE. Autant éviter de changer une importation (le pétrole) par une autre (le VE). En outre, le marché mondial du VE devrait croître ces prochaines années. Donc, il est important d’avoir des champions européens, quitte à les « subventionner ».

Toutefois, le VE ne sera pas le seul à être aidé par l’Europe. En effet, les véhicules émettant moins de 50 g de CO2/km (des hybrides rechargeables donc) seront eux aussi « sponsorisés » (mais moins qu’un VE).

Evidemment, pour surveiller tout cela et éviter le grand « foutoir » actuel dû à NEDC, l’Europe va mettre en place un mécanisme de contrôle. De plus, elle invite (par la loi) les constructeurs à publier les consommations dans le « monde réel », comme le fait déjà PSA Peugeot Citroën de façon volontaire.

Les constructeurs devront, en outre, monter sur les nouveaux véhicules, des capteurs de consommation standardisés. Des tests aléatoires sur des véhicules seront également faits, sur la route, pour vérifier qu’aucune aberration n’apparaît.

La carotte et le bâton

Pour que la contrainte soit « forte », une amende de 95 euros par gramme de CO2 excédentaire, par véhicule enregistré dans l’année est prévue. Une amende qui pourrait très vite monter. De quoi contraindre les constructeurs à proposer uniquement des hybrides ou des petites motorisations.

Bonne nouvelle pour les « artisans », et pour les amateurs de grosses cylindrées, les volumes dérogatoires restent à 10 000 unités par an pour les véhicules particuliers et 22 000 pour les fourgons.

Avec ce texte, l’Europe dessine un peu plus son avenir automobile. Electrique, hybride rechargeable, et petites cylindrées. Certains pourront conserver de « gros » moteurs dans leur gamme si tout le reste est « vertueux ». Ou, évidemment, si le constructeur est prêt à payer l’amende (et reporter le coût sur son prix de vente). On devrait également assister à la chasse aux kilos en trop avec l’emploi de matériaux coûteux.

Mais, l’Europe ne prend en compte que l’émission de CO2 à l’usage. Toujours pas de vue globale de la vie d’un véhicule. Dommage car l’emploi de moteurs plus complexes, mais aussi d’aciers spécifiques, de fibre de carbone, etc. a un coût financier pour l’acheteur, mais aussi en terme de CO2 émis à la construction.

Place aux lobbies

Le texte va désormais être dans les mains du Parlement Européen, du Comité Economique et Social, ainsi que le Comité des Régions. Les constructeurs devraient tenter de faire « adoucir » la baisse. En effet, le lobby automobile préférerait limiter l’effort à 20% d’ici 2030. Quitte à voir la Chine devenir un leader incontesté du véhicule zéro-émission à l’échappement ?

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 08:02

Le constructeur automobile PSA va transférer aux ingénieurs d’Opel en Allemagne certaines missions de R&D jusque-là externalisées. 

PSA transfère à Opel des missions de R&D

PSA veut limiter le nombre des modèles d'Opel et la politique de rabais pratiquée par le constructeur allemand, rapporte lundi le Frankfurter Allgemeine Zeitung. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski

Mauvaise nouvelle pour les ingénieristes. Les sociétés Altran, Alten, Akka et Segula voient partir en Allemagne des projets de R&D qu’elles effectuaient jusque-là pour le compte de PSA, d’après nos confrères des Echos. Un contrecoup de l’acquisition d’Opel : le constructeur français compte transférer à Russelsheim, le centre de recherche de la marque à l'éclair, de nombreuses missions de R&D pour les quelque 7700 ingénieurs qui y travaillent. Une annonce qui, selon le quotidien, a été effectuée mercredi 15 novembre aux syndicats. "Des discussion sont en cours rien n’est arrêté", tient à préciser à L’Usine Nouvelle le porte-parole de PSA.

En plus de ses 11 000 ingénieurs, PSA fait appel aujourd’hui à environ 1200 experts en R&D via des sociétés externes d’ingénierie. L’acquisition d’Opel incite le constructeur à revoir ce modèle. Les équipes d’Opel devraient se voir confier des projets aussi stratégiques que la recherche sur la pile à combustible, la coordination du déploiement des systèmes d'aide à la conduite de niveau 2 ou bien encore la recherche sur les carburants alternatifs. "Les ingénieurs allemands se chargeront aussi de l'automatisation des tests électriques et électroniques, ou de la configuration et de la diffusion de logiciels informatiques", précise les Echos.

