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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 18:43

La bonne vieille «deudeuche» chère à Bourvil et de Funès va-t-elle reprendre du service en 2014, vingt-quatre ans après l'arrêt de sa production? Mystère. Citroën (groupe PSA Peugeot Citroën) a certes annoncé, en marge du Salon mondial de l'automobile, qu'une nouvelle version «s'inspirant» de la mythique 2CV sera produite, à Madrid, en 2013, et vendue dès 2014. Sans cependant préciser si elle ressemblera à son ancêtre.

C'est en tout cas une bonne nouvelle pour les ouvriers espagnols. Une bonne nouvelle aussi pour les amateurs de 2CV. Attendu depuis des années, ce modèle «remake» est destiné à être vendu en Europe. Fidèle à la philosophie originelle de son aïeule dès son lancement, dans la France de l'après-Seconde Guerre mondiale, la nouvelle 2CV sera «simple, économique, moderne et à un prix abordable», sans être low-cost, précise la marque aux chevrons. Mais elle sera compacte, en hommage a la première 2CV, que ses créateurs avaient initialement baptisée «TPV», comme Toute Petite Voiture.

Remettre sur la route les succès automobiles du passé, cela devient décidément une mode, à contre-courant de la course au modernisme. Pour innover envers et contre la crise qui touche l'industrie automobile, les constructeurs exploitent à fond la vogue des vieilles voitures.

En la matière, Citroën n'est pas en retard. Le constructeur a déjà remis au goût du jour sa DS. Mais déçu les fans. Il n'a en effet pas commercialisé une copie modernisée de la mythique berline, mais décliné le célèbre véhicule popularisé au cinéma dans les années 1960 et 1970 en plusieurs modèles.

D'autres constructeurs surfent sur la vague vintage en revisitant plus étroitement le modèle original. Volkswagen a ainsi lancé deux versions de sa Beetle, inimitable Coccinelle, dont la dernière bien plus grosse. Mais les plus profitables résurrections restent celles de Fiat et BMW. Fiat, dont la rétro Fiat 500 «Cinquecento» a carburé. BMW, qui fit redémarrer dès les années 1990 la «so british» Mini, sans la trahir ni lésiner sur les moyens. Il a investi 400 millions d'euros pour en faire la coqueluche des citadins et citadines en manque de voitures d'antan, mais aussi, plus pragmatiquement, de places de stationnement.

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