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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:26

1. Contexte économique.

Le groupe se situe à un moment charnière de son développement. Les vents contraires sont plus violents que prévus, avec un risque de récession dans certains pays, une exposition du groupe plus importante dans les marchés du sud européen en difficulté, des crises successives ; Japon, Agrati, un renchérissement du coût des matières premières et une guerre des prix.

Le groupe ne renonce pas à son développement international. Il n’y a pas d’avenir pour un généraliste moyen exposé à un marché européen stagnant avec d’importantes surcapacités industrielles.

La montée en gamme est indispensable. Des retards sur les organes, moteurs et boîtes nécessitent des investissements conséquents. Les liquidités insuffisantes en provenance d’Europe les compromettent.

Les 4 ambitions du groupe, initiées en 2009 sont réaffirmées ; coup d’avance, globalisation, efficacité opérationnelle et développement responsable.

Le développement géographique doit être massif et rattraper son retard pour assurer la pérennité du groupe. 3,8 milliards d’€uros sont investis sur 7 sites internationaux. La montée en gamme avec les véhicules premium et les avancées technologiques sont réaffirmées.

La stratégie mise en place commence à porter ses fruits en globalisation et montée en gamme. Elle est contrariée en termes de résultats par un environnement hostile ; €uro fort, problèmes d’approvisionnement, surendettement, crises, doutes sur l’avenir limitant l’achat d’automobiles.

L’écart entre la marge opérationnelle de PSA en comparaison aux 5 meilleurs constructeurs reste excessif dans la durée. La marge générant du cash est très insuffisante limitant les investissements. 2010 a été l’année du redressement, en lien avec la stratégie mise en place avec une part à 39% à l’international. Les résultats pour 2011 ne seront pas au rendez-vous.

La stratégie 2012 sera à l’image de 2011 renforcée par un nouveau plan d’économies en lien avec les propositions d’actions issues de la task force constituée de 60 groupes d’optimisation de performance mis en place en juillet.

 

2. Réorganisation de la direction des marques.

Déjà réorganisée en 2009, elle a atteint ses objectifs ; positionnement et différenciation des marques, professionnalisation, synergie entre marques. Le nouveau contexte nécessite une nouvelle organisation plus globale. Les marchés européens, dont dépend pour une grande part le groupe, stagnent ou régressent, les constructeurs spécialistes se lancent dans des petites voitures et les coréens progressent à grand pas. De ce fait, la part de PSA en Europe sur son propre terrain se réduira.

Les objectifs de cette nouvelle réorganisation permettent un renforcement de la stratégie et de l’identité des marques au niveau mondial.

GSEA et CGT ont donné un avis défavorable, les autres OS n’ont pas donné d’avis.

 

3. Stratégie et plan de performance.

Présentation assurée par Guillaume FAURY, membre du directoire et directeur de la recherche et du développement.

La RD est au cœur des ambitions du groupe. Les Benschs montrent un décalage par rapport aux meilleurs concurrents, malgré des avancées significatives.

La RD est en mutation profonde en :

s’appuyant sur ses points forts :

- niveau de compétence,

- implantation mondiale,

- potentiel d’innovation,

- capacité face aux crises.

développant des points de progrès :

- structuration du recours à la sous traitance,

- réduction des coûts,

- accélération des compétences sur les technologies futures,

- potentiel international insuffisamment exploité.

Comment ?

Grâce aux effets attendus suite à la mise en place en février 2011 du projet DRIVE décliné en 10 points de progrès pour renforcer l’efficacité et la performance au niveau monde et la simplification des modes de fonctionnement avec les fournisseurs d’ingénierie.

 

Reprise par le Directeur industriel.

 

Il existe de graves menaces sur le groupe en lien avec sa fragilité comme l’a rappelé M. VARIN. Le 28 novembre un observatoire des métiers permettra d’identifier de façon précise les effectifs excédentaires par site qui seront également abordés le 29 novembre à l’occasion d’un nouveau CCE.

Leviers de compétitivité de la DI :

Déploiement sur les sites des meilleurs savoir faire en s’appuyant sur le plan d’excellence, la montée en compétences des équipes et l’amélioration des conditions de travail. L’augmentation de l’efficacité des structures constituera un autre axe fort.

Le plan de performance 2012 de la DI se décline en 8 points et engage chaque site.

DSIN

Priorisation des dépenses avec ralentissements, reports ou abandons de projets. Simplification des interfaces avec les directions. Baisse de la sous traitance avec impact sur 600 Bex et réorganisation des activités équivalant à 200 transferts internes.

Achats.

Augmentation des gains et mise en place d’une organisation unique de la fonction achat vers les fournisseurs.

 

Toutes les OS ont émis un avis défavorable.

 

4. Arrêt de Moissy Cramayel

 

Le site cessera toute activité au 1er semestre 2012, comme initialement prévu et annoncé au cours des différents CCE antérieurs. 67 salariés n’ont pas de solution d’emploi à ce jour, malgré la mise en place des outils de la GPEC prévoyant mobilités, reconversions et autres mesures de départ. La direction signifiera aux salariés restant une proposition de postes en région parisienne ou l’adhésion à une mesure du plan. Passé le délai légal, les salariés concernés seront licenciés sous couvert d’un plan de sauvegarde de l’emploi et bénéficieront des indemnités légales associées.

 

Toutes les OS ont émis un avis défavorable.

 

5. Mutuelle.

 

La direction a rappelé les grandes lignes de son projet. Elle a particulièrement félicité, remercié et encouragé les organisations syndicales signataires ; FO, CFTC, CFDT et CGC. Une déclaration commune aux 4 OS a été lue par la CFDT.

GSEA a lu sa déclaration en donnant un avis défavorable tout comme la CGT.

 

6. Synthèse des réductions d’effectifs.

 

Aucun détail n’a été communiqué par site. Seule une approche au niveau des directions a été donnée. Le détail sera connu à l’occasion d’un prochain CCE.

 

Chiffres globaux :

 

Arrêt de 2500 prestataires extérieurs : 1600 en DRD, 600 en DSIN, 100 en DI, 200 en DM dont 100 en France.

 

Réduction de 3500 CDI au global dont 1850 en France: 500 en DRD, 100 en DM, 1000 en DI, 100 en DRHQ, 150 autres.

700 suppressions hors France. L’écart, soit 950, sera assuré par le non remplacement des départs naturels. 

 

Un prochain CCE exceptionnel est programmé le 29 novembre 2011.

 

 

 

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