Une initiative qui intervient alors qu’Opel a dévoilé le 9 novembre dernier son plan stratégique PACE de retour à la rentabilité. Le tandem PSA-Opel va s’efforcer de rendre efficient le plus rapidement possible leur union. Opel compte notamment réduire le coût par véhicule de 700 euros d’ici 2020. Le synergies devront jouer à plein, comme L’Usine Nouvelle l’a décrit : le nombre de plates-formes d’Opel va être réduit de neuf à deux architectures, les fameuses plates-formes multi-énergies MP2 et CMP de l’historique Peugeot-Citroën-DS. Au total, l’objectif est de parvenir à des synergies de l’ordre d’un milliard par an d’ici 2020, puis d’1,7 milliard en 2026

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 07:55

EXCLUSIF Les deux utilitaires Peugeot Partner et Citroën Berlingo seront renouvelés l'an prochain. Les versions "ludospaces" seront présentées au salon de Genève début mars. Sur cette base EMP2, Opel déclinera son Combo. Tous trois seront produits chez PSA à Vigo.

Citroën Berlingo actuel en version électrique Peugeot et Citroën vont renouveler au salon de Genève début mars 2018 leurs "ludospaces" pour les loisirs Partner et Berlingo ainsi que leur version  fourgonnette.

Peugeot et Citroën vont renouveler au salon de Genève début mars 2018 leurs "ludospaces" pour les loisirs Partner et Berlingo ainsi que leur version  fourgonnette. Cette troisième génération développée sur la plate-forme EMP2 des Peugeot 308 et 3008 mais aussi Citroën C4 Picasso, sera produite chez PSA à Vigo. Des versions électriques seront au programme.

Grande première: elle sera déclinée pour la première fois en une version… Opel Combo, destinée à la nouvelle marque allemande du groupe tricolore, rachetée au 1er août dernier. Les premiers exemplaires de ces véhicules seront livrables à la rentrée prochaine. La première génération est sortie en 1996, la deuxième en 2008. 315.500 Berlingo et Partner ont été vendus l'an dernier dans le monde. Opel achetait jusqu'ici ses fourgonnettes à Fiat en Turquie.

Les «ludospaces», une spécialité très tricolore

Le marché des petites fourgonnettes en Europe  représente 518.000 unités (en 2016), dont 105.000 en France. Le Renault Kangoo est la première fourgonnette vendue sur le Vieux continent (76.000 ventes l'an passé), devant le Peugeot Partner (74.000) et le Citroën Berlingo (72.000).

Derrière vient le Volkswagen Caddy (71.000). Le gâteau des dérivés véhicules particuliers ("ludospaces") atteint 283.000 exemplaires en Europe, dont 39.000 en France. Le Caddy de Volkswagen arrive en tête sur l'Ancien continent (62.000), devant le Citroën Berlingo (53.000), le Peugeot Partner (39.000), le Renault Kangoo (38.000) et le Dacia Dokker (28.000).

Les modèles tricolores sont très prisés. C'est même une spécialité française. Citroën et Renault avait créé quasiment le marché des "ludospaces" dans les années 90. C'est une solution alternative aux monospaces compacts, avec des modèles plus rustiques et moins chers, mais aussi plus fonctionnels et spacieux. Ils s'adaptent surtout à une utilisation mixte loisirs-travail pour les artisans, par exemple. En incluant le Dokker produit par Renault pour le compte de Dacia au Maroc, les Français s'arrogent 46% des ventes d'utilitaires légers, 53% de "ludospaces" en Europe. Une jolie domination.

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 07:46

 

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 07:19

 

L’usine automobile du groupe PSA est connue pour ses utilitaires. Une turbine à gaz installée par Dalkia a été inaugurée ce mardi. Elle génère de l’électricité, utilisée pour la production du site, mais aussi de la chaleur.

En plus des 609 véhicules qui sortent de ses ateliers chaque jour, l’usine automobile d’Hordain produit également de l’électricité. Un moteur à gaz d’une puissance de 3,3 mégawatts vient d’être inauguré ce mardi. Cette énergie produite est soit consommée sur place, soit renvoyée dans le réseau général, mais elle n’assure pas la consommation totale du site, nous explique Dalkia, la filiale du groupe EDF en charge de l’installation.

