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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 09:27

D'après François Roudier, la location de longue durée a changé la manière dont les Français choisissent leur véhicule
D'après François Roudier, la location de longue durée a changé la manière dont les Français choisissent leur véhicule Photo Martin Bureau. AFP  

En juillet, les immatriculations de véhicules neufs ont bondi de 18,9 % par rapport à l'an dernier. Pour François Roudier, le porte-parole du Comité des constructeurs français, les restrictions qui visent l'automobile ne découragent pas les conducteurs car la voiture reste «irremplaçable».

Avec 175 396 immatriculations de voitures neuves enregistrées au mois de juillet, le marché automobile français affiche une belle santé malgré le contexte économique maussade et les restrictions de plus en plus nombreuses qui ciblent les voitures en ville et sur les routes. En juillet, le marché français des véhicules particuliers a bondi de 18.9 % en données brutes et 8,1 % si on se fie au nombre de jours ouvrés comparable par rapport à l’an dernier, a fait savoir ce mercredi le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). François Roudier, son porte-parole, analyse cette évolution.

Comment expliquez-vous ce bond des immatriculations alors que le contexte économique est morose et que les contraintes ne cessent de se multiplier pour les automobilistes (limitation à 80 km/h, critères écologiques, prix du carburant) ?
Même s’il n’est pas particulièrement enthousiasmant, le contexte économique n’est pas si mauvais, nous sommes dans une période de croissance après tout. Et les contraintes telles que les 80 km/h ou la piétonnisation des berges de Seine à Paris n’ont pas de réel impact. La part des ménages véhiculés en France reste de 85 % car qu’il s’agisse d’aller au travail, faire ses courses ou se déplacer avec ses enfants, la voiture reste irremplaçable. Un automobiliste qui quitte Palaiseau à 8 h 30 pour rejoindre son bureau à Paris, il ne prend pas le volant pas plaisir : il y est obligé. Idem dans les zones rurales, qui ne bénéficient pas d’un réseau de transports en commun aussi riche que Paris et les autres métropoles. Les chiffres positifs sont aussi le résultat de l’augmentation des immatriculations de véhicules utilitaires légers (VUL) et de voitures dites «société». Celles-ci représentent environ 40 % des immatriculations, et cela peut aussi bien concerner une entreprise qui renouvelle entièrement sa flotte et passe une commande de 30 véhicules, qu’une petite pharmacie de province dont le directeur fait passer l’achat de sa voiture sur les frais de sa société.

Comment les constructeurs français parviennent-ils à tirer leur épingle du jeu ?
La bonne santé économique des constructeurs français, ils la doivent notamment au renouvellement de leurs gammes qui était indispensable. Les véhicules utilitaires sport (SUV), sont vraiment dans l’air du temps. C’est ce qui plaît vraiment aux acheteurs, par opposition aux grosses berlines au design assez lourd, qui n’attirent plus tellement. Par exemple, depuis que le groupe PSA [Peugeot-Citroën, ndlr] a renouvelé sa gamme, en y incluant des SUV, les immatriculations ont connu un boost intéressant. Je pense aussi au modèle Duster de Dacia, ou la 3008 de Peugeot, la tête de gondole de la marque, qui se vendent aussi très bien.

Comment a évolué la consommation des Français dans leurs achats de voiture ?
L’attachement aux marques n’est plus réellement d’actualité, sociologiquement cette spécificité disparaît. Ce changement a été assez surprenant car les Français sont connus pour aimer acheter français, mais il semble que la location de longue durée ait changé la donne. Aujourd’hui les automobilistes étudient les offres des différents groupes et choisissent la plus intéressante, rassurés par un engagement beaucoup moins long qu’en cas d’achat. En conséquence, d’une location à l’autre, les automobilistes peuvent sans mal passer de Renault à Citroën. Concernant les voitures électriques, le tournant n’a pas encore été enclenché, les statistiques stagnent. C’est surtout une lacune d’offre, qui devrait se résorber, d’ici 2020 je pense. Tous les constructeurs proposeront une dizaine de voitures électriques. Une fois passé le stade des militants qui cherchent à tout prix à conduire une voiture écolo, il faudra conquérir un autre public qui ne transigera certainement pas sur le prix, la sécurité et surtout le confort.

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 09:19

 


     
Comment les Peugeot 2008, 3008, 5008 et les autres SUV du groupe ont sauvé PSA
Calandre du SUV Peugeot 3008 - PSA -

Il y a quelques années, PSA était au bord de la banqueroute… Aujourd’hui, le groupe sochalien se porte comme un charme. Ce redressement spectaculaire est principalement dû à la grande réussite commerciale de nouveaux modèles, dont sa gamme de SUV composée des 2008, 3008 et 5008 du côté de Peugeot et des C3, C4 et bientôt C5 version Aircross chez Citroën.

