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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 08:07

L'usine PSA de Charleville-Mézières (Ardennes), qui fabrique la totalité des culasses des moteurs essence et diesel du groupe en Europe, va investir plus de 14 millions d'euros dans sa fonderie des Ayvelles. Après avoir déjà embauché 25 salariés en 2017, elle créera 50 nouveaux emplois en cours d'année et fera travailler 100 intérimaires supplémentaires.
PSA va investir plus de 14 millions d'euros sur son site de Charleville-Mézières 50 embauches et 400 intérimaires en 2018 sur le site de PSA à Charleville-Mézières

PSA va investir plus de 14 millions d'euros sur son site de Charleville-Mézières Boostée par les résultats extrêmement positifs de PSA en 2017 (20,7 % d'augmentation du chiffre d'affaires), la fonderie du site des Ayvelles à Charleville-Mézières (Ardennes) va bénéficier d'un investissement de 14 millions d'euros en 2018. L'industriel compte également recruter 50 salariés supplémentaires cette année.

Pour faire face à la hausse d'activité sensible liée à l'augmentation des ventes d'automobiles grâce au succès des véhicules des marques Peugeot Citroën et DS et à l’acquisition de OPEL Vauxhall, la fonderie va augmenter le nombre des installations en exploitation pour passer de 51 à 70. les outillages et procédés pour de nouvelles pièces fabriquées : pivots en fonte, culasses produites respectant les nouvelles normes environnementales moteurs € 6.2.

Au niveau de la maintenance du site , plus de 3 millions d’euros vont, par ailleurs, être consacrés à l’entretien d’une bonne partie des équipements comme les fours, les carrousels et les robots.

Enfin 2 millions d'euros seront consacrés à la performance du site. Réduction de la pénibilité des postes de travail, amélioration de la Qualité et de la Productivité seront possibles grâce à la mise en oeuvre de nouvelles technologies : par exemple,  l'assistance aux contrôles de conformité des pièces de fonderie, la pallettisation assistée et le déploiement de systèmes d'information embarqués pour la logistique.

50 embauches et 400 intérimaires en 2018

Retombée positive de ces investissements : l'unité carolomacérienne va aussi augmenter ses effectifs avec l'embauche de 50 nouveaux salariés en CDI (opérateurs polyvalents, professionnels de conduite et de maintenance d'équipement) et passer le volant de ses intérimaires à... 400 en cours d'année 2018. Contre 30 en 2016 et 300 en 2017.

L'usine, qui a produit 2,7 millions de culasses essence et diesel en 2017, prévoit d'en fabriquer 3,2 millions en 2019. Ces produits sont destinés aux véhicules européens du groupe ainsi qu’aux moteurs développés en partenariat avec Ford. Le premier employeur privé des Ardennes travaille dans trois activités en fabriquant des culasses coquille et PMP (procédés à modèles perdus), des liaisons au sol en aluminium (pivots, cornes de berceaux, supports de traverses) et des pièces en fonte (transmission, boîtiers de différentiels, collecteurs d'échappement, vilebrequins, longerons).

"La compétitivité amenant l'activité, nous allons construire notre développement à venir. Notre site est globalement en fort développement et le Groupe PSA lui consacre les investissements nécessaires pour sa réussite. Il nous revient de continuer à améliorer les performances de l'outil de travail en ayant l'aptitude de trouver et former les salariés de demain" souligne Stéphane Gelas, le directeur du pôle fonderie du Groupe PSA.

Avec 116 000 tonnes de métal fondus par an et 60 000 pièces produites par jour, PSA Charleville-Mézières emploie actuellement 1 614 salariés (CDI et CDD compris).

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 14:24

   
Les mesures réalisées sur des véhicules Peugeot, Citroën et DS, de faible kilométrage, présentent des résultats excellents aussi bien pour les émissions de NOx que pour les particules en nombre...

PSA n'a rien à cacher sur les émissions polluantes de ses véhicules !
PSA n'a rien à cacher sur les émissions polluantes de ses véhicules ! 
Comme il s'y était engagé en mars 2017, le Groupe PSA a adapté le protocole de mesure de CO2 avec les ONG T&E et FNE pour mesurer les polluants (NOx et particules). Le constructeur automobile vient de diffuser les premiers résultats obtenus sur 5 véhicules : Peugeot 208 (1.2l), Peugeot 308 (1.2l), Peugeot 308 SW (1.5l), Citroën C3 (1.5l), DS 7 Crossback.