«  Elle fonctionne du 1er novembre jusqu’à la fin mars », explique encore Éric Botrel, ingénieur d’affaires chez Dalkia. L’investissement est tout de même conséquent : entre 4 et 5 millions d’euros pour ce bébé de 33 tonnes. Avec des tarifs de rachat de l’électricité bonifiés, le coût devrait néanmoins être amorti d’ici douze ans pour cette filiale d’EDF.

« On a entre 400 et 500 mégawatts de cogénération dans la partie Nord-Ouest de la France. »

Les tarifs sont avantageux car la turbine est présentée par Dalkia et PSA comme vertueuse pour l’environnement. En effet, un peu à la manière de la centrale gaz de Bouchain, l’énergie dégagée par la machine durant la production d’électricité n’est pas rejetée dans l’atmosphère, mais réinjectée dans le réseau de chauffage de l’usine. «  On a entre 400 et 500 mégawatts de cogénération dans la partie Nord-Ouest de la France  », rappelle Michel Desmoucelles, directeur régional chez Dalkia. Ce qui représenterait une demi-tranche de centrale nucléaire.

20 % d’économie

Sevelnord aussi met en avant l’aspect environnemental. Et le directeur du pôle industriel du groupe PSA, Patrice Le Guyader, explique que d’autres projets sont encore en cours pour réduire son empreinte carbone : des éclairages LED dans les ateliers ou encore des panneaux photovoltaïques sur le site. « Réduire nos émissions de CO2, c’est clairement l’objectif  », renchérit Patrice Le Guyader. Avec au passage la possibilité de faire des économies. Pour Sevel, la facture énergétique devrait ainsi être réduite de 20 %.

Sevelnord n’est pas la seule usine automobile du secteur à avoir opté pour ce système de cogénération. Toyota, à Onnaing, a également signé en septembre un partenariat avec Dalkia et EDF.

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 06:40

Petites électriques : le carré d'as du groupe PSA

Citroën C3, DS3, Opel Corsa, Peugeot 208Devinette : qui sera le leader de la petite voiture électrique en 2021 ? Et si c'était le groupe PSA ? Le groupe a précisé la semaine dernière ses plans pour redresser Opel, et les électriques sont de la partie, ce qui n'est qu'une demie surprise. La vraie surprise en fait, est que la prochaine Opel Corsa reposera sur la plateforme des petites voitures du groupe PSA. C'est étonnant, parce que le développement d'une nouvelle Corsa, sur la base du modèle actuel, était déjà bien avancé. Le groupe aura donc choisi de repartir à zéro, ou du moins de ses propres bases.

Ses bases, on les connait, ce sont celles des Citroën C3 et de la Peugeot 208. Lesquelles, on le sait, le groupe l'a déjà confirmé plusieurs fois, vont recevoir une chaine de traction électrique d'ici 24/36 mois. La Corsa partageant cette base, elle aura droit elle aussi à sa version électrique. Et on n'oubliera pas la plus belle, la DS3, qui suivra le mouvement, ou plutôt le lancera, puisqu'elle serait la première à recevoir la nouvelle propulsion zéro émission. DS veut en effet acquérir une image de constructeur en pointe dans l'électro-mobilité, comme en témoigne son engagement en Formule E. Le groupe PSA disposera donc de 4 modèles électriques. Qui dit mieux ?

Ce sera un atout formidable pour devenir vite un leader du marché, sinon... Le leader. Le groupe VW a donné l'exemple. Il y a des clients qui hésitent entre une Golf, une Audi A3 ou une Seat Leon, mais peu importe. Qu'ils prennent l'une ou l'autre, puisque dans tous les cas, ils deviennent clients du groupe. Demain, c'est le groupe PSA qui sera dans cette position enviable vis-à-vis des petites voitures électriques.

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 06:36

Lors de la présentation du plan de redressement d’Opel la semaine dernière, Carlos Tavares a expliqué qu’Opel n’était pas dans les clous pour atteindre son objectif d’émission de CO2 en 2021. Cette situation a fait déraper l’ensemble du groupe PSA et pourrait lui coûter des centaines de millions d’euros de pénalités.

