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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 20:27

Plus d'un millier d'emplois sont assurés, selon Monsieur Denis Martin. "On est aujourd'hui à 1.250 emplois au total, dont 1.000 en création nette". Ces postes doivent y être créés avec l'implantation des activités du groupe PSA autres que l'assemblage de véhicules mais aussi avec l'arrivée de nouvelles entreprises. "Nous voulons mettre des succursales PSA (Peugeot et Citroën) ", a cité à titre d'exemples M. Martin, pour qui, la filiale de transport et de logistique de PSA, Gefco pourrait aussi jouer un rôle.

1500 emplois à récupérer à terme

Parmi les sociétés extérieures, "ID Logistics a été citée" avec 600 emplois à la clé, a-t-il rappelé. Le spécialiste du retraitement de matières plastiques et de métaux Galloo a lui aussi été nommé mais "ce sont quelques dizaines d'emplois", concernés, a tempéré M. Martin. "Fin 2013, on devrait avoir 400 emplois et mi 2014, on devrait être à 800. A l'horizon de 2015, on doit avoir le reste des emplois", estime-t-il.

PSA s'est engagé à aider à la réindustrialisation à hauteur de 1.500 emplois mais il veut une offre plus large "car, dit-il, il y a toujours un risque, tant que les choses ne sont pas réalisées, qu'elles ne se fassent pas". M. Martin s'est pourtant montré confiant pour ce site de 170 hectares, situé en région parisienne et bien irrigué par les transports en commun. Avec le soutien des pouvoirs publics et des syndicats "on peut aller largement au delà des 1.500 emplois", juge-t-il.

La SNCF et la RATP à la rescousse

"Certains industriels souhaitent acheter ces terrains qui seront vendus au prix du marché", a-t-il ajouté, y voyant le signe qu'ils "ont l'intention de s'y implanter pour longtemps". PSA a aussi prévu de reclasser 1.500 salariés sur le site de Poissy (Yvelines). Le cabinet d'expertise Secafi, mandaté par les syndicats, estime que ce nombre pourrait monter à 2.000. "Cela ne me paraît absolument pas raisonnable car aujourd'hui, à Poissy, nous avons arrêté l'équipe de nuit de la 208", ce sont environ 750 personnes qui sont concernées, a réagi M. Martin.

Des pistes de reclassement dans d'autres entreprises pour le personnel d'Aulnay et d'ailleurs --le plan de restructuration de PSA concerne 8.000 postes en France-- sont également suivies. "Nous travaillerons avec des entreprises dont la RATP, la SNCF mais aussi des grandes entreprises liées entre autres à l'aéronautique", a fait savoir M. Martin.

Pas d'Opel à Rennes ?

Une autre tripartite se tiendra vendredi à Rennes. PSA prévoit de supprimer 1.400 postes sur le site breton mais pour le cabinet Secafi, 360 emplois pourraient être préservés en production et 150 en recherche et développement en attendant l'arrivée d'un nouveau modèle en 2016. "Imaginer qu'on conserverait des postes en R&D, ce n'est pas tenir compte de la réalité aujourd'hui au sein de PSA", a critiqué M. Martin.

De plus, l'alliance nouée avec l'américain General Motors ne permettra pas d'apporter un véhicule de sa filiale européenne, Opel, à Rennes. "Ce n'est pas un sujet aujourd'hui" puisque l'usine aura à partir de 2016 la remplaçante de la Citroën C5 et qu'"au-delà, je ne sais pas le dire". Le directeur industriel s'est enfin félicité que les projets retenus par PSA et GM pour des véhicules communs soient basés "sur des plateformes PSA (c'est-à-dire l'infrastructure de base comportant le châssis et les suspensions), c'est une bonne chose pour nous".



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