Les mesures de consommation de carburant ont été effectuées en usage réel, selon un protocole développé par le Groupe PSA, T&E, FNE et Bureau Veritas. Les tests ont été étendus aux mesures des émissions de polluants (NOx, particules) en conditions réelles d'utilisation.

Les véhicules du constructeur obtiennent de bons résultats confirmant les efforts de PSA pour respecter les objectifs fixés par la réglementation. Ces résultats reflètent l'engagement pris par le groupe de lancer dès 2017, soit avec 3 ans d'avance, des véhicules respectant le facteur de conformité RDE de 1,5 fixé par la réglementation européenne 2020.

Les mesures de polluants seront disponibles pour 80% des véhicules vendus en Europe selon la norme Euro 6.d-temp, d'ici fin 2018 pour les Véhicules particuliers (VP) et d'ici fin 2019 pour les Véhicules utilitaires légers (VUL). Le protocole de mesure s'étendra également aux véhicules Opel en 2018 et aux versions hybrides du Groupe PSA en 2019.

Par ailleurs, en complément des mesures de consommation de carburant en conditions réelles d'utilisation déjà publiées pour les Véhicules Particuliers, le Groupe PSA publie sur son site les mesures de consommation pour l'ensemble des véhicules utilitaires légers : Peugeot Partner, Expert, Boxer et Citroën Berlingo, Jumpy, Jumper.

"Les excellents résultats mesurés sur nos premiers véhicules démontrent la pertinence des choix technologiques opérés par le Groupe PSA. Nous atteignons l'objectif actuel fixé par la réglementation européenne avec 3 ans d'avance pour les émissions de polluants en conditions réelles d'utilisation. Nous poursuivons cette démarche de transparence vis-à-vis de nos clients avec cet engagement initié en 2015 et qui continue à faire la différence dans le secteur", commente Gilles Le Borgne (Directeur de la Qualité et de l'Ingénierie du Groupe PSA). Greg Archer (Directeur Véhicules Propres) ajoute : "PSA est sans aucun doute le leader dans sa manière de communiquer sur les émissions de ses véhicules en conditions réelles d'utilisation. Ils transmettent de manière transparente des informations claires à leurs clients, ce que ne fait aucune autre entreprise à ce sujet. En agissant de cette manière, le Groupe PSA montre qu'il n'a rien à cacher".

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 14:18

Le Comité des constructeurs français d'automobiles table désormais sur une progression d'environ 2 % des immatriculations.
Les ventes de véhicules neufs étant  dynamiques en ce début d'année dans l'Hexagone , le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) revoit à la hausse sa prévision de croissance 2018 pour le marché français.

Quelle sera la hausse ? « Autour de 2 %, c'est un ordre de grandeur », a déclaré à Reuters son président Christian Peugeot, présent sur le  Salon de l'auto de Genève . « Le marché peut encore rester incertain, il peut y avoir des perturbations, mais ce sera une hausse quand même. » Jusqu'ici, le CCFA anticipait des immatriculations au mieux en légère hausse, au pire stable.

Demandes pour l'électrique
Christian Peugeot appuie aussi la démarche du président du directoire de PSA, Carlos Tavares, qui a demandé mardi  des engagements européens en matière de déploiement du réseau de recharge des véhicules électriques  pour accompagner les objectifs drastiques de réduction des émissions de CO2. Celui-ci soumettra « dès cette semaine » cette proposition à l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).

« Je souscris à cette démarche, qui est également une demande de Renault. Il faut absolument que les bornes de recharge soient multipliées de manière sensible pour que le marché des véhicules électriques connaisse un effet d'entraînement. C'est maintenant qu'il faut déclencher un vrai mouvement. »

Accélérer le déploiement des bornes
Renault, dès le début de son offensive électrique en 2010, avait pointé du doigt la lenteur du déploiement du réseau public de recharge. De son côté, PSA estime que le ratio optimal pour un décollage du marché est d'un point de charge pour 10 voitures électriques en circulation.