 

 

La remise à flot des comptes d’Opel ne sera pas le seul challenge des équipes des deux constructeurs. Il leur faudra aussi cravacher pour remettre sur la bonne trajectoire CO2 le plan produit d’Opel et peut-être modifier aussi celui de PSA. 
Si le plan de redressement présenté par Michael Lohscheller, CEO d’Opel, jeudi dernier est rapidement passé sur la nécessité de redéfinir "une feuille de route CO2 pour rattraper le retard", Carlos Tavares, le PDG de PSA, a lui été nettement plus incisif précisant qu’Opel était "dans une impasse CO2", incapable de répondre à son objectif.
"Nous avons effectivement pris conscience que l’entreprise allait dans le mur sur le plan des émissions de CO2 pratiquement quelques semaines après que l’on ait finalisé le closing", a admis Carlos Tavares, lors d’une rencontre avec quelques journalistes français en marge de la présentation du plan. "Nous avons mis nos équipes au travail, celles d’Opel/Vauxhall d’un côté, celles de PSA de l’autre, pour reconstruire complètement la stratégie produit et la stratégie technologique de l’entreprise", a-t-il ajouté.

Un délai de basculement de technologies raccourci de 3 ans
Ainsi, dans les annonces de ce plan de redressement, le plus significatif sera la vitesse de basculement d’Opel/Vauxhall sur les technologies de PSA pour proposer une version électrifiée (hybride rechargeable ou électrique) sur 100% de la gamme d’ici 2024. Une conséquence, de la redéfinition du plan produit d'Opel/Vauxhall pour lui permettre d'atteindre son objectif CO2 de 2021.
"Nous avons été vraiment bénis par le fait d’avoir des gens d’une rare qualité des deux côtés, je le dis sans démagogie et ils ont été capables de reconstruire un plan produit et un plan technologique qui nous permet d’envisager qu’en 2020 on sera effectivement capable de respecter les exigences de l’Union européenne. Vous savez que si vous ne les respectez pas l’amplitude des amendes qui s’abattent sur vous peuvent constituer un risque vital pour l’entreprise", a dit Carlos Tavares.
L’ensemble de la gamme Opel/Vauxhall sera ainsi transférée sur les deux plateformes du groupe PSA (CMP pour les véhicules de segment A et B, EMP2 pour les C et D) d’ici 2024 alors que le projet d’avant closing présenté aux analystes en mars dernier prévoyait un transfert nettement plus progressif avec 70% des volumes sur plateformes communes d’ici 2023 et encore 4 modèles sur plateforme GM après 2024, le dernier jusqu’en 2027.
"On s’est retrouvé avec une situation où si on se dépêche on est capable de faire le boulot parce qu’on accélère l’utilisation des technologies de PSA qui sont plus performantes en CO2. Cela se traduit par un transfert sur les plateformes PSA beaucoup plus rapide que ce qui était initialement prévu dicté par l’urgence de remettre l’entreprise en trajectoire sur le CO2", a précisé Carlos Tavares.

La Corsa, premier modèle 100% électrique d'Opel
Dès septembre, Opel avait annoncé que le Grandland X serait le premier véhicule à être proposé avec une version hybride rechargeable (car déjà sur la plateforme EMP2). PSA avait également rapidement annoncé la reprise du développement de la prochaine Corsa (qui représente actuellement le quart des volumes d'Opel) sur la plateforme CMP ce qui lui permettra d’accueillir une motorisation électrique (version qui n’avait pas été prévue par GM).
L’ensemble de la gamme sera donc d’ici 2024 entièrement équipée des chaînes de tractions PSA (les problèmes d’image devenant secondaires face aux pénalités encourues), ce qui nécessitera l’organisation de la production de moteurs PSA dans les sites de fabrication Opel.
Le dernier  plan produit annoncé par PSA (pour Peugeot, Citroën et DS) prévoit le lancement de sept véhicules hybrides rechargeables (avec des émissions de CO2 inférieures à 50g qui bénéficient d’une bonification dans le calcul de l’objectif CO2 de chaque constructeur) entre 2019 et 2021 et quatre versions électriques d’ici 2021 dont la première dès 2019 (la nouvelle DS3 selon nos informations). Carlos Tavares n'a pas précisé s'il y aurait également des changements.
L'accélération du déploiement des motorisations hybrides et électriques générée par Opel pourrait en améliorer leur business model, a souligné Carlos Tavares : "Comme nous avons des effets volumes qui sont beaucoup plus favorables, l’utilisation en plus fort volume de ses technologies se traduit par une amélioration des synergies qui pourront se produire".

