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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 07:17

Citroën Berlingo Van, Peugeot Partner : les différences 

La commercialisation des nouvelles fourgonnettes de PSA démarre en novembre 2018. Très aboutis et innovants à bien des égards, les produits de Citroën et de Peugeot se distinguent cette fois sur quelques plans.

Après les versions ludospaces avant l’été, le projet K9 de PSA a accouché de ses fourgonnettes Citroën Berlingo Van (Berlingo tout seul, c’est en VP), Opel-Vauxhall Combo Cargo (Combo Life en VP) et Peugeot Partner (Rifter en VP). La commercialisation de ces trois gammes commencera début novembre. Marque récente chez PSA, Opel, qui était partie prenante du projet K9 avant d’être rachetée à General Motors mi-2017, a souhaité se démarquer de ses consœurs françaises lors du lancement international presse. C’est pourquoi, ici, nous nous en tiendrons aux deux modèles des marques historiques de PSA.

Clones, mais moins qu'avant

Au plan technique, en 1996 pour la première génération, puis en 2008 pour la deuxième, il s’agissait de deux clones, logos mis à part. Cette fois, les distinctions sont plus prononcées : style de la face avant et poste de conduite, c’est-à-dire les éléments les plus personnalisables. Chaque marque a pu cultiver son identité à l’extérieur comme à l’intérieur.

Le Partner dispose ainsi du i-cockpit, avec son volant compact et son combiné d’instruments situé haut, quand le Berlingo a une implantation traditionnelle, ce qui, de fait, lui permet d’avoir un petit espace de rangement en haut de la planche de bord.

 

Pour le reste, le Citroën Berlingo et le Peugeot Partner ont tout en commun. A commencer, en leur partie avant, par la plateforme EMP2développée pour les VP compacts et familiaux du groupe (C4 Picasso, 3008, DS7 Crossback, etc.), la partie arrière restant celle de l’actuelle génération.

Lancement commercial en novembre 2018 pour le Citroën Berlingo Van.
Le Citroën Berlingo de troisième génération.
Position classique de l'instrumentation de bord dans le Citroën Berlingo.
De type classique, contrairement au Partner (position haute), le poste de conduite du Citroën Berlingo 2018 permet de disposer d'une boîte à gants additionnelle derrière le volant.

Deux moteurs diesels BlueHDi composent la gamme : celui de 1,56 l à 75 ch et celui de 1,499 l, plus compact (même alésage, course réduite), plus silencieux et plus moderne, à 100 ou 130 ch. Cette dernière motorisation est couplée à une boîte mécanique à six rapports (cinq pour les autres) ou à la boîte automatique EAT8. Toutes impliquent, pour la dépollution, un filtre à particules et un post-traitement avec Adblue. Un moteur à essence est aussi possible, le 1.2 PureTech, à 110 ou 130 ch.

Les versions électriques sont prévues vers 2021, après celles des fourgons compacts Jumpy et Expert, premiers nouveaux VU électrifiés du groupe. En les attendant, Citroën et Peugeot vont continuer de proposer les Berlingo et Partner Electric actuels (respectivement 391 et 528 immatriculations cette année en neuf mois).

Dans le Partner 2018, la personnalisation Peugeot est nette, grâce au e-cockpit, son volant compact et son instrumentation en hauteur.
Le Peugeot Partner 2018 a un avant bien différent de celui de son cousin Berlingo.
Dans le Partner, la personnalisation Peugeot est nette, grâce au e-cockpit, son volant compact et son instrumentation en hauteur.

Les tarifs

Les tarifs sont structurés ainsi. Nommé Control chez Citroën et Pro chez Peugeot, le véhicule de base comprend, entre autres équipements, une porte latérale (version longue), six anneaux d’arrimage, la paroi complète, l’ESP (avec freinage d’urgence), les lève-vitres électriques, les rétros chauffants et à réglage électrique. Au contraire de Peugeot, Citroën n’intègre pas le régulateur de vitesse, ni un siège conducteur « confort » (on les retrouve dans les finitions), mais son modèle est moins cher de 400 €.

