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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 13:57

 

Le site PSA de Mulhouse produit notamment la Peugeot 2008.
Le site PSA de Mulhouse produit notamment la Peugeot 2008. © Maxppp - Thierry Gachon

Le site PSA Peugeot Citroën de Mulhouse s'apprête à embaucher 800 personnes. Les nombreuses commandes de Peugeot 2008 l'oblige à accélérer la production.

C'est une très bonne nouvelle pour le bassin économique de Mulhouse. Le groupe automobile PSA Peugeot Citroën a annoncé ce mercredi matin en comité d’établissement la création d’une équipe de week-end, vendredi, samedi et dimanche, dès le mois de février 2018.

Il s’agit de faire face à la forte demande concernant la Peugeot 2008 qui est assemblée à Mulhouse. Selon la direction du site, cela se traduira par l’embauche d’environ 800 salariés.
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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 05:07
Ventes/juillet : des Français dynamiques

Tandis que le marché tricolore gagnait à cette occasion près de 11 points, les constructeurs nationaux ont profité du mois de juillet pour enregistrer une belle croissance cumulée, évaluée à 12,7%.

 

 

Suivant une dynamique de croissance déjà entrevue en mai et en juin, le marché français des véhicules neufs a une nouvelle fois progressé en juillet. Selon les derniers chiffres du Comité national des Constructeurs automobiles (CCFA), 147519 immatriculations ont été dénombrées dans l'Hexagone le mois dernier, soit un résultat supérieur de 10,9% à celui de juillet 2016, ce qui vient conforter le bon bilan annuel du troisième marché européen. Après sept mois, celui-ci a ainsi écoulé 1,28 million de VN et gagne près de 57000 unités (+3,8%) sur un an.

 

Moins en verve que leurs homologues étrangers depuis le début de l'exercice, les constructeurs tricolores ont cette fois-ci été les principaux contributeurs de cette performance avec une croissance cumulée évaluée à 12,7%, contre 9,1% pour les premiers. Si, du côté de PSA, Citroën (+17,9%) et Peugeot (+12,6%) affichent des résultats homogènes, il n'en va pas de même du côté de Renault. Tandis que la marque au losange enregistrait une croissance de 18,2%, Dacia accusait de son côté un coup d'arrêt avec une timide hausse de ses ventes (+0,4%).

 

VW retrouve des couleurs

 

Du côté des acteurs étrangers, juillet semble avoir permis à Volkswagen de rallumer la flamme. En difficulté depuis de nombreux mois, la marque allemande a vu ses ventes augmenter de 13,4% et refait ainsi une partie de son retard annuel avec une baisse désormais chiffrée à 3,4% (2956 unités). Plus que VW, le dernier mois d'activité aura d'ailleurs porté l'ensemble du groupe, celui-ci étant repassé au-dessus de la ligne de flottaison sur l'ensemble de l'exercice (+0,9%) à la faveur d'un mois de juillet en hausse de 12,8% (gain de 2300 immatriculations).

 

Les autres grands gagnants de ce début d'été se nomment Kia (+24,5%), Toyota (+ 22,7%), Nissan (+19,7%), Opel (+19,4%) ou encore Volvo (+10,1%). Sur ces cinq firmes nommées, seule Nissan présente un bilan annuel inférieur à la tendance marché (+3,6%). A l'opposé, notons la méforme toute relative de Ford (-0,7% en juillet, mais +7,6% sur les sept premiers mois), mais surtout celle de BMW qui a vu ses volumes fondre de 12,2% sur un an. La marque bavaroise affiche désormais un résultat en recul de 2,9% sur l'année.

 

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 05:42

 

PSA gagne 1 400 € par véhicule vendu alors que Renault n'empoche que 1 000 €. Mais le groupe au losange se rattrape sur les volumes grâce à Dacia.

Chaque fois que PSA vend une voiture, il fait un bénéfice de 40 % supérieur à celui de Renault. C'est ce qui ressort d'une étude publiée ce week-end par « le Figaro », qui a calculé la marge opérationnelle des constructeurs par véhicule vendu. Cette meilleure rentabilité de PSA peut surprendre même si, en moyenne, PSA vend ses voitures plus cher que Renault : 16 137 € contre 15 580 €. A partir de là, le groupe au losange gagne 1 043 € à chaque vente alors que PSA, qui regroupe les marques Peugeot, Citroën et DS, empoche 1 405 €.