Pour accélérer le mouvement, PSA a signé mardi un partenariat avec Digital Charging Solution (DCS) afin de permettre aux clients de Peugeot et Citroën de se brancher sur le réseau français de stations de recharge électrique de cette filiale de BMW. L'application de DCS, ChargeNow, permet d'accéder à 6.360 stations de recharge électrique dont 460 à recharge rapide.

Afin d'accélérer encore le déploiement des bornes de recharges, Christian Peugeot prône enfin une simplification des procédures pour les propriétaires de logements qui désirent installer une prise de recharge dans le parking de leur copropriété.


 

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 06:34


Les groupes automobiles français sont les leaders incontestés du véhicule utilitaire léger en Europe, un segment lucratif dont ils exploitent de plus en plus le potentiel à l'échelle mondiale.


Au salon de Genève, le groupe PSA, deuxième constructeur européen, expose la nouvelle génération de ses voitures familiales, Citroën Berlingo et Peugeot Rifter, nouveau nom du Partner dans sa version voiture particulière. Ils concurrencent notamment le Kangoo de Renault.

Mais ces automobiles sont majoritairement vendues aux professionnels en mode fourgonnettes, un marché sur lequel les constructeurs français excellent.

Les véhicules utilitaires légers (VUL), jusqu'à 3,5 tonnes, sont notamment utilisés pour le transport de marchandise ou comme véhicules de chantier dans le bâtiment. Sur ce marché en Europe, la part de marché des constructeurs français atteint 35 %, selon le cabinet Deloitte, alors qu'elle n'est que de 20 % sur les voitures particulières.

En tenant compte des productions pour des marques partenaires, les groupes français fabriquent plus d'un VUL sur deux en Europe. Renault produit en effet des véhicules pour Mercedes, Nissan, Fiat et Opel. Alors que PSA fabrique pour Toyota et partage une usine commune avec Fiat.

Fortes marges
Ces alliances sont "la reconnaissance d'un savoir-faire (des deux constructeurs français) sur ces marchés-là", estime Meissa Tall, associé conseil automobile chez Deloitte. Il souligne que les marges y "sont plus fortes que sur les véhicules particuliers".

Avec Peugeot et Citroën, le leader PSA vendait déjà un véhicule utilitaire sur cinq en Europe. Depuis qu'il possède la marque Opel, rachetée l'an dernier à General Motors, sa part est de un sur quatre. Mais au classement par marque, Peugeot et Citroën sont devancées par Renault et Ford.

Les volumes sont loin d'être négligeables. PSA revendique 476.000 VUL vendus dans le monde en 2017, en hausse de 15 %. Le groupe Renault est au coude à coude avec près de 463.000 unités. Mais les deux groupes visent beaucoup plus haut.

Sur ce créneau, Renault réalise encore 72 % de ses ventes en Europe, même s'il revendique le titre de leader en Amérique du sud. Mais le groupe ambitionne "une croissance de 40 %" d'ici 2022 à l'échelle de la planète, tirée notamment par la Chine où il vient de nouer une alliance avec Brilliance, explique Ashwani Gupta, directeur de la division VUL pour l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi.

Electrification
Une nouvelle plateforme commune sera bientôt mise en place pour le Renault Kangoo et le NV200, son équivalent chez Nissan, afin de réaliser des économies supplémentaires. Avec le fourgon Renault Master ZE, en cours de lancement, "nous sommes le seul constructeur au monde avec une gamme de quatre modèles utilitaires 100 % électriques", assure M. Gupta.

"Il y a un gros potentiel de développement hors d'Europe", affirme aussi Philippe Narbeburu, directeur des véhicules utilitaires chez PSA, qui écoule encore 85 % de sa production en Europe.

Le groupe assemble ses Berlingot et Partner en Argentine et, depuis fin 2017, ses fourgons Jumpy et Expert en Uruguay pour les marchés d'Amérique latine, où il a battu son record de ventes l'an dernier. Il y exporte aussi ses véhicules plus volumineux Jumper et Boxer.

Les Jumpy et Expert seront par ailleurs produits en Russie à partir du mois de mars et PSA lorgne vers la Chine. "Avec ce pilier de notre rentabilité, nous comptons continuer à progresser à l'international", a déclaré le PDG, Carlos Tavares, interrogé par l'AFP à Genève.