 

Peugeot 3008, 2008 et 5008, Citroën C3 Aircross, C4 Aircross et bientôt C5 Aircross, Opel Mokka X, GrandLand X et CrossLand X… La famille des SUV est grande, très grande chez PSA. Et si le catalogue des crossovers est si étoffé, c’est qu’ils se vendent comme des petits pains ! Rien qu’en 2017, un véhicule sur deux Peugeot était un SUV, soit une hausse de 60% sur un an ! Un succès commercial qui redonne de l’ambition au groupe PSA tout entier, d’autant que le prix moyen de ces SUV est bien plus élevé que celui des modèles plus modestes.

Surtout, ces véhicules sont aussi particulièrement rentables. Ainsi, PSA a annoncé fin juillet un record de sa marge opérationnelle courante (pour son pôle Peugeot-Citroën-DS) de 8,5%, contre 7,3% un an plus tôt. Dans le même temps, sa nouvelle division Opel-Vauxhall (depuis mars 2017) a renoué avec les bénéfices, après de nombreuses années dans le rouge. Le chiffre d’affaires n’est pas en reste, puisqu’il enregistre une hausse de 40,1% au premier semestre pour l’ensemble du groupe PSA, à 38,6 milliards d'euros.

Fort de ce succès, PSA recrute à tour de bras. Sur son site de Rennes par exemple, 350 postes ont été créés (dont 50 CDI intérim et 10 CDI classiques). Une quatrième équipe de production va ainsi être mise en place sur le site breton dès la fin de l’année. PSA cherche en effet à augmenter la cadence de production du Citroën C5 Aircross, qui débarque en concession au dernier trimestre 2018. Peugeot doit aussi répondre à l’énorme demande en 5008, dont 100.000 exemplaires ont été vendus en seulement une année de commercialisation. Il s’agit là d’un bel exploit pour un véhicule de la marque au lion proposé à ce niveau de prix (à partir de 27.100 euros). Jusque là, les best-sellers du constructeur étaient plutôt composés de la citadine 208 et de la berline 308, bien moins chères.

- PSA - SUV Peugeot 3008

La France profite à plein de ce succès des SUV de la marque

En 2017, le groupe était même le premier contributeur à la balance commerciale de la France, devant Renault. En 2017, son excédent commercial était de près de 6 milliards d’euros, en progression de 15% sur un an. Le groupe PSA dispose en effet de cinq usines d’assemblage sur le territoire, qui ont produit 1,1 million de véhicules l’année dernière (+12,9% par rapport à 2016). Cela représente plus d’un tiers de la production mondiale des véhicules des marques Peugeot, Citroën et DS.

- PSA - SUV Citroën C5 Aircross

Ce succès des SUV a permis à PSA de dépasser certains de ses objectifs de long terme. Le plan “Push to Pass”, lancé en 2016, prévoyait une marge opérationnelle courante pour sa division automobile de 6% d’ici 2021. Il vise aussi une augmentation de 15% de la croissance de son chiffre d’affaires à taux de change constant à cet horizon. Pour prendre toute la mesure de cette ambition, sachez que la marge opérationnelle moyenne du groupe n’était que de 1% en moyenne de 2001 à 2015 ! Et les deux dernières années, elle a été multipliée par quatre, principalement grâce au succès des SUV du groupe.

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 08:51

La bonne santé de Citroën profite évidemment à l’usine de La Janais, située à Chartres-de- Bretagne (près de Rennes). Pour l’heure, ce site produit des Peugeot 5008, mais, à compter de septembre, l’arrivée de la Citroën C5 Aircross est programmée ; ce sera le porte-étendard de la marque aux chevrons. Particularité du SUV C5 Aircross : il est déjà fabriqué et commercialisé en Chine depuis septembre 2017 ; dans ce pays, Citroën en a déjà vendu 40 000.

Du positif pour les ouvriers bretons : à partir de décembre, on assistera à la mise en place d’une quatrième équipe de production le vendredi, le samedi et le dimanche. Le constructeur a annoncé l’embauche de 350 personnes (dont 290 à durée déterminée) pour constituer cette nouvelle équipe. Selon la direction, ces embauches vont porter la capacité de production de l’usine « à 160 000 véhicules par an » (Ouest-France, Ille-et-Vilaine, 21-22 juillet 2018).

Mais il faut compter avec les effets négatifs de la mondialisation. « 15% des pièces sont chinoises et acheminées vers Rennes à la cadence de cinq conteneurs par jour. » Une consolation cependant : « un quart des éléments constitutifs sont en revanche fabriqués dans le bassin industriel rennais. »

Point déterminant de ce genre d’opération : le prix de revient. « Pour faire baisser les coûts, outre la rationalisation industrielle à l’œuvre dans l’usine rennaise (réduction des mètres carrés, intégration des fournisseurs dans l’usine, partage de 60% des éléments avec la 5008…), il a fallu passer par une localisation dans les zones à bas coût de l’Union européenne (Europe de l’Est, péninsule ibérique) de la production de pièces, mais aussi d’une partie de la recherche et développement. » (Le Monde, mercredi 18 juillet 2018).