 

Autre surprise de cette étude, la marge de PSA est supérieure à celle d'Audi (8,7 %), alors que le constructeur allemand facture ses produits quatre fois plus cher (voire notre infographie ci-contre). Ces chiffres signifient-ils que la firme de Carlos Tavares est plus performante que sa rivale, dirigée par Carlos Ghosn ? Consultant et directeur de l'agence Auto Presse Club, Didier Laurent y voit d'abord le résultat de la stratégie de « pricing power » défendue par Carlos Tavares.

 

En clair, PSA privilégie la vente au meilleur prix en évitant remises et promos, qui dégradent l'image et la valeur du produit. Le pricing power, « c'est aussi, précise Didier Laurent, l'art de faire pression sur les fournisseurs dans la chaîne d'achat pour accroître ses marges en ne baissant pas le prix de vente final ». Autre explication : « La technique des options est plus répandue chez PSA, et les options rapportent gros. De même, la personnalisation des véhicules se développe, comme sur les C3, mais ne coûte rien à faire et rapporte beaucoup. »

Bénéfice net : avantage Renault

De son côté, Renault, avec une marge de 6,7 % par voiture, de deux points inférieure à celle de PSA, mise davantage sur les volumes. Pour la première fois, ses ventes (3,18 millions, + 13,3 %) ont supplanté celles de PSA (3,14, millions, + 5,8 %) en 2016.

 

S'il gagne très peu d'argent sur une Dacia, le groupe se rattrape sur le nombre. Avec 560 000 unités en 2016, la filiale low-cost représente aujourd'hui une vente sur cinq. « En plus, ajoute Didier Laurent, ces marques low-cost permettent d'amortir plus largement les investissements puisqu'elles utilisent souvent les moteurs et les châssis produits par Renault. Elles permettent aussi d'écouler les surplus de pièces. En rachetant Opel, Peugeot vise la même stratégie », conclut-il.

 

Finalement, Carlos Ghosn a engrangé plus de bénéfice net en 2016 que Carlos Tavares : 3,5 Mds€ contre 2,15, selon les données constructeurs. Et, au cours des trois dernières années, Renault a refondé sa gamme tout en rénovant son outil de production. Un investissement qui se chiffre en dizaines de milliards d'euros et qui devrait porter ses fruits. Pour preuve, le groupe veut faire passer son chiffre d'affaires de 51,2 à 70 Mds€ en 2022 avec un taux de marge supérieur dans cinq ans à celui de son rival hexagonal.

 

 

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 05:34
Entre Sébastien Loeb et PSA, l'histoire d'amour ne fait que durer. Le pilote de rallye a été choisi pour tester, entre autres, la prochaine C3 WRC.

A l'occasion de son premier anniversaire, PSA Motorsport se fait un cadeau non négligeable.

 

Sébastien Loeb va tester la C3 WRC


L'entité qui fédère Peugeot Sport, Citroën Racing et DS Performance a choisi Sébastien Loeb pour l'accompagner dans le développement de ses prochaines voitures de sport. PSA Motorsport, qui s'apprête à fêter son premier anniversaire, a en effet misé sur le célèbre pilote français, indéniablement accroché au groupe PSA, pour tester, notamment, la future C3 WRC.

PSA Motorsport mise sur le talent et l'expérience de Sébastien Loeb, pour livrer son ressenti sur cette nouvelle voiture, au cours d'essais privés sur asphalte. L'occasion également pour le pilote de rallye de donner un avis sur la version réglementation WRC 2017. Il faut dire qu'outre le Dakar, Sébastien Loeb s'est illustré à plusieurs reprises avec PSA en compétition rallye.

Loeb et PSA, une équipe qui roule


Le pilote ne s'est cependant pas arrêté là. Rappelons qu'en 2013, Sébastien Loeb a explosé le record de Pikes Peak à bord d'une Peugeot 208 T16 Pikes Peak. Il a depuis récupéré la voiture et son record n'a toujours pas été battu. Pour l'année prochaine, l'Alsacien souhaite également tout miser sur le Dakar avec la 3008 DKR Maxi.

