Une interview, une rumeur d’achat ! En mars, Robert Peugeot déclarait dans les colonnes des Échos que la famille (N.D.L.R. : qui demeure l’un des trois actionnaires de référence du groupe PSA) soutiendrait une nouvelle acquisition du constructeur si une opportunité se présentait. Immédiatement, les regards s’étaient tournés vers Fiat Chrysler. Interrogé plus précisément sur cette possibilité, le président de la holding familiale avait ajouté que « les planètes pourraient être alignées un jour ». Ce qui ne semble plus d’actualité. Le mariage avec le constructeur italo-américain semble, pour le moins, suspendu et reporté à un nouveau cycle lunaire.

 

Cette fois, ce sont les propres mots de Carlos Tavares, dans Autocar , un média indien, qui ravivent les spéculations. Sondé sur un intérêt de PSA pour Jaguar Land Rover, actuellement propriété du groupe indien Tata Motors, l’intéressé avait répondu qu’il serait bon pour le groupe de posséder une marque de luxe. De là à tirer des plans sur la comète… Lors de la même interview, Carlos Tavares ajoutait qu’aucune discussion n’avait encore été entamée tandis que Tata Motors dément toute transaction en vue.

 

Du côté de la communication de PSA, on apporte une réponse de Normand. « Sur le principe, nous sommes ouverts aux opportunités qui pourraient créer de la valeur à long terme pour le groupe et ses actionnaires. Mais (en se basant sur les résultats financiers de 2018), il n’y a aucune urgence à finaliser quelque partenariat que ce soit ».

Une chose est sûre, en coulisses, ça s’agite, ça s’active, sachant que pour PSA les enjeux sont de taille. Ils s’inscrivent assurément dans une logique de mutualisation des coûts et d’économie d’échelle avec, également, tout l’enjeu de la recherche et du développement aussi bien pour la voiture électrique, la voiture autonome.

Après le rachat d’Opel Vauxhall, l’appétit du Lion semble plus ouvert que jamais.