Selon Linda Jackson, directrice de Citroën, « la version européenne du SUV C5 Aircross, fabriquée à Rennes, sera commercialisée à partir de l’automne et exportée vers plus de 90 pays. Nos objectifs de vente sont de 110 000 véhicules par an » (Ouest-France, mercredi 17 juillet 2018)

Tout cela est bel et bien bon mais il convient de rappeler l’importance de l’aide de la collectivité dans le sauvetage de l’usine de La Janais. Car, en 2015, rien ne va plus chez PSA Peugeot Citroën. Compte tenu de la diminution de l’activité sur le site breton, l’entreprise n’a plus besoin des 230 ha dont elle est propriétaire. Faire de la trésorerie passe, par exemple, par la vente de 53 ha de terrains (essentiellement des parkings destinés au stockage des véhicules) à la Région. Sans doute, Carlos Tavarès, président du directoire de PSA, avait-il posé ses conditions : c’est ça ou bien on ferme l’usine.

Car si La Janais compte alors officiellement 4433 salariés, ils sont en réalité moins de 3000 en poste, si on enlève ceux qui ont déjà adhéré aux précédentes mesures de départ volontaire, d’après la CFDT (Ouest-France, Ille-et-Vilaine, vendredi 6 novembre 2015). Le plan social de juillet 2012 était passé par là avec la suppression de 1400 emplois. Philippe Bonnin (PS), maire de Chartres-de-Bretagne, est même très pessimiste à l’époque : « Soyons réalistes, l’automobile en Bretagne est clairement sur le déclin. La filière employait 30 000 personnes en 2004, ils ne sont plus que 9000 aujourd’hui en Ille-et-Vilaine, dont moins de 3000 à La Janais » (Ouest-France, Ille-et-Vilaine, 26-27 septembre 2015).

Finalement, PSA a fait une bonne affaire puisque la région achète 53 ha de terrains (sur 230ha) devenus inutiles à l’entreprise qui est entrée dans une production « resserrée » (sic) et un effectif « réduit » -Ouest-France, Ille-et-Vilaine, jeudi 30 avril 2015). Mais l’opposition de droite du conseil régional conteste le montage : « La Janais, un cadeau à Rennes Métropole ». En effet « ce terrain a été acheté 24 euros le m2 à PSA. Il doit être revendu 18 euros à Rennes Métropole après avoir été déconstruit et dépollué » (Ouest-France, Bretagne, vendredi 16 octobre 2015).

Mais c’est la CGT qui est la plus complète dans l’exposé des aides dont bénéficie PSA à Chartres-de–Bretagne. D’abord Rennes Métropole va verser 2,34 millions à l’entreprise pour son programme de recherche, développement et innovation (47 millions) visant à moderniser l’unité de production de La Janais. La Région aussi y contribue, pour près de 9,9 millions. Ces sommes s’ajoutent «  au rachat à hauteur de 13,3 millions d’euros de 53 hectares de terrains de PSA par les collectivités et le financement par l’État de 60 jours pour l’année 2016 au titre du chômage partiel sur le site. » (Ouest-France, Ille-et-Vilaine, mardi 29 novembre 2016).

Pour toutes ces raisons, Thérèse Joder, directrice du site, est donc en droit d’affirmer : « Rennes est aujourd’hui l’usine la plus moderne du groupe PSA ». (Le Figaro Économie, vendredi 28 mai 2018). Elle aurait pu ajouter qu’en 2016 , le résultat net part du groupe de PSA était de 1,730 milliard d’euros (+92,4%) et de 1,929 milliard (+11,5%) en 2017. Donc tout va bien !

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 08:31

 

En France, le Comité français des constructeurs automobiles a annoncé que les immatriculations de voitures neuves ont connu une hausse de 18,9% d’une année à l’autre au mois de juillet. Voilà une nouvelle qui a fait le bonheur des constructeurs. Ils restent toutefois prudents au cours du second semestre de l’année 2018.

Au mois de juillet 2018, les immatriculations de voitures neuves ont augmenté de 18,9%, comparativement à l’année dernière, durant la même période. Ce constat ressort en effet des chiffres publiés récemment par le Comité français des constructeurs automobiles. Ce mois de juillet a comptabilisé 175 396 nouvelles immatriculations.

Depuis le début de l’année, les ventes sont donc en progression de 6,1%, ce qui s’annonce prometteur pour les constructeurs. Dans le détail, c’est le groupe français PSA (Peugeot, Citroën) qui présente la plus forte hausse du marché avec une croissance moyenne à deux chiffres, soit 28,2%. Qu’il y a-t-il à savoir sur cet essor des voitures neuves ?

Le marché des voitures neuves a connu une embellie importante en juillet

Le Comité français des constructeurs automobiles a annoncé que le mois de juillet 2018 a été fructueux pour le marché des voitures neuves en France. En effet, il a recensé 175 396 nouvelles immatriculations, soit une bonne progression de 3,1%. Au total, les sept premiers mois de l’année auront donc totalisé 1,36 million de voitures neuves. Ayant engrangé 57,8% des parts de marché, les constructeurs français se sont illustrés. Le groupe PSA reste le leader du marché de l’automobile avec une augmentation de 28,2% de ses ventes, loin devant Renault et sa performance de +16,1%.

