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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 07:26

Le nouveau système de fiscalité prétendument écologique multiplie les taxations (malus) et réduit comme peau de chagrin les bonus, qui disparaissent quasiment pour les voitures classiques thermiques de Monsieur Tout le monde. Le projet devrait réduire les aides à la voiture hybride de PSA Peugeot Citroën...

 

Malus oui, bonus bof. Le nouveau système de fiscalité prétendument écologique multiplie les taxations (malus) et réduit comme peau de chagrin les bonifications. Bref, les seuls bonus, revus sérieusement à la baisse, concerneront désormais des voitures vendues au compte-gouttes. Évidemment, ça ne coûtera pas très cher ! Les modèles électriques, qui s'écoulent  essentiellement auprès d'organismes publics ou semi-publics, recevront 6.300 euros, au lieu des 7.000 antérieurement, selon le projet gouvernemental.

 

Les voitures émettant entre 21 et 50 grammes de C02 au kilomètre bénéficieront de 4.000 au lieu de 5.000 euros. De toutes façons, comme il n'y a quasiment pas d'offre dans ce créneau, ça n'a pas vraiment d'importance. Seuls quelques hybrides rechargeables vendues très cher rentrent dans cette catégorie, comme la Volvo V60 Plug-In Hybrid, une excellente voiture au demeurant mais coûtant… 60.000 euros.

 

 

 

Baisse des bonus pour les hybrides français

 

Les hybrides non rechargeables, eux ne seraient plus « bonussés » qu'à raison de 8,25% du prix de vente à hauteur de 3.300 euros selon nos informations, contre 10% à concurrence de 4 .000 euros à l'heure actuelle. Rentrent dans cette catégorie les hybrides diesel du groupe PSA (Peugeot 3008 et 508, Citroën DS5). Pour effacer le surcoût de ces véhicules censés incarner le summum de la technologie tricolore, l'aide d'Etat se trouvera donc diminuée, normalement à partir du 1er novembre.

 

Une 3008 Hybrid 4 recevra donc, en version de base, moins de 3.000 euros de bonus désormais. Ca ne va pas aider à les faire décoller ! 15.200 unités ont été immatriculées en Europe sur les huit premiers mois. Ce qui représente globalement 1% seulement des ventes du groupe PSA.

 

La voiture de Monsieur tout le monde n'aura plus de bonus

 

Parmi les voitures classiques à moteur thermique (qui pèsent 97% du marché auto français), seules celles émettant moins de 90 grammes de C02, c'est-à-dire essentiellement des mini-citadines poussives quasiment inutilisables dès que la route n'est pas plane et en charge, reçoivent 150 euros, au lieu de 550. Les autres n'ont plus rien… Ou alors sont surtaxées !

 

Dans le projet du budget 2014, le fameux bonus-malus incitatif se transforme en quasi-taxation pure et simple des voitures classiques, pour peu qu'elles soient familiales... Voilà qui ne va pas relancer le marché automobile français en plein marasme! Et qui va encore plus affecter les voitures compactes et familiales produites en France!

 

Un brave Renault Scénic familial taxé

 

Au-dessus de 130 grammes au kilomètre, ça taxe ! Un  brave monospace compact de base Renault Scénic TCE 115, (le modèle le moins cher de cette gamme produite à Douai)  se voit frappé de 150 euros de malus. Et hop, une  Peugeot 508 1,6  VTi (modèle le plus abordable des 508 produites à Rennes) s'en prend pour 500 euros! Quant au Renault Espace, il passe... à 1.600 euros, quelle que soit la version. Voilà qui va achever ce modèle produit à Sandouville.

 

Super malus de 8.000 euros

 

Encore une mesure du gouvernement socialiste qui va être très populaire auprès des familles! Les seuils de déclenchement de malus sont abaissés et les montants sont quasiment  doublés. Avec, au-dessus de 200 grammes, un maxi-malus de 8.000 euros!


Tiens, au fait, la Citroën C6 utilisée par le président François Hollande, en lieu et place de la DS5 hybride de parade remise au garage pour cause de bricolage trop hâtif, serait fortement malussée! Le gain budgétaire attendu pour le gouvernement est estimé à 103 millions d'euros pour 2014.


Drôle de façon de défendre le "made in France"!


Les berlines compactes, familiales, les monospaces compacts à essence et les grands monospaces diesel sont donc lourdement taxés. Mauvaise nouvelle pour les sites de production de Douai et Sandouville (Renault), Rennes et Sochaux mais aussi Sevelnord à Hordain (PSA).


Alors que la production automobile a baissé de moitié en dix ans en France et que les équipementiers poussent un cri d'alarme, ce tour de vis fiscal ne va pas arranger les affaires des usines tricolores.

 

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