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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 07:43

PSA étudie différentes options pour soutenir sa banque BPF, rattrapée par les difficultés de sa maison mère et qui pourrait, selon la presse, faire l'objet d'un plan de sauvetage conjoint de l'Etat et de plusieurs établissements bancaires.


Le constructeur français en difficultés a confirmé mercredi "examiner aujourd'hui différentes options pour la mise en place de solutions qui vont permettre à la banque de maintenir un volume de vers les particuliers et les concessionnaires".


"Mais ni le principe, ni les modalités de ces solutions ne sont arrêtées aujourd'hui", a assuré un porte-parole, contacté par l'AFP.
Selon des informations du Figaro, l'Etat et plusieurs banques préparent un plan de sauvetage de Banque PSA Finance, filiale à 100% du constructeur qui assure le financement des concessionnaires Peugeot et Citroën et propose aussi des prêts aux acheteurs de véhicules.


Selon le quotidien, qui ne précise pas la nature de ses sources, le ministère des Finances et le Trésor mènent depuis 15 jours des "négociations intenses" avec "les banques de la place" en vue d'une telle opération.
Bercy n'était pas joignable mercredi à la mi-journée pour un commentaire.
D'après Le Figaro, le plan de sauvetage en discussion comporte trois volets.
Pour commencer, les banques créancières de BPF repousseraient selon un calendrier non précisé des échéances de remboursements "sur l'équivalent de 4 milliards d'euros de dettes".


De plus, elles apporteraient de nouveaux crédits à la filiale. Le chiffre de 1,5 milliard d'euros circule, selon Le Figaro.
Enfin, l'Etat garantirait les nouveaux emprunts de BPF à hauteur de 4 milliards d'euros.

 


Rattrapée par la mauvaise santé du groupe PSA
Selon le journal, ces chiffres sont susceptibles de varier mais BPF et le gouvernement veut aller vite, notamment pour que la garantie gouvernementale puisse être intégrée dans le projet de loi de Finances 2013, dont l'examen vient de commencer au Parlement.
Contrairement à la branche automobile du groupe, BPF se porte plutôt bien. La banque a dégagé un bénéfice opérationnel courant de 271 millions d'euros au premier semestre, quand l'activité auto a plongé dans le rouge.
Mais elle est rattrapée par les difficultés de sa maison mère qui souffre de l'essoufflement des ventes de voitures en Europe, a essuyé une perte nette au premier semestre et a lancé parallèlement plusieurs mesures d'économies.

  


La plus significative est la fermeture prévue en 2014 de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, en région parisienne et la suppression de 8.000 postes au total en France.
La mauvaise santé du groupe automobile a conduit les agences de notation à dégrader sa note. Dernière en date, Moody's a abaissé d'un cran sa note à Ba3, qui était déjà dans la catégorie spéculative et dit qu'elle pourrait la dégrader encore.


"Le problème de cette évolution n'est pas tant la note en soi que ses conséquences", relèvent les experts du cabinet Secafi, mandatés par les représentants du personnel de PSA sur les projets de restructuration.
Elle pourrait poser problème pour l'"accès au crédit, en particulier pour BPF. La banque du groupe n'est pour l'instant pas dégradée mais ne pourra pas tenir longtemps", expliquent-ils dans le premier volet de leur analyse remis la semaine dernière et dont l'AFP s'est procuré copie.
Secafi suggère aussi que l'Etat pourrait "pleinement jouer son rôle et soutenir une filière qu'il considère stratégique sous forme de garanties bancaires, sous forme de mobilisation des établissements financiers prêteurs".

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