Comme un regain d’optimisme dans l’air

Bon nombre d’observateurs associent cette augmentation du nombre de nouvelles immatriculations à une tendance qui se poursuivra. Par exemple, le cabinet AAA Data mise sur une augmentation de 4% du nombre total d’immatriculations par rapport à 2017, soit 2,19 millions de voitures neuves au total.

Pour justifier cette théorie, le cabinet estime que le marché retrouve une certaine performance et que les Français sont désormais plus enclins à consommer. Mais d’autres paramètres viennent également appuyer cette augmentation du nombre de voitures neuves. Par exemple, la prime à la casse proposée par le gouvernement, qui comptabilise déjà 35 000 dossiers depuis le début de l’année, figure parmi eux.

Mais il faut également noter l’essor de l’achat d'un véhicule par le dispositif de la LOA (Location avec option d’achat) fait partie de ces paramètres. À titre de rappel, cette formule permet au locataire de profiter du véhicule et de ne prendre en charge que l’entretien et l’assurance automobile.

Un ralentissement possible au deuxième semestre

Malgré ce regain de confiance des ménages français, les constructeurs automobiles restent prudents pour le deuxième semestre de l’année 2018. Le président de la CCFA, François Roudier, souligne d’ailleurs que :

Nous craignons un ralentissement au second semestre.

Il en est de même pour Peugeot, qui révise ses ambitions à la baisse. Si les premières annonces tablaient sur une augmentation annuelle de 4% de ses ventes de voitures neuves, le constructeur français pense désormais ne réussir qu’une progression de 2%.

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 08:29

Le marché automobile est en pleine forme depuis le début de l'année. Quels modèles ont séduit le plus ? Réponse avec notre Top 10 des meilleures ventes.

Sur les sept premiers mois de 2018, la progression du marché des voitures particulières (VP) neuves s'élève à 6,3% par rapport à 2017, annonce le Comité des Constructeurs Français d'Automobiles (CCFA). Au total, 1.363.546 véhicules particuliers ont été immatriculés depuis le début de l'année. Comme toujours, on retrouve la Renault Clio sur la première marche du podium, avec 77.781 exemplaires vendus. La petite française se paye même le luxe de larguer sa concurrente directe, la Peugeot 208, qui n'a écoulé que 63.390 unités sur la même période. Quasiment 15.000 unités séparent désormais les deux citadines françaises.

Le SUV Peugeot 3008 continue de surfer sur la vague de son succès avec 53.725 exemplaires vendus au cours des sept premiers mois de l’année. Il reste à la troisième place du podium et s’octroie presque 4% de parts de marché ! La Citroën C3 reste accrochée à sa quatrième place, tandis que le Peugeot 2008 se fait doubler par la Dacia Sandero. L’écart entre les deux est néanmoins très faible, avec seulement 733 unités de différence. A noter que la Roumaine est la seule voiture étrangère de ce Top 10.

Le Top 10 des ventes en France !
Sans plus attendre, voici le Top 10 des meilleures ventes de véhicules particuliers neufs sur le marché français du 1er janvier au 31 juillet 2018 !

1 - Renault Clio : 77.781 (5,7%)
2 - Peugeot 208 : 63.390 (4,6%)
3 - Peugeot 3008 : 53.725 (3,9%)
4 - Citroën C3 : 46.257 (3,4%)
5 - Renault Captur : 44.405 (3,3%)
6 - Dacia Sandero : 42.966 (3,2%)
7 - Peugeot 2008 : 42.233 (3,1%)
8 - Peugeot 308 : 40.103 (2,9%)
9 - Renault Mégane : 29.583 (2,2%)
10 - Renault Twingo : 28.818 (2,1%)

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 08:26

 

PSA est arrivé à redresser Opel, qu’il a acquis il y a tout juste un an. En effet, depuis plus d’une décennie, l’enseigne allemande est passée de perte en perte. Actuellement, elle commence à remonter la pente. Ce regain de dynamique y est d’ailleurs pour beaucoup dans l’atteinte d’un résultat « record » du groupe au premier semestre de 2018.

L’acquisition d’Opel l’année dernière a été fort bénéfique pour le groupe PSA. C’est ce que laisse entendre les résultats publiés par l’enseigne en début août 2018. Il se trouve, en effet, que ce constructeur français a optimisé encore plus ses rendements pour atteindre un niveau record. L’ancienne marque allemande, Opel, racheté récemment par le groupe, y est également pour quelque chose, malgré ses aboutissements désastreux depuis 1999.

Cette performance, PSA le doit principalement à ses différentes stratégies basées sur la réduction des coûts sur le plan technique. Il a aussi misé sur des modèles en vogue comme les SUV (voiture utilitaire sport). D’ailleurs, le groupe ne compte pas en rester là et prévoit d’améliorer encore plus ses marges dans un proche avenir.