PA Consulting estime le dépassement à 3 g 
Pour autant, la prudence reste de mise et le groupe ne réévalue pas à la hausse les montants annoncés en mars dernier, soit 1,1 milliard d’euros de synergies pour l’ensemble en 2020, pour un total de 1,7 milliard d’euros en 2016 (à la fois pour Peugeot/Citroën/DS et Opel/Vauxhall). "Nous traitons les problèmes dans l’ordre de gravité décroissante. On n’hésite jamais à essayer de faire mieux quand on le peut. Le nombre de facteurs exogènes à notre entreprise que nous ne contrôlons pas est absolument ahurissant. Nous sommes dans un environnement assez chaotique avec des facteurs exogènes incontrôlables", a dit Carlos Tavares.  "La priorité c’est d’éviter à Opel/Vauxhall d’aller dans le mur à la fois sur la dimension CO2 comme sur la dimension financière parce que le "cash burn" est très important et qu’il faut que l’on mette un terme à cela sinon on va être en difficulté", a-t-il dit.
Cela sera-t-il suffisant pour que le nouveau PSA après intégration d’Opel puisse atteindre les objectifs CO2 ? Si le groupe n'a pas donné de précisions chiffrées sur cette "impasse CO2" une étude de PA Consulting l'avait fait. Dans un document paru fin 2016, ce cabinet conseil estimait que GM (donc essentiellement Opel/Vauxhall) était loin d’atteindre son objectif CO2 avec une prévision à 96,8 g de CO2/km en 2021 pour un objectif individuel de 93,1 g (*), soit 3,7 g au-delà. A l’époque la même étude montrait que que PSA atteindrait un taux moyen d’émission de CO2 de 87,2 g/km pour ses ventes en 2021, soit avec une avance de 1,3 g sur son objectif individuel de 88,5 g. Pas suffisant pour compenser le retard d'Opel. 
La réactualisation de cette étude, avant le changement du plan produit qui vient d'être annoncé donnait ainsi à l’ensemble du groupe un retard global de 3 g de CO2/km.  "Cela reflète leur annonce de l'arrêt complet de leur programme hybride Diesel et les difficultés d'intégration de GM Europe (Opel et Vauxhall) dans leur portefeuille. À partir de 2019, ils prévoient de développer des hybrides essence et des hybrides rechargeables, mais il faudra du temps et des efforts pour les intégrer au portefeuille de produits, ce qui est compliqué par un débat en cours sur la transformation d'Opel en une marque de voiture électrique. Leur objectif est que, à partir de 2023, 85% du portefeuille de PSA soit électrique ou hybride, mais cela arrivera trop tard pour la cible de 2021", écrivait les rédacteurs de cette étude. C’est à cette situation que doit répondre la remise à plat du plan produit d’Opel qui vient d’être annoncée. Si l'on en croit Carlos Tavares, les équipes PSA et Opel seraient bien capables de retourner la situation. C'est tout ce qu'on leur souhaite

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 06:33


Durant les deux années de négociations autour de l’installation de cette usine du Groupe PSA en Algérie, beaucoup de détails avaient été annoncés sur nos colonnes et sur lesquels nous revenons avec ce "feu vert" à la Société Peugeot Citroën Production Algérie.

- Détails techniques

Avec une capacité annuelle de 25.000 unités dans un premier temps puis une fourchette allant entre 75.000 et 100.000 unités/an, comme annoncé par le patron de la région Afrique et Moyen-Orient du groupe PSA, Jean-Christophe Quémard, l’usine PCPA devrait permettre "dans un premier temps" la création de 1.000 emplois directs et de nombreux emplois indirects. L’investissement total est de l’ordre de 100 millions d’euros pour la co-entreprise, détenue à 49% par PSA. Les 51% restants sont répartis entre trois sociétés algériennes (PMO 20%, Condor Electronics 15.5% et Palpa Pro 15.5%).

La rencontre du mois de mars dernier entre le patron de la région Afrique et Moyen-Orient du groupe PSA, Jean-Christophe Quémard, avec le réseau algérien a été l’occasion de découvrir les détails techniques de l’usine grâce à des photos partagées sur les réseaux sociaux par certains agents.

S’étalant sur une surface de 120 hectares, l’usine a été présentée au réseau comme étant une usine compacte, répondant aux meilleurs standards internationaux tout en étant flexible. Un site qui sera composé de plusieurs bâtiments telles que celui du montage, du ferrage et autre bâtiment de peinture ainsi qu’une piste d’essai. Pour revenir aux différents bâtiment, le ferrage est la deuxième étape importante de la construction d’une voiture, après l’emboutissage et avant la peinture, et qui mobilise quelques centaines de pièces nécessite pour produire la caisse en blanc avec l’utilisation de robots. Notons que le PDG du groupe mécanique au ministère de l’industrie et des mines, M. Bachir Dhimi, a laissé entendre ce matin que "les 100 millions d’Euros ne concerne que le lancement de cette usine PSA , un investissement qui est appelé à augmenter avec le temps" et qui devrait donc concerner le ferrage et la peinture, entre autres.

