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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 14:31

Meurtri en Europe, PSA se refait une santé à l'international, qui a représenté 43% de ses ventes au premier trimestre. Les résultats en Chine sont bons, mais le constructeur veut également renforcer sa position en Amérique du Sud.


PSA poursuit son internationalisation.

 

PSA va mal en Europe. Après une année 2012 déjà très difficile, les ventes du Français ont encore reculé de 14,4% depuis janvier. Pour redresser la tête, PSA poursuit son internationalisation. Pour mémoire, les ventes hors d'Europe représentaient 24% en 2009, 38% en 2012 et le but est d'atteindre 50% à l'horizon 2015. Et PSA semble en bonne voie car, après le premier trimestre 2013, elles représentent déjà 43%. Chiffre à mettre en perspective avec les mauvais résultats en Europe.

 

Cela étant, l'Europe n'est pas tout et, heureusement pour PSA qui enregistre de bons resultats loin de ses frontières. En effet, en Chine, le groupe atteint des sommets en améliorant ses ventes de 32%, à près de 233000 unités, soit une part de marché d'environ 4%. Le Français affiche ainsi une croissance deux fois supérieure au marché. Et les choses vont encore s'améliorer avec la montée en puissance de la deuxième JV entre PSA et Changan, qui va notamment produire sur place et vendre la DS5.

 

L'empire du Milieu est une réelle locomotive, mais toutefois pas suffisante pour PSA.  En effet, l'Amérique du Sud demeure l'autre pilier international du groupe, même si ses ventes y ont baissé de 13,2% en 2012. Parmi ces pays, l'Argentine offre un beau potentiel. Le constructeur y a d'ores et déjà vendu 62240 véhicules depuis le début de l'année (+28,6%), lui offrant ainsi une part de marché de 15,2%.

 

Aujourd'hui 2e constructeur automobile du pays, PSA compte bien le rester et il profite d'ailleurs du 6e salon de Buenos Aires pour présenter la 208 qui sera commercialisée au second semestre. La citadine du lion, produite au Brésil, dans l'usine de Porto Real, sera l'un des fers de lance de la marque en attendant le 2008, lui aussi produit à Porto Real à partir de 2015. Mais d'ici là, l'année 2013 sera malgré tout riche en nouveautés tant pour l'Europe que pour l'international puisque sur les dix-sept lancements de l'année, huit ne sont pas destinés à notre continent. De quoi tendre vers les 50%.

 

Fonderie de Bretagne contre l'accord de compétitivité

 

Le syndicat CGT majoritaire de la Fonderie de Bretagne, une entreprise appartenant à Renault, continue de faire blocage sur l'approbation du contrat compétitivité mis en place par le groupe automobile en mars dernier.


Le "village gaulois" de l'empire Renault se trouve à Caudan, dans le Morbihan. A la Fonderie de Bretagne (FDB), une entreprise de fonderie pour l'automobile appartenant au groupe au losange, on refuse l'accord compétitivité signé entre la direction et trois syndicats le 13 mars dernier.

 

Environ 60% des employés de la FDB ont voté contre l'accord lors d'un vote au sein du collège ouvrier de la fonderie, a indiqué la CGT, syndicat majoritaire, à l'AFP. Le contrat compétitivité prévoit une augmentation du temps de travail et l'application dans les deux ans des 35 heures (aujourd'hui 32 heures).

 

Pour le syndicat CFE-CGC, signataire pour sa part de l'accord national en mars, l'avenir du site est menacé par ce blocage de la CGT. La ratification de l'accord étant conditionnée à des investissements de Renault sur le site, "les pièces vont partir chez des concurrents", regrette Christophe Neilz, délégué syndical CFE-CGC. "C'est donc la mort de l'entreprise dans les trois ans (...) c'est suicidaire de ne pas signer l'accord aujourd'hui".

 

"La CGT ayant refusé (de signer l'accord), la direction doit maintenant statuer sur les dispositions à prendre, ce qui conduira inévitablement à un décalage des investissements envisagés", a pour sa part écrit la direction de la Fonderie de Bretagne dans un communiqué, réaffirmant "sa volonté de mettre en oeuvre les mesures indispensables à la pérennité du site et à poursuivre la dynamique d'investissements engagée (22 millions d'euros investis entre 2010 et 2012) pour préserver les 450 emplois".

 

Le site, filiale du groupe Renault depuis octobre 2009, compte 450 salariés.

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