Sébastien Loeb a d'ailleurs confié sa joie de pouvoir faire partie d'une grande et unique équipe avec PSA Motorsport. Il a exprimé son souhait de reprendre le rallye. La C3 WRC pourrait donc devenir la future monture du pilote français pour les compétitions WRC à venir. C'est du moins tout le mal qu'on puisse lui souhaiter !

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 08:57

rdine

Le marché français des voitures particulières enregistre sa meilleure croissance de l’année sur un mois. Et les marques françaises tirent particulièrement bien leur épingle du jeu.

C’est l’euphorie sur le marché automobile français. Avec 147.519 immatriculations, la croissance des ventes le mois dernier par rapport à juillet 2016 est à deux chiffres : 10,9%. Mieux encore, la tendance est très positive depuis le début de l’année selon les chiffres du Comité des constructeurs français d’automobile(CCFA). Sur les sept derniers mois en effet, la hausse est de 4,6% (à nombre de jours ouvrés comparables). Les marques françaises ont fait mieux encore que le marché en juillet : PSA (Peugeot, Citroën, DS) enregistre une augmentation de ses ventes de 12,7% et le groupe Renault de 13,1%.

 

La meilleure performance pour les marques françaises revient à la marque au losange, avec une augmentation de ses ventes de 18,2%. Dacia, qui tire la croissance du groupe vers le haut habituellement, enregistre une très faible augmentation de ses ventes avec seulement +0,4%. PSA est toujours plombé par la gamme vieillissante de DS. La marque premium française chute de 18%, alors que la marque au Lion gagne 12,6% et Citroën 17,9%. Depuis le début de l’année, les marques françaises font un peu moins bien que le marché, mais l’écart tend à se réduire avec ce mois de juillet particulièrement performant.

Et ce n’est pas fini ! Les constructeurs peuvent se réjouir, la tendance étant toujours positive. Désormais, le CCFA envisage même une croissance sur un an de 3 à 4%, contre 2% initialement prévu.

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 08:43

Les ventes de véhicules d’occasion ont connu une forte progression au mois de juillet 2017 avec 513 403 immatriculations. Les motorisations essence et les véhicules de moins d’un an gagnent du terrain.

A l’instar du marché des véhicules neufs, les ventes de VO ont bondi au mois de juillet 2017. En comparaison avec le mois de juillet 2016 les immatriculations VO ont progressé de 10,5 %, renouant ainsi avec les bons chiffres des années précédentes (514 877 unités vendues selon AutoScout 24 en 2015).

Essentiellement dominé par les motorisations diesel -soit 66,04 % des 513 403 immatriculations-, le marché continue à évoluer dans le même sens avec l’essence qui tend à gagner du terrain. Les véhicules essence enregistrent une progression de 17,61 % des immatriculations par rapport à juillet 2016. Cela porte la part de marché de l’essence, pour ce mois, à 32,59 % soit 167 324 unités vendues. Les motorisations électrique et hybride progressent également mais ne représentent chacune que moins de 1 % du marché.

La répartition des ventes de véhicules par tranche d’âge montre un marché de l’occasion toujours tourné vers les véhicules de 2 à 15 ans, qui représentent 67,9 % de part de marché. Néanmoins l’on note un accroissement des immatriculations des véhicules de moins d’un an : + 18,9 par rapport à juillet 2016. Même tendance pour les véhicules de 16 ans et plus avec une progression de 17,9 % soit 84393 unités.

Du côté des marques, les françaises s’imposent toujours : Renault, Peugeot et Citroën totalisent respectivement 110 396, 93 886 et 65 393 immatriculations. En revanche, les plus belles progressions sont enregistrées par Dacia (+ 27,13%) et Suzuki (+20,04). Le groupe PSA n’est tout de même pas en reste avec une augmentation des parts de marché de 19,75 % pour Citroën et de 18,27 % pour Peugeot.