Pour Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem de l'automobile, la force des constructeurs français dans le véhicule utilitaire s'explique notamment par son importance historique sur le marché national. La France est le premier marché du VUL en Europe, avec plus de 437.000 unités immatriculées en 2017, contre 362.000 au Royaume-Uni et seulement 271.000 en Allemagne.

"Le VUL a toujours été important en France, donc ça a incité les constructeurs français à s'intéresser à ce segment", explique-t-il. "Ce sont des véhicules achetés notamment par des petits artisans, commerçants, petites entreprises du bâtiment or on a beaucoup de ces petites entreprises en France". Les marques françaises accaparent d'ailleurs les deux tiers de leur marché domestique

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 06:29

Dans un marché de la voiture neuve toujours en hausse en France, c'est Peugeot qui tire son épingle du jeu, loin devant Renault, en terme de progression des ventes.
Avec 32,39 % de part de marché, PSA (Peugeot Citroen DS) confirme une fois de plus sa place de leader sur le marché français au mois de février 2018. Et ce, malgré la contre performance de DS, dont les ventes continuent à s'effondrer (-18,8 %) , faute de nouveautés. Citroën, de son côté, a vendu autant de voitures en février de cette année, comparé à l'année dernière.

A noter que les ventes d'Opel (5718 véhicules, 3,39 %) ne sont pas encore comptabilisées officiellement avec les ventes de PSA, tant que l'intégration du groupe qui appartenait précédemment à General Motors n'est pas achevée. Avec Opel, Peugeot culminerait à 35,78 % de part de marché. 

Une voiture sur trois vendue en France est fabriquée par PSA

Renault, de son côté, n'a vu ses ventes progresser que de 0,9 % en février, avec 40.323 véhicules écoulés, ce qui confère à la marque au losange une part de marché de 23,87 %. Dans le lot, Dacia représente un quart des ventes, soit 10.081 voitures. Techniquement, c'est donc Peugeot, avec ses 31.006 voitures vendues en février qui occupe la première place en nombre de voitures vendues par marque, devant Renault qui en revendique 30.242.

Collectivement, les marques françaises ou appartenant à des constructeurs français (comme Dacia, et prochainement Opel) représentent 56,28 % des voitures neuves vendues dans l'Hexagone.

Du coté des marques étrangères, Volkswagen occupe toujours la première place, tant individuellement qu'avec toutes les marques commercialisées par le groupe. Volkswagen a ainsi commercialisé 10.916 voitures en février 2018, pour une part de marché de 6,46 %. Le groupe, en incorporant Seat, Skoda Audi et Porsche a vendu 19.820 voitures, pour une part de marché de 11,73 %, en progression de 4 %. On notera la très belle performance de Skoda, dont les ventes font un bond de 22,8 % en février, grâce à l'arrivée de nouveaux modèles de SUV.
 

Explosion des ventes chez Jeep et Hyundai en février

Derrière VW, Toyota et Lexus conservent la deuxième place, malgré un léger coup de mou (-2,1 %), avec 8.356 véhicules vendus. Le japonais est suivi de près par FCA et ses 7751 ventes, dont 5912 Fiat (+8,8 %.) Jeep, qui appartient au même groupe, aligne 1.048 voitures vendues en février, un chiffre en hausse de 42,2 %. Il remporte ainsi la première place du classement en terme de progression des ventes, toutes marques confondues.

Suivent derrière Ford, en petite forme avec 7.249 ventes (4,29 %), en baisse de 5 %, l' allemand BMW (6.817 véhicules 4,04 % de part de marché), qui progresse de son côté de 5,5 %, Hyundai (3,84 % et 6.478 véhicules), et 26,5 % de croissance, la deuxième performance du classement, Nissan, 3,3 % et 5.567 véhicules écoulés (-2,9 %) et Daimler (5.224, 3,09 %) dont les ventes affichent 2,7 % de progression.

Bon dernier, Volvo, repris par le chinois Geely, voit ses ventes chuter lourdement en février, avec seulement 1.325 véhicules vendus, soit 0,78 % de part de marché, en baisse de 18,6 %.