Une stratégie gagnante

Afin d’améliorer la performance d’Opel et du groupe, PSA a mis sur pied une stratégie gagnante en misant sur la réduction des coûts à la fabrication. Le président de ce constructeur français précise que :

Nous allons réduire de 40% les pièces nécessaires.

Le groupe s’est également focalisé sur les secteurs les plus rentables du marché de l’automobile, comme les cessions aux concessionnaires, par exemple, ou encore les ventes aux loueurs de courte durée.

Mais l’un des plus grands atouts de PSA repose sur les modèles en vogue que sont les SUV. D’ailleurs, sa filiale Peugeot a réussi sa percée sur le marché avec la série 3008 qui est actuellement considérée comme le numéro un des véhicules surélevés en vogue en Europe. Dans ce domaine, Opel a aussi brillé sur deux fronts, à en croire les affirmations du directeur de la recherche-développement de PSA :

Nous avons déjà deux voitures en commun, (les « SUV » Opel Crossland X et Grandland X sur base PSA), avec les structures de coûts de PSA. C’est une contribution importante aux 5% de marge.

Aussi, ce constructeur s’est appuyé sur un concept particulier. Celui qui consiste à utiliser les mêmes pièces sur ses différentes marques qu’il s’agisse d’Opel, de Citroën ou de Peugeot. À un responsable du groupe d’affirmer :

La moitié des pièces entre les véhicules sont effectivement communes.

Une rentabilité non négligeable

Le premier semestre 2018 a été incontestablement positif pour PSA. Ce constructeur tricolore a, en effet, enregistré un bénéfice net évalué à 1,48 milliards d’euros pour une croissance de 18%.

Dans les détails, cette entreprise a pu compter sur Opel et Vauxhall, ces nouvelles acquisitions en 2017 qui lui a permis de générer 500 millions d’euros de profit entre janvier et juin pour afficher une hausse de 5%. Une augmentation qui aura sûrement de l’impact sur la souscription à l’assurance Opel.

Au total, le groupe a réussi à écouler 2,2 millions de modèles à travers le monde ces six derniers mois. Mais ce sont les filiales françaises Citroën et Peugeot qui ont principalement contribué à une telle performance en atteignant une progression record de 8,5%. Une prouesse qui a été fortement félicité par Carlos Tavares, le PDG de PSA.

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27 juillet 2018 5 27 /07 /juillet /2018 06:07

Pourquoi trouve-t-on des voitures Françaises avec le Volant à Droite ?

Aujourd’hui on a fait face à une petite incompréhension sur News d’Anciennes. Un volant à droite sur une Hotchkiss Anjou, ça veut dire qu’elle a été construite pour partir en Angleterre ? Et bien pas du tout. Quelques explications !

Celle-ci, Bertrand l’a vue à Mantes, il en parle ici.

Les premières autos : toutes avec un volant à droite

Qu’on soit en Angleterre, en France, en Belgique, au début du XXe siècle, les automobiles ont un volant à droite. On trouve deux raisons principales à cela.
La première c’est que les autos d’alors ont le frein à main à l’extérieur de l’auto. Il faut l’actionner en tirant sur un levier, et on privilégie pour cela la main droite, qui chez la plupart des conducteurs est la “main forte” et permet mieux de se servir de ce levier.

La seconde raison marche surtout dans les contrées où l’on roule à droite. Au moment de croiser une autre auto (cela n’arrive pas… tous les jours) il faut se serrer à droite sur des chemins très étroits. Etre à droite possède l’avantage de pouvoir regarder de plus près le bas côté, on évite alors de glisser dans le fossé !

Évolutions… sauf pour les autos haut de gamme

L’automobile évolue vite… et les habitacles se referment. Plus question de sortir la main pour attraper le levier, on le déplace donc au centre de la voiture. Mais là encore, pour le manier de la main droite, il faut de la force. Alors le poste de conduite est également déplacé.

Sauf que sur les autos haut de gamme, même en France, le volant va rester à droite. Toutes les marques généralistes ou presque opèrent le changement. Chez Renault par exemple c’est au Salon de 1932 que toutes les autos sont en conduite à gauche. Pourtant il est encore possible de demander un volant à droite, sans surcoût !

Les marques de luxe françaises vont cependant garder le volant à droite. Ces marques ce sont Bugatti (comme la Type 57 qu’on avait essayé dans cet article), Delage, Delahaye, Hotchkiss, on en passe et des meilleurs puisqu’à l’époque la France produit beaucoup de ces belles autos ! Sur les sportives, la logique est que la plupart des circuits tournant à droite, le poids est mieux réparti.

Mais sur les autres autos, le facteur principal, c’est le chauffeur. Ces autos luxueuses sont souvent conduites par un employé de la riche famille qui possède l’auto. Quand celui-ci gare l’auto (en serrant le frein à main avec la main gauche pour le coup), il est plus proche de la porte arrière droite, la première qu’il doit ouvrir. C’est là où se trouve Madame, qui n’a pas besoin de marcher sur la route pour atteindre le trottoir !
Autre avantage, le chauffeur étant à droite, il ne bouche pas la vue de Monsieur, installé à l’arrière gauche !