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 08:34
Citroën C3 Aircross 2017

Citroën C3 Aircross 2017

Chez Citroën, la nouvelle C3 lancée l’année passée a donné un bon coup de boost à la marque. La citadine C3 de troisième génération est très rapidement apparue dans le top 10 des meilleures ventes en France. Autant dire que les concessions Citroën sont donc particulièrement en attente de son frère SUV : le Citroën C3 Aircross 2017.

Ce nouveau SUV urbain reprend beaucoup à la C3, que ce soit techniquement ou esthétiquement. Le nouveau C3 Aircross est promis à un bel avenir, et pour plusieurs raisons.

La première est le développement croissant des ventes de petits SUV en Europe, qui a particulièrement profité à Renault et Peugeot avec les Captur et 2008. La seconde raison d’être serein pour les dirigeants de Citroën, c’est bien évidemment la réussite du lancement de la nouvelle C3. Sortie de l’ombre de la DS 3, la nouvelle C3 a gagné en personnalité tout en étant parfaitement inscrite dans le nouvel ADN esthétique du constructeur.

Troisième raison de voir le succès avec ce nouveau C3 Aircross : il aura le champ libre dans la gamme Citroën, du fait d’un C4 Aircross en fin de vie, et d’un C5 Aircross arrivant en 2018 à des prix bien plus élevés.

Citroën propose en général des prix plus serrés que son cousin Peugeot, ce qui promet un rapport qualité-prix intéressant. Le prix de départ a été officialisé à 15 950 euros, soit 1150 euros de moins que le Renault Captur d’entrée de gamme ! Le Captur a en effet augmenté ses tarifs alors que dans le même temps il se faisait dépasser en immatriculations par le Peugeot 2008.

Face à ses rivaux, le nouveau Citroën C3 Aircross 2017 se démarquera par un programme de personnalisation pousé avec 90 combinaisons possibles. Les clients auront le choix entre 8 teintes de caisses, 3 teintes pour le toit et 4 packs color. Même chose pour l’habitacle avec 5 possibilités d’ambiance différentes au choix.

Autre atout pour le nouveau SUV Citroën : un coffre annoncé à 420 litres, avec jusqu’à 510 litres en utilisant la banquette arrière coulissante en deux parties.

Le constructeur aux chevrons annonce une vraie offensive en véhicule SUV. Le lancement du nouveau C3 Aircross sera suivi début 2018 du C5 Aircross : peu de monde devrait donc pleurer le non renouvellement des berlines et breaks C5.

Il restera ensuite une place à prendre pour un tout nouveau C4 Aircross cette fois-ci 100 % PSA, mais il faudra patienter encore un peu…

Pour conclure sur le nouveau Citroën C3 Aircross, il semble assez offensif à tous les niveaux pour se faire rapidement un nom dans le paysage automobile.

Citroën C3 Aircross 2017

Citroën C3 Aircross 2017

Citroën C3 Aircross 2017

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 08:24

Né en 1974 du rachat de Citroën par Peugeot, le groupe PSA, pour Peugeot Société Anonyme, a, pendant 40 ans, compris ces deux seules marques. Durant les trois dernières années, les choses se sont largement accélérées puisque, depuis le 1er août, le numéro 1 français, compte 5 marques automobiles. Après la création de DS Automobiles, à l'été 2014, ce sont donc Opel et Vauxhall, deux ex-filiales de General Motors, qui ont officiellement rejoint le groupe. Un rachat annoncé depuis le mois de mars dernier, en préambule du salon de Genève, et qui aura donc été finalisé plus rapidement que prévu.

Ce regroupement donne naissance au deuxième groupe européen, derrière l'intouchable géant Volkswagen. Fort d'environ 17% de part du marché sur le Vieux Continent, ce nouvel acteur d'envergure devrait terminer l'année 2017 avec environ 4,5 millions d'unités produites au niveau mondial.