Ventes vp fevrier 2018

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 06:27

Le constructeur automobile PSA a dévoilé mardi à Genève sa nouvelle grande berline, la Peugeot 508, un modèle crucial pour la montée en gamme de son image dans un segment en baisse dominé par la concurrence allemande.

"Il n'y a pas que le SUV dans la vie", a déclaré à l'AFP Laurent Blanchet, directeur du produit de la marque Peugeot. Les berlines ont nettement perdu du terrain ces dix dernières années face à la croissance du marché de ces 4x4 urbains.

Mais elles conservent des avantages en termes de consommation de carburant et donc d'émissions de CO2, en raison d'un meilleur profil aérodynamique et d'un poids plus léger. Et il reste des inconditionnels de ces lignes plus basses et plus sportives.

"Le point essentiel c'est de faire des voitures de caractère et non pas de pâles copies de choses qui existent", a commenté Carlos Tavares, y voyant la raison du succès commercial du Peugeot 3008.

Selon lui, "les berlines ont tout à fait leur place, ne serait-ce que parce qu'elles sont très efficientes d'un point de vue du CO2".

La Peugeot 508, vendue à partir de 32.000 euros, sera dotée à partir de l'an prochain d'une version "plug-in hybride" associant à un moteur essence, un moteur électrique permettant 50 km d'autonomie sans émission de CO2, pour une puissance de 225 chevaux.

Ce modèle, qui sera aussi décliné en une version spécifique, plus longue, pour la Chine, devrait se vendre à 60 % auprès d'une clientèle d'entreprises, pour qui le coût d'utilisation est un critère majeur, a expliqué M. Blanchet.

Il a souligné les efforts de style pour donner au modèle "une ligne très attractive, inspirée des berlines-coupés".

L'objectif de ventes affiché est plutôt modeste: 35.000 à 40.000 voitures par an en Europe. Mais, au-delà, cette grande berline doit asseoir l'image de la marque au lion.

"On a aussi un objectif d'image", cette voiture "va venir coiffer" l'offre de produits de Peugeot "avec une notion de montée en gamme", souligne M. Blanchet.

Il reconnaît que le deuxième constructeur européen vise clairement les marques "premium" allemandes. "Ces dernières années, elles ont dominé le marché" des grandes berlines, admet-il.

L'ancienne 508 se vendait à plus de 90 % en version diesel. Peugeot estime que cette part sera comprise entre 70 et 80 % pour le nouveau modèle, alors que ces motorisations sont de plus en plus montrées du doigt dans le débat public.

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 06:21
 

La production en cycle complet des fourgons utilitaires légers Peugeot Expert et Citroën Jumpy vient d’être lancée au sein de l’usine PSMA Rus, à Kalouga (163 kilomètres au sud-ouest de Moscou).

Ces véhicules recevront des caractéristiques adaptées au marché russe, à savoir des suspensions renforcées, une garde au sol revue à la hausse, une protection métallique du carter moteur, le préchauffage autonome du moteur diesel, le chauffage de la zone de repos des essuie-glaces, ainsi qu’une batterie à capacité augmentée.

Lire aussi : Huit produits populaires modifiés spécialement pour le marché russe

De plus, à la différence des modèles importés, les fourgons assemblés localement seront dotés de phares antibrouillard, d’un système de chauffage des sièges et d’équipements optionnels supplémentaires (pour les versions Citroën Jumpy Business et Peugeot Expert Premium Pack), comprenant notamment la climatisation, des détecteurs de recul ou encore des capteurs de précipitations et de luminosité.

À l’avenir, sur la base de ces utilitaires est prévue l’élaboration de versions axées sur le transport de passagers (9 et 10 places) et transport mixte (5 et 6 places), de véhicules frigorifiques, de véhicules blindés de transport de fonds, de laboratoires mobiles, d’ambulances et de véhicules d’aide sociale, etc.

À noter que l’assemblage de ces véhicules est effectué en parallèle de celui des berlines Citroën C4 et Peugeot 408, qui représentent 40% des ventes du groupe PSA en Russie. Par ailleurs, d’ici le milieu de l’année, le site de Kalouga entamera également la production de combispaces Citroën SpaceTourer et Peugeot Traveller.

En ce début d’année 2018, la star de Peugeot en Russie est le crossover 3008, un succès qu’évoque Russia Beyond dans cet autre article.

