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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 11:33

Les immatriculations de voitures neuves dans l'Union européenne ont chuté de 5,9% en mai, à 1,04 million d'unités, ce qui représente leur plus bas niveau pour un mois de mai depuis 20 ans. Le français PSA Peugeot Citroën a accusé le plus fort recul parmi les grands constructeurs automobiles de la région.


Ces chiffres, publiés mardi par l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA), amenuisent l'espoir d'un rebond du marché fondé sur la hausse de 1,7% des immatriculations en avril.


Les immatriculations de voitures neuves du groupe PSA Peugeot Citroën ont chuté de 13,2% en mai et celles du géant américain General Motors (GM) ont reculé de 11,3%. La baisse a atteint 10,8% pour Fiat, 10% pour Renault , 7,2% pour BMW (BMW.XE), 4,9% pour Toyota Motor (7203.TO) et 2,8% pour Volkswagen (VOW.XE).


Le groupe allemand Daimler (DAI.XE) a été le seul à enregistrer une hausse - de 0,7% - de ses immatriculations.


Sergio Marchionne, directeur général de Fiat (F.MI), a récemment déclaré à la presse qu'il ne pensait pas que le marché avait atteint un plancher et qu'il faudrait peut-être plusieurs années avant de voir des signes convaincants de reprise.


Depuis janvier, 5,07 millions de voitures neuves ont été immatriculées dans l'Union européenne, soit 6,8% de moins qu'à la période correspondante de 2012.

 

FRANCAISE DE MECANIQUE :

 

La Française de Mécanique (3 200 salariés) est entrée ce mardi matin dans la phase de négociations de ses accords de performance, condition sine qua non selon la direction pour se positionner dans l’attribution d’un nouveau moteur PSA (DV/néo) qui serait produit à moyen terme. En cas d’issue heureuse, la filiale de PSA et Renault s’offrirait une bouffée d’oxygène, sans échapper toutefois à des suppressions de poste. Le directeur, Frédéric Przybylski, nous a confirmé que 800 départs à la retraite ne seront pas remplacés dans les cinq ans.

 

    Début des négociations sur les accords de performance (18 juin 2013)

 

    Vers la suppression de 800 postes à la FM (10 juin 2013)


Le directeur de la FM repond à la presse :

 

Quels sont les enjeux des accords de performance pour la FM ?

 

« Ils nous permettront d’abord de nous ajuster aux réalités actuelle et future de nos volumes. Dans un deuxième temps, on pourra rattraper l’écart que nous avons en termes de coûts avec Trémery (l’autre fabricant de moteurs PSA implanté en Moselle) et ainsi être dans la short list pour l’affectation du DV/néo de PSA. Trois points seront abordés pendant les négociations : l’organisation du temps de travail et la flexibilité, les mesures salariales et l’emploi et les compétences. Les discussions doivent se conclure le 26 juillet, date des congés, car la préparation des dossiers DV/néo se fait en ce moment pour une décision en fin d‘année. »

 

Vous prévoyez une baisse de production de 30 % d’ici 2016. Est-ce la vision la plus noire ?

 

« Ce sont des prévisions réalistes dans une hypothèse moyenne de marché, les meilleures que nous avons et sur lesquelles nous travaillons. Il n’y a pas de certitudes, c’est vrai. Il y a dix ans, je ne vous aurais pas dit ça : on connaissait bien nos volumes, le marché était en constante hausse, on savait que quand on lançait une voiture, la production marchait à plein régime. Mais depuis quelques années, nous sommes sur une industrie de l’automobile saisonnière et fluctuante. L’impact de la crise économique est réel sur les volumes et sur le comportement des acheteurs. Le marché est passé de 18,5 millions de véhicules neufs à 13,5 entre 2007 et 2013. C’est brutal. »

 

Quelle est votre position par rapport aux effectifs de la FM ?

 

« Il y aura forcément une adaptation des effectifs mais pas de licenciements. On estime les départs à la retraite à 800 entre 2013 et 2018. Ils ne seront pas remplacés. »

 

L’attribution du DV/néo ou d’un autre moteur changerait-il la donne ?

 

« Non, pour installer un nouveau produit, avec de nouvelles machines et atteindre la pleine cadence, le temps industriel est au-delà de quatre ans. Pour Dv/Neo, ce serait sur les installations PSA, soit à Trémery soit à Douvrin. On regarde donc au-delà de 2018. »

 

Pas de licenciements donc, mais prévoyez-vous des mesures incitatives de départ ?

 

« C’est un autre volet qu’on abordera en fin de négociations. Ce sont des choses qui sont envisageables mais qui ne sont pas envisagées pour l’instant. »

 

Quelle incidence peut avoir l’obtention de DV/néo ?

 

« Il nous permettrait de remonter en volumes de 650 000 (prévisions en 2016) à 1 million de moteurs par an, à peu près comme aujourd’hui, et donc d’espérer des filets d’embauche après 2018. En revanche, si nous ne l’avons pas, je ne vois pas comment la production prévue de 650 000 unités par an ne continuerait pas de baisser. »

 

La CGT aborde ces négociations en parlant d’un chantage à l’emploi…

 

« Ce n’est pas la direction qui invente les chiffres du marché, les résultats de nos maisons mères. Ce n’est pas FM qui invente des projections qui ne sont pas au niveau des années précédentes. Et puis, ceux qui sont dans l’usine le voient bien. Ils le vivent tous les jours. »

 

La signature des accords de performance scellerait-elle l’obtention du DV/néo ?

 

« Si nous n’arrivons pas à avoir un coût comme Trémery, nous ne serons pas dans la compétition. Si nous réussissons, nous aurons un réel espoir. »

 

– Doit-on craindre à terme une fermeture de la FM ?

 

« Il faut vraiment relativiser. Le marché est ce qu’il est. C’est difficile de se dire que nous ne sommes plus dans la splendeur de FM à 10 000 moteurs par jour, mais on peut vivre à 650 000 moteurs par an. Différemment, mais on peut. Nous devons nous battre, nous sommes de très bons professionnels, mais il faut qu’on ait envie d’être meilleur que Trémery. »

 

La FM peut-elle prétendre à d’autres projets que DV/néo ?

 

« Pas pour l’instant. Je comprends les doutes, les inquiétudes face au marché, mais j’ai en plus à montrer quel est le chemin possible. On en a un. On va le présenter, on va l’améliorer et avoir une usine qui va mieux rebondir. Je suis optimiste. Nous avons une opportunité, il faut l’attraper, ça ne va pas se présenter souvent. »

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