Si l'arrivée d'Opel/Vauxhall dans le giron français ne devrait pas régler le principal défaut de PSA, sa trop grande dépendance au marché européen, elle devrait lui permettre de toucher une nouvelle clientèle, très attachée à l'image allemande, et d'accéder à l'expérience d'ingénieurs ayant travaillé sur des projets liés à l'automobile électrique. L'Ampera-e, modèle Opel utilisant cette technologie, continuera ainsi d'être commercialisée bien qu'elle soit produite aux Etats-Unis, dans une usine General Motors. En contrepartie, Opel poursuivra la production de certains modèles Buick, autre marque appartenant au groupe américain, jusqu'à la fin de leur cycle de vie.

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 08:13

1,8
Fiat Chrysler a enregistré en 2016 un bond de son bénéfice net, à 1,8
milliard d'euros, contre 93 millions d'euros un an plus tôt. 
 

Après Opel, passé définitivement sous pavillon français voici quelques jours (il est tombé dans le giron de Peugeot Citroën, alias PSA), c’est au tour d’un autre grand nom de l’automobile européenne de changer, peut-être, de mains, demain : il s’agit de Fiat Chrysler.

Des Chinois, quels Chinois ?! 

Cette fois, ce sont les Chinois qui sont à la manœuvre, ou plutôt, pour être exact : cette fois, ce sont encore les Chinois qui sont à la manoeuvre. Car il ne faut pas oublier que PSA a pour premier actionnaire le constructeur automobile chinois Dongfeng. Dongfeng détient 13 % du capital du constructeur automobile français, mais plus de 20 % des droits de vote.

Ne soyons pas naïfs : jamais PSA n’aurait osé annoncer vouloir prendre le contrôle d’Opel voici quelques mois sans l’assentiment de son actionnaire chinois, sans la certitude qu’en cas de difficultés, si le redressement d’Opel est plus long que prévu par exemple, Dongfeng pourrait mettre la main à la poche, avec bien entendu en contrepartie une montée au capital.

En ce qui concerne Fiat Chrysler, on ne sait pas trop qui sont les Chinois intéressés par ce constructeur. Plusieurs noms circulent, dont celui de Dongfeng, encore lui ! En effet, dans le pacte qui lie les actionnaires de Peugeot SA entre eux, rien n’interdit à Dongfeng de prendre des participations dans d’autres constructeurs automobiles.

Dongfeng n’est cependant pas le seul nom cité, les autres sont méconnus du grand public français, mais il s’agit pourtant d’énormes constructeurs en Chine comme Great Wall, Geely ou GAC. Le dernier, GAC, a pour avantage d’être déjà partenaire de Fiat Chrysler en Chine.

Quant à Geely, il a racheté le Suédois Volvo, un des grands noms de l’histoire automobile européenne qui, depuis des années, ne s’en sortait plus tout seul.

Sauter sur l'occasion

Si les Chinois s’intéressent tant aux constructeurs européens, c’est tout simplement parce que la Chine est en passe de devenir le premier marché automobile mondial, et les Chinois n’ont pas l’intention de se laisser envahir par les constructeurs étrangers sans profiter de l’aubaine.

Pour pouvoir vendre et construire des voitures en chine, c’est compliqué : impossible de livrer des voitures toutes faites construites en Europe, sauf à payer des taxes prohibitives. Cela ne marche que pour des véhicules haut de gamme, d’exception. Tous les constructeurs qui veulent vendre en Chine en volume sont donc contraints de s’allier avec un partenaire local, et de monter une co-entreprise dans laquelle ils sont forcément minoritaires. Et les voitures vendues en Chine dans ce cadre-là sont fabriquées en Chine. Malgré cela, ces montages ne sont pas de tout repos.

Que va-t-il se passer si Fiat Chrysler passe sous pavillon chinois ? Avec Volvo, cela ferait un deuxième constructeur européen 100 % chinois, un constructeur qui, avec Chrysler, mais aussi Jeep, est bien implanté aux Etats-Unis. Fiat, c’est aussi Maserati. Autant dire que Porsche notamment a du souci à se faire avec le marché chinois.

Mais le plus important, c’est la vision des Chinois pour l’automobile de demain. La plupart sont convaincus par le tout électrique, mais aussi par la voiture autonome. En somme, les constructeurs automobiles occidentaux vont être sous pression si les Chinois continuent à faire leur marché en Europe.