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 06:18

 

Le groupe PSA Peugeot Citroën a dévoilé les chiffres officiels de son bilan 2017. Et s'il qualifie les résultats "d'excellents" et même "d'historiques", tout n'est pas rose pour autant.

Commençons par le positif : le groupe automobile français annonce un bénéfice net record d'un peu plus de 1,9 milliard d'euros pour l'exercice 2017, soit une hausse de 11,5% en douze mois. Dans une situation critique il y a moins de quatre ans encore, PSA confirme donc son regain de forme après avoir mis en place un large plan de restructuration. Ce qui, à fortiori, donne un peu moins envie de saluer la performance, même s'il est acquis que la cure d'amincissement du constructeur était inéluctable.

"PSA a obtenu des résultats historiques en 2017 avec un niveau record de ventes à 3,63 millions de véhicules ainsi qu'un record de chiffre d'affaires", déclare Jean-Baptiste de Chatillon, directeur financier de PSA. "La compagnie est aujourd'hui redressée, après avoir accumulé 10 milliards d'euros de trésorerie depuis 2014", ajoute quant à lui le PDG, Carlos Tavares.

Essai Citroën C3 III 2016

Le chiffre d'affaires record signalé par de Chatillon atteint les 65,2 milliards d'euros, en comprenant désormais Opel, soit une hausse de 20,7%. Mais les chiffres sont surtout intéressants si l'on se penche sur les cas Peugeot et Citroën, qui cumulent une augmentation des ventes de 12,9%. Les Peugeot 3008 et Citroën C3 sont clairement passés par là.

Les difficultés liées à Opel

La moins bonne nouvelle concerne toujours le rachat de Opel-Vauxhall. C'est en effet sur le bilan 2017 que l'opération pèse lourd : un montage financier de près de 1,3 milliard d'euros pour des marques en déficit, ce qui a pour conséquence évidente de fragiliser la marge opérationnelle du groupe PSA. Moins 179 millions d'euros en 5 mois, soit une marge opérationnelle de 6,1%, alors qu'elle aurait pu dépasser la barre des 7% sans Opel (7,3% pour les seules Peugeot, Citroën et DS, un record là aussi).

Carlos Tavares se veut rassurant et rappelle qu'il compte bien redresser Opel, chez qui il entrevoit les premiers signes positifs. En cherchant bien, la marque d'origine allemande réalise en effet des économies, puisque ses coûts fixes diminuent de 17%. De nouveaux progrès sont à entrevoir puisque des économies seront réalisées cette année sur les méthodes de production.

2018 Opel Combo

Par ailleurs, le groupe annonce une progression de sa part de marché en Europe, de 10,8% à 11,1%. Une bonne nouvelle, mais contrecarrée une fois de plus. De fait, les ventes chinoises de PSA sont catastrophiques, passant de 618.000 en 2016 à 387.000 en 2017.

Pourtant, là aussi, Tavares n'en ressort que du positif - en apparence du moins -, arguant que les ventes "commencent à repartir" après le lancement des derniers SUV.

Au global, PSA s'en tire très, très bien, mais va devoir transformer l'essai − nommé Opel − et confirmer dans le même temps les excellents résultats de Peugeot et Citroën à l'échelon européen, avant de négocier dans les années à venir le virage technologique majeur qui attend l'ensemble des constructeurs mondiaux.

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 06:30

Après une hausse de 11,6 % en janvier, le marché allemand confirme avec une croissance de 7 % en février. Il s'agit du meilleur démarrage depuis 1999 malgré le plongeon du Diesel.

 

La décision de la cour fédérale de Leipzig ne va faire qu'amplifier un phénomène déjà bien réel. En effet, les ventes de véhicules Diesel en Allemagne ont encore reculé de 19,5 % en février pour représenter environ 1/3 des immatriculations contre 45 % en janvier 2017. "Les clients se détournent massivement du Diesel parce qu'ils sont profondément inquiets" de son avenir, explique Peter Fuss, analyste chez EY, prédisant une poursuite de cette tendance.

