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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 23:39

Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, défend aujourd'hui cette mesure qu'il n'a eu de cesse de dénoncer pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

 

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Jean-Claude Mailly en est l'illustration. Le secrétaire général de Force ouvrière (FO), a plaidé ce vendredi 23 août pour un réexamen de la défiscalisation des heures supplémentaires. "Je pense que le dossier doit être examiné. Je ne dis pas de manière généralisée, il doit être rouvert notamment dans les petites entreprises", a-t-il déclaré dans un entretien à RMC-BFMTV.

 

La défiscalisation des heures supplémentaires, mesure emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy, a été abrogée par le gouvernement socialiste dès son arrivée au pouvoir en raison de ses effets pervers. Mais aujourd'hui, certains élus de la majorité remettent en cause sa suppression, notamment le député PS Thierry Mandon. "Nous sommes allés trop vite", déplore l'élu de l'Essone.

 

Un avis que semble partager Jean-Claude Mailly: le gouvernement "est allé beaucoup trop vite. Quand cette décision avait été prise, je voyais bien, notamment dans les petites entreprises, dans la restauration par exemple, beaucoup de salariés qui m'expliquaient "mais moi, ça me fait perdre 50, 60, 70 euros".

 

La défiscalisation, a-t-il souligné, permettait de gagner en "pouvoir d'achat" mais aussi "de régulariser certains paiements" parfois "sous la table". Le numéro un de FO a la mémoire courte: pendant tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy, il n'a cessé de dénoncer, avec les autres syndicats, cette mesure d'optimisation fiscale pour les entreprises, qui coûtait entre 3 et 5 milliards d'euros aux finances publiques chaque année et avait un effet négatif sur l'emploi.


En mars 2009, le mensuel Alternatives Economiques a lancé une pétition contre la défiscalisation des heures supplémentaires de Sarkozy, qui a recueilli 34.000 signatures, donc celle de Jean-Claude Mailly.

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