- Sous-traitants

Autre information à avoir pris la fuite lors de cette même réunion du mois de mars est celle révélant quelques uns des sous-traitants qui accompagneront cette usine et qui s’installeront, pour certains, sur une partie du terrain octroyé pour le projet. Ainsi on note la présence du géant allemand Leoni, spécialiste du câblage automobile, des japonais de Yazaki, également spécialiste dans le même domaine. Pour sa part, l’équipementier automobile Trèves, spécialiste de l’intérieur du véhicule et de son environnement acoustique, aura à intervenir dans l’isolation des modèles ainsi qu’à la fourniture des tapis de sol, ceux du coffre ainsi que les panneaux de portes. Notons que Trèves est le partenaire des grands constructeurs automobiles tels que Renault, Nissan, Volkswagen, Seat, Skoda, BMW, Honda, Toyota, General Motors, Ford, Suzuki, Maruti, Tata, Jaguar, Land Rover ... Autre intervenant, Plastic Omnium dont le portefeuille-client est aussi chargé que celui de Trèves, aura à fournir le réservoir en premier lieu puis la fabrication des pare-chocs.

Notons que depuis cette date, un autre manufacturier s’est annoncé pour ce projet avec le lancement de "Sealynx Automotive Algeria", activant dans le domaine de l’étanchéité (Lécheurs EPDM ou TPE, joints de porte, joints de coffre, systèmes d’étanchéité de Coupé/Cabrio, anti-salissures, joints sous capot, entre portes) et dont les clients sont Peugeot, Renault, Volkswagen, General Motors, Citroën, Dacia et autre McLaren.

Cette liste de sous-traitants est également ouverte à des entreprises algériennes, une des photo permettant de voir que 20 fournisseurs locaux importants à terme figurent dans le plan de développement de l’usine PSA. D’ailleurs, on remarquera que la fourniture des batteries sera 100% locale, tout comme celle des fluides (lave-glace, refroidissement...).

En marge de la signature du contrat, M. Quemard a indiqué que le taux d’intégration sera, à terme, de 40%, ajoutant que le contrat prévoit également la création d’une académie de PSA en Algérie, permettant de former la main d’œuvre algérienne et de développer les compétences dans le domaine de l’assemblage et de la construction des véhicules au profit de PCPA. L’objectif de ce projet est de développer une filière automobile complète en Algérie, assure le même responsable qui relève que les équipementiers de Peugeot, qui s’implanteront également en Algérie, développeront d’autres partenariats avec des opérateurs algériens pour créer un tissu industriel et aller et delà des 40% du taux d’intégration. Dans une autre déclaration à l’AFP, Jean-Christophe Quemard a clairement indiqué que "PSA "veut mettre en place un véritable écosystème" local, notamment par le développement d’une industrie locale en incitant les sous-traitants français à conclure des partenariats en Algérie.

- Les modèles à venir

Les différents communiqués et déclarations n’ont à aucun moment abordé les modèles qui seront assemblés au sein de l’usine Peugeot Citroën Production Algérie mais le patron de la région a avancé à plusieurs reprises les Peugeot 301, C-Elysée, la Peugeot 208 et le Pick-up Peugeot avant que ce dernier, selon des sources internes, ne soit retiré de la liste pour laisser place à un autre modèle. Et si les premières envies penchaient vers la Peugeot 308 et le SUV 3008, le choix semble finalement se porter sur un utilitaire dans le but de répondre à un marché professionnel en grand manque d’outil de travail. Par ailleurs, le lancement de la Peugeot 208 n’aurait lieu qu’en 2019, une fois l’usine totalement opérationnelle mais également avec un modèle accueillant une nouvelle génération.

- Pour quel marché ?

L’obligation d’exporter une partie de la production étant l’une des priorités du gouvernement, le communiqué de presse de PSA laisse néanmoins planer un doute sur ce point important en affirmant que l’usine aura " à produire des véhicules destinés au marché algérien". Certes, l’objectif premier du Groupe PSA est de récupérer les parts de marché qu’il détenait avant la mise en place des quotas et des licences d’importation mais des sources du groupe ont déclaré au journal Le Monde que "si la finalité première du site sera de fournir le marché algérien, l’usine a aussi vocation à exporter. 
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