 

Malgré ce reflux du Diesel, le marché allemand reste bien orienté avec 261 700 véhicules mis à la route en février, soit une progression de 7 %, selon le VDA. Au cumul, le marché totalise 531 100 immatriculations, soit le meilleur début d'année depuis 1999, a souligné ce dernier.

 

Dans ce contexte, Volkswagen a vu ses ventes grimper de 12,4 % en février, à 47 822 unités, malgré la révélation fin janvier de tests secrets menés en 2014 par le groupe aux Etats-Unis sur des singes afin de prouver l'innocuité des vapeurs Diesel, ce qui avait suscité une vague d'indignation. En revanche, chez les marques premium qui ont cofinancé ces tests sur les primates, BMW a reculé sur un an de 0,7 %, à 17 664 unités, et Mercedes a progressé de 0,7 %, à 21 910 unités. La filiale allemande du groupe français PSA, Opel a quant à elle progressé de 6,7 %, à 19 128 exemplaires. Les marques allemandes ont globalement affiché une hausse de 7 %, à 180 600 véhicules écoulés.

 

Les importateurs ont davantage soutenu la croissance du marché, en progressant en février de 8 %, soit 81 100 unités, pour représenter presqu'un tiers des ventes de voitures neuves en Allemagne. Les marques françaises en particulier ont brillé, Peugeot bondissant de 44 % avec 6 077 véhicules vendus, étant imité par les autres marques du groupe PSA, Citroën gagnant 19 %, à 4 579 véhicules, et DS 129 %, mais avec 423 unités. L'ensemble devance le concurrent Renault, qui a écoulé 9 842 modèles, soit une hausse de 12 %.

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 06:26

Le constructeur automobile français PSA a renoué avec les bénéfices en Russie en 2017, au prix d'une importante réorganisation après avoir été violemment frappé par la crise, qui avait vu fondre de moitié le marché russe.

Le lancement vendredi de deux nouveaux véhicules utilitaires, suivis de leurs versions pour passagers dans quelques mois, portera à six le nombre de modèles produits par PSA en Russie, dans l'usine de Kalouga (à 200 km au sud-ouest de Moscou) qu'elle partage avec Mitsubishi.

Mais si l'usine a une capacité de construction de 80.000 voitures par an pour PSA, le constructeur n'y a jamais dépassé les 15-20.000 par an avant la crise. En 2018, l'objectif est d'en produire environ 10.000.

PSA, relativement peu implanté en Russie, avait été violemment touché pendant la crise. En mars 2015, l'usine avait suspendu sa production pendant plusieurs mois et supprimé une centaine de postes.

"Quand le marché était bon on perdait beaucoup d'argent", a déclaré à l'AFP Christophe Bergerand, PDG de PSA en Russie, Ukraine et CEI, "nous produisons désormais un volume beaucoup moindre, mais malgré la crise la région Eurasie est devenue profitable en 2017".

Le groupe PSA a publié jeudi un bénéfice net "record" de 1,9 milliard d'euros dans le monde pour 2017, en hausse de 11,5 %.

Environ 70 millions d'euros ont été investis ces dernières années pour réorganiser l'usine de Kalouga - inaugurée en 2010 et détenue à 70 % par PSA et à 30 % par Mitsubishi - afin d'y produire plus de modèles mais en quantités moindres.

Malgré la crise et les pertes qu'elle a entraîné, PSA a "décidé de rester en Russie, à la fois à cause de sa dimension et de son potentiel", a déclaré M. Bergerand, ajoutant que "ne pas y être serait une erreur".

"Notre cible de 40 % de localisation de la production a été atteinte", a déclaré Nicolas Febvay, directeur général de la coentreprise PCMA Rus détenue par Mitsubishi et PSA, affirmant que certaines pièces développées et produites sur place étaient exportées vers l'Europe.

Un nouveau modèle, dont la production devrait être lancée en 2020, devrait atteindre 60 % de localisation.

"Les Russes veulent que l'industrie soit russe, ils considèrent qu'on pourrait localiser plus", affirme M. Bergerand.

Le marché automobile russe a particulièrement pâti de la crise causée par la chute des prix du pétrole et les sanctions liées à la crise ukrainienne.

Alors que les grands constructeurs mondiaux avaient massivement investi en période de croissance, il a fondu de plus de moitié entre 2013 et 2016, avant de rebondir en 2017

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