Les voitures française avec volant à droite resteront donc monnaie courante… jusqu’à la disparition de ces marques. En effet l’après guerre sonnera le glas de la plupart. Les plus vaillant tiendront 15 ans. Les quatre constructeurs français d’alors, Peugeot, Citroën, Simca et Renault ne proposent plus d’origine et pour le marché français, que des voitures avec poste de conduite à gauche.

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27 juillet 2018 5 27 /07 /juillet /2018 06:01


Le secteur automobile manque de punch cette année en Bourse. Les raisons sont multiples. Une poignée d'actions arrivent à se distinguer favorablement.

PSA Peugeot Citroën  UG0,00% tient la forme sur les marchés boursiers. L’action du constructeur automobile français réalise à ce jour la meilleure performance dans son secteur en Europe. Elle affiche un gain de 33,8% depuis la fin décembre 2017.

Belle prouesse pour un groupe qui revient de loin. Il y a à peine 4 ans, il était donné moribond, juste avant que la France sous l’ère de François Hollande et la Chine ne lui portent secours et le tirent du trou financier. Ces deux pays sont entrés dans son capital à hauteur de 12,2% chacun.

Depuis, sous la houlette de Carlos Tavares, ex-n°2 de Renault, PSA Peugeot Citroën s’est attelé à renforcer sa santé financière. Il a acquis des mains de l’Américain General Motors l’Allemand Opel qui vient tout juste de renouer avec les bénéfices après 18 années de pertes. Qui plus est, s’étonnent les analystes d’Evercore, "le constructeur s’offre le luxe de produire une marge opérationnelle courante de 8,5%, plus en ligne avec les premiums allemands".

Une valeur "euro"
La santé étincelante de Peugeot en Bourse tranche avec la petite mine qu’affichent la plupart des autres constructeurs. À l’exception de celles du constructeur de bolides de luxe Ferrari (+ 31,5%)  et de Fiat Chrysler (+ 10,6%), toutes les actions des groupes automobiles européens reculent depuis la fin de 2017. Les pertes vont de -6% pour BMW  à -18,1% pour Porsche .

Le redressement en cours des affaires chez Peugeot ces dernières années justifie en partie le bon comportement de son action. Une justification qui convient d’ailleurs aussi à celle de Fiat Chrysler. Avant l’arrivée de Fiat dans son capital il y a dix ans, l’Américain Chrysler avait frôlé la banqueroute.

Par ailleurs, avec 65% de ses ventes réalisées en Europe (contre 40% pour Renault par exemple), Peugeot tient actuellement un avantage sur la plupart de ses concurrents. Il est en effet moins confronté aux variations des devises internationales. Renault qui effectue 28% de ses ventes en Russie (via Avtovaz/Lada) a dû faire face à une baisse de 17% du rouble depuis janvier 2017. Bien davantage que Peugeot, Renault est aussi présent en Iran où il réalise 10% de ses ventes. Si Peugeot a décidé de se retirer de l’Iran, Renault par contre y restera actif. Il s’expose du coup à des mesures de rétorsion de la part des Etats-Unis.

Qui sait, Renault, qui publiera ses résultats ce mercredi, sera malgré tout en mesure de surprendre les investisseurs. Il ne lui faudrait en réalité pas grand-chose pour y arriver, alors que son action ne manque pas d’attrait. Son cours à la Bourse de Paris représente à peine 0,6 fois la valeur comptable de la société par action. En comparaison, ce ratio est de 1,4 pour Peugeot de 1,04 pour BMW et Daimler.

Outre qu’il affiche un rendement supérieur de 5%, le titre Renault s’échange à moins de 5 fois les bénéfices par action attendus en 2018. Tout comme celui de Fiat Chrysler.

Tarifs douaniers US
Autre avantage non négligeable par les temps qui courent, Peugeot et Renault sont absents du marché américain. Ce n’est pas le cas des constructeurs allemands qui, même s’ils produisent de plus en plus sur le continent américain, exportent une part encore importante de leur production vers les Etats-Unis.

La menace d’une hausse sensible des tarifs douaniers américains pèse sur ces exportations, et donc sur les bénéfices futurs. Et par un effet de ricochet sur les cours de leurs actions à la Bourse de Francfort. "Personne ne sait quel sera l’impact de la guerre commerciale et des différentes difficultés auxquelles nous aurons à faire face au second semestre", déclarait Patrick Koller, le patron de l’équipementier automobile français Faurecia, lors de la publication vendredi dernier des – bons – résultats engrangés par le groupe au premier semestre.

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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 05:55

 Le patron du constructeur automobile raconte comment il a remis Opel en selle.