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 14:13

Le groupe PSA a réalisé un bénéfice net "record" de 1,25 milliard d'euros au premier semestre et affiche sa confiance sur la croissance de sa rentabilité dans les cinq prochaines années.

Le résultat net part du groupe n'avait jamais été aussi élevé. C'est également le cas pour la marge opérationnelle de la division automobile, qui s'élève à 7,3 %, et celle de l'équipementier Faurecia, contrôlé par PSA, à 5,7 %.

"Nous avons vécu une expérience de quasi-mort il y a 5 ans", a rappelé le président du directoire du groupe PSA, Carlos Tavares, mercredi lors d'une conférence de presse, en allusion aux difficultés du constructeur en 2012 quand il était au bord de la faillite.

Le constructeur a confirmé les objectifs qu'il s'était fixés en avril 2016 dans le cadre de son plan stratégique de croissance rentable, "Push-to-Pass": 4,5 % de marge opérationnelle en 2016-2018 pour la division automobile et 6 % en 2021, et une progression du chiffre d'affaires de 10 % à taux de changes constants entre 2015 et 2018 et 15 % supplémentaires d'ici à 2021.

Avec une croissance cumulée de 8,2 % depuis 2015, "nous sommes sur la voie pour respecter notre engagement", a commenté Carlos Tavares.

Le chiffre d'affaires a progressé au premier semestre de 5 % par rapport aux six premiers mois de l'année passée et s'établit à 29,1 milliards d'euros, dont 19,8 milliards issus des ventes d'automobiles (+3,6 %). Le résultat opérationnel courant a bondi de 11,5 %, à 2 milliards d'euros.

La Bourse a accueilli favorablement ces résultats, et l'action Peugeot SA gagnait plus de 3 % à l'ouverture, à 18,70 euros, dans un marché en progression de 0,30 %.

"Nous avons une amélioration de la performance opérationnelle de toutes nos divisions, automobile, Faurecia, la banque", a souligné le directeur financier de PSA, Jean-Baptiste de Chatillon, lors d'une conférence téléphonique.

Notamment, le "niveau de performance" de la division automobile "a plus que compensé les nombreux vents contraires que nous avons pu avoir (...). (Ils) ont pesé pour plus d'un point sur notre rentabilité, et ils ont été compensés par la baisse de nos coûts et le succès de nos lancements", a détaillé Jean-Baptiste de Chatillon.

Difficultés en Chine

Le constructeur automobile a renouvelé ou lancé plusieurs modèles en 2016, les Citroën C3 et Jumpy, les Peugeot 3008 et Expert. Suivront d'ici la fin de l'année la Citroën C3 Aircross, la nouvelle Peugeot 5008, ainsi que la DS7 Cross Back.

Jean-Baptiste de Chatillon a fait état du "retour à la croissance du groupe PSA à travers tous ces lancements".

Au cours de ces six mois, PSA a fait face à "l'incertitude politique et (au) taux de change suite au vote du Brexit, (à) la hausse du coût des matières premières, qui est sévère sur ce semestre, (aux) difficultés rencontrées par certains fournisseurs", a détaillé M. de Chatillon.

La situation est également compliquée en Chine, où ses ventes ont chuté de près de 50 % au premier semestre, et qui représente "le grand défi" de PSA, selon Carlos Tavares.

"Nous ne sommes pas satisfaits des résultats" en Chine, a-t-il reconnu. Le constructeur français a récemment renforcé son accord avec l'un de ses partenaires locaux, Changan.

PSA a vendu près de 1,58 million de véhicules ce semestre, enregistrant un repli de 1,9 % en Europe, son principal marché, mais triplant ses volumes dans la zone Moyen-Orient et Afrique, essentiellement grâce aux véhicules fabriqués en Iran sous licence Peugeot.

Le rachat à General Motors d'Opel, sa filiale européenne, a reçu au début du mois l'accord de la Commission européenne pour cette transaction, et attend "encore des autorisations". L'objectif reste de clôturer l'ensemble des opérations d'ici la fin de l'année.

Pour 2017, le groupe prévoit un marché automobile en hausse de l'ordre de 3 % en Europe, et de 5 % en Chine, en Amérique latine et en Russie.

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