Opel est déjà dans le vert. Comment avez-vous fait ?
Si on a saisi cette occasion, c'est que nous étions sûrs de nous.  Le plan que nous avons présenté en Allemagne le 9 novembre dernier était un plan très compréhensible et pragmatique : réduire les coûts fixes, les coûts variables, et améliorer les prix de vente. A partir du moment où il ne s'agit pas d'un plan philosophique à 30 ans, on agit assez vite pour arrêter de vendre des voitures à perte.

Michaël Lohscheller et son équipe ont bien compris qu'on n'était pas dans le Powerpoint, mais dans l'exécution. Ce plan était largement inspiré du plan « back in the race » mis en place chez PSA, et la situation s'est très rapidement retournée comme chez PSA ces dernières années.

Mais concrètement, comment cela s'est-il traduit ?
Le problème, c'était le management, pas les équipes d'Opel car il y a de nombreux talents. La marque a d'excellents produits, mais il y avait eu trop de lancements sur une fenêtre de temps trop étroite. Du coup, les produits ne sont pas installés. Nous avons donc relancé le SUV Grandland X.

Ensuite, nous avons accéléré la réduction des coûts variables en comparant systématiquement avec ce qui se passait chez PSA : la réduction des coûts a été comparable dans les deux entités sur le semestre, mais avec un menu différent. Enfin, nous avons réduit les frais fixes, via quelques discussions intéressantes avec nos partenaires.

Vous avez d'ailleurs échangé quelques mots doux avec les syndicats allemands...
Les syndicats ont été assez bruyants en Allemagne , il y a eu des tensions... Maintenant on a signé un accord et on le met en oeuvre en Allemagne comme dans tous les pays européens. Cela a été difficile car on venait de très, très loin. Il fallait faire comprendre aux gens que le statu quo ne marcherait pas, et que défendre des positions établies qui avaient conduit l'entreprise à sa perte ne protégeait pas les intérêts des salariés. On a été l'objet de manipulations, de pressions et d'autres, on a été patients et persistants.

Opel n'est pas un jouet sur lequel chacun y va de sa petite phrase
Je veux faire comprendre à tous qu'Opel n'est pas un jouet sur lequel chacun y va de sa petite phrase : les politiques, les médias, les syndicalistes... Mais Opel, ce sont avant tout 30.000 personnes qui démontrent qu'elles sont capables de donner satisfaction à leurs clients. Il faut les respecter, et leur donner une chance. Tous les employés d'Opel peuvent être fiers d'eux.

Vous projetez bien de vous séparer d'une partie de vos ingénieurs allemands ?
Chez PSA, on ne pousse pas la poussière sous le tapis. Plusieurs scénarios sont en train d'être étudiés, rien n'est encore décidé. Mais la charge de travail confiée par General Motors à Opel diminue régulièrement, et elle finira par tomber à zéro.

Nous devrons trouver une solution stable et responsable à ce problème à moyen terme, et nous prendrons la décision avec nos partenaires sociaux. Nous restons attachés au principe de ne pas forcer les gens à partir.

Le pari Opel est-il gagné ?
Je sais que nous allons être sous la pression des investisseurs qui vont considérer que c'est fait, mais il y a encore beaucoup de travail, aussi bien chez Opel que dans la partie historique de PSA.

On n'a pas tout bien fait, loin s'en faut.
La bonne nouvelle, c'est que nous avons obtenu  ces résultats alors que le PSA élargi a encore beaucoup de potentiel et d'idées pour s'améliorer encore. On n'a pas tout bien fait, loin s'en faut.

Vous disposez désormais de 8,2 milliards d'euros de liquidités ? Qu'allez-vous en faire ?
Je vais l'utiliser pour investir.

En croissance externe ?
Tout est possible, mais ce n'est ni la colonne vertébrale de notre projet d'entreprise, ni une fin en soi. Si le plan stratégique de croissance organique produit de bons résultats, cela laisse un peu d'espace pour saisir des opportunités comme celle d'Opel. On abordera cela comme une cerise sur le gâteau.

Une cerise comme Fiat Chrysler, qui vous permettrait de mettre le pied aux Etats-Unis ?
Je ne fais aucune, aucune fixation sur Fiat Chrysler, ni sur un autre groupe. Les actionnaires de Fiat Chrysler se sont prononcés à plusieurs reprises sur le fait que PSA n'est pas le bon partenaire potentiel pour eux.

Nous sommes ouverts à toutes les propositions, sept jours sur sept, 24 heures sur 24.
Mais j'ai la certitude que lorsque vous êtes en bonne santé économique, que vous avez investi dans de bonnes technologies et que vous êtes capable de franchir les barrières réglementaires, vous pouvez à un moment donné être confronté à des groupes qui n'ont pas fait de travail de fond, et qui ont besoin de s'appuyer sur quelqu'un d'autre. C'est là que nous sommes présents. Nous sommes ouverts à toutes les propositions, sept jours sur sept, 24 heures sur 24. Mais il faut être deux pour faire un deal.

Vous pensez avoir un problème de taille critique ?
A trois millions de véhicules, on nous disait qu'on était une proie pour les autres. Nous sommes en train de sortir de cette zone-là. Nous sommes d'ailleurs bien mieux valorisés qu'avant par les investisseurs. Avec quatre millions de véhicules vendus, on nous dira que c'est toujours trop petit, n'est ce pas ?

La bonne taille pour une entreprise automobile, c'est la taille qui lui permet d'avoir des profits, qu'elle réinvestit de manière récurrente dans la technologie, les marchés et les produits, pour assurer sa pérennité. Si on est à quatre millions de voitures et qu'on a une marge de premium, peut-être qu'on pourrait se satisfaire de ça. Mais ce n'est pas notre état d'esprit.

C'est vrai que votre marge est digne de Mercedes...
Si on avait dit ça il y a cinq ans, on nous aurait traités de fous. Mais c'est une condition nécessaire pour entamer la mutation dans une période incroyable de transformation de l'industrie automobile dans les dix prochaines années.

Je préfère rentrer dans cette tempête avec un bateau renforcé au niveau de sa coque, avec un équipage aguerri et toutes les munitions et les denrées nécessaires à bord. De 2020 à 2030, cela va être quelque chose !

Il va falloir savoir faire preuve de réactivité.
On peut même se demander si la taille ne devient pas un sérieux obstacle pour gérer un groupe automobile dans un monde aussi chaotique. Il faut en permanence ajuster, tirer, freiner, changer de direction. L'agilité, cela a de la valeur.

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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 05:49

Alors que les constructeurs comme Volkswagen prennent du retard dans leurs homologations aux nouvelles normes européennes WLTP le 1er septembre, PSA se dit prêt. 100% de sa gamme sera conforme à la rentrée.

Peugeot 3008

"Nous avons terminé les essais de tous nos véhicules", selon les nouveaux cycles d'homologation européens WLTP, affirme fièrement Gilles Le Borgne, directeur de la recherche-développement de PSA. Le groupe auto tricolore est donc largement en avance sur la plupart des autres constructeurs. "Plus de 80% de nos modèles seront certifiés d'ici la fin juillet", a déclaré pour sa part ce mardi le président du directoire du constructeur français, Carlos Tavares, en marge des (excellents) résultats financiers. Et tous les modèles le seront d'ici à la rentrée. "Nous ne connaissons pas, sur ce sujet spécifique, les mêmes difficultés que nous pouvons voir chez certains concurrents", a martelé Carlos Tavares.

Volkswagen très en retard

La généralisation au 1er septembre prochain du nouveau protocole de tests, qui doit mieux refléter la consommation et les émissions des véhicules en conditions réelles de conduite, pose beaucoup de problèmes à certaines marques automobiles. Mercedes ou Volkswagen, mais aussi FCA (Fiat Chrysler Automobiles) et Renault risquent en effet de ne pas reconduire nombre de leurs versions de modèles, faute de mise en conformité. Chez Renault, par exemple, le Dacia Duster va perdre pendant quelques mois sa boîte auto (double embrayage), à défaut d'homologation... Volkswagen a carrément annoncé en juin dernier qu'il va limiter limiter sa production au troisième trimestre à cause de son retard.  La fabrication de 250.000 voitures appartenant aux différentes marques du groupe devrait être retardée. Il est vrai que Volkswagen a une multiplicité de références dans ses moteurs, très supérieure à celle de PSA! Même la célèbre Volkswagen Golf GTI vient d'être stoppée.

Un vrai casse-tête

Un vrai casse-tête. Le cycle d'homologation WLTP (Harmonized Light Vehicles Test Procedure) remplace définitivement  au 1er septembre 2018 l'ancienne procédure NEDC (New European Driving Cycle) en vigueur depuis 1992. Si les voitures étaient testées autrefois à 34 km/h de moyenne et à une vitesse maximale de 120 km/h, elles le sont désormais à 46,5 km/h et 131 km/h respectivement. But: se rapprocher davantage du comportement moyen de l'automobiliste européen. Et offrir des données plus réalistes! Autres évolutions: la distance du test passe de 11 km à 23,25 km ; la durée de 20 à 30 minutes. Les phases de conduite ville-route se font plus rythmées et les changements de rapports sont plus nombreux. L'impact sur la consommation des équipements optionnels est aussi  mieux pris en compte, comme la taille des pneus et l'influence de la température ambiante externe.

PSA est en avance sur ses Peugeot, Citroën, DS. Il est le premier groupe automobile à avoir publié, il y a deux ans, des tests de consommations et de rejets de CO2 en conditions réelles d'utilisation. Pour être crédible, PSA avait défini un protocole d'essais avec des organisations non gouvernementales comme Transport & Environment (T&E) et France Nature Environnement (FNE), le tout audité par Bureau Veritas. Le pionnier du filtre à particules a en outre été l'un des premiers en Europe à adopter la technologie de dépollution "SCR", la plus avancée, sur ses diesels. Le suédois Volvo a aussi affirmé au printemps que tous ses véhicules répondaient à la nouvelle homologation.

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