 

Des finitions par usage

Sur cette base, les deux marques proposent des finitions selon l’usage : Driver (Citroën) ou Asphalt (Peugeot) pour les « rouleurs », Worker ou Grip pour les métiers typés chantier. Une autre finition existe, plus polyvalente, mais moins dotée, Club ou Premium. Le prix d’une finition est le même d’une marque à l’autre. On trouve en Asphalte ou Driver : l’air conditionné, le siège passager individuel, l’infodivertissement et le système Surround Rear Vision (lire plus loin dans l'article). En Worker ou Grip : cabine Extenso ou Multiflex (trois places à l’avant, banquette, place latérale escamotable pour les objets longs, tablette écritoire orientable), frein de parc électrique (ce qui a permis d'élargir la place pour le passager du milieu), anneaux d’arrimage en hauteur, rehausse de 30 mm, pneus adaptés.

Rare pour une fourgonnette

Au-delà, ou en plus de ces finitions, un vaste catalogue d’optionspermet de composer au mieux son véhicule. La cabine approfondie(réalisée avec le rang 2 des VP) en est une, ce qui est rare pour une fourgonnette. Les deux marques l’affichent à 21 850 € HT en entrée de gamme de 100 ch.

Le comportement routier et l’efficacité des associations moteur-boîte des Asphalt et Worker essayés (tous environ à mi-charge) n’ont pas déçu. Le saut qualitatif des prestations dynamiques par rapport à l’ancienne génération est manifeste et, pour tout dire, il était attendu, vu les bons ressentis exprimés par les journalistes essayeurs au sujet des versions VP ; celui par rapport à la meilleure concurrence est plus ténu, mais clairement, les nouvelles fourgonnettes de PSA mettent la barre très haut, en attendant le renouvellement de leur grand concurrent Renault Kangoo, sans doute fin 2020.

Davantage de longueur intérieure

Avec la banquette avant Extenso (Citroën) ou Multiflex (Peugeot), il est possible de charger des objets plus longs que la longueur portes-paroi (2,16 m pour la version longue).
Avec la banquette avant Extenso (Citroën) ou Multiflex (Peugeot), il est possible de charger des objets plus longs que la longueur portes-paroi (2,16 m pour la version longue).

Pour l’espace de chargement, la nouvelle génération fait peu de différences par rapport à la précédente. Notons tout de même 78 mm de largeur en plus pour la porte latérale et 120 mm de longueur intérieure de plus pour le modèle XL ou Long.

Deux innovations majeures dans l’utilitaire sont au programme : le système Surround Rear Vision et l’indicateur de surcharge, dont on peut imaginer qu’un jour, il sera obligatoire, tant la surcharge est facteur d’insécurité routière, de détérioration du matériel (véhicule et infrastructures routières) et de risques d'amende.

Cette technique embarquée est une première dans l’utilitaire léger. La mesure de la masse du véhicule s’opère à chaque démarrage. En cas de surcharge, un témoin au tableau de bord avertit le conducteur. Celui-ci peut aussi lancer l’opération depuis un panneau de commandes situé à l’arrière gauche de l'espace de chargement. Le système est alors actif pendant cinq minutes et prévient quand la charge totale est atteinte à 90 %. L’option coûte 240 € HT chez les deux marques.

Des caméras entrent en jeu

Le Surround Rear Vision se compose de deux caméras : une est installée au pied du rétroviseur de droite, l’autre se trouve au-dessus des portes arrière (obligatoirement non vitrées pour cet équipement). La première filme l’angle mort côté passager ; la seconde s'occupe de l’environnement arrière lointain, tel un bon vieux rétro, et aussi de l'environnement proche quand la marche arrière est enclenchée (caméra de recul). Les images au choix sont affichées sur un écran couleur de 5 pouces situé à la place du rétroviseur intérieur. Le système est de série dans les finitions Driver et Asphalte, sinon c'est une option facturée 500 € HT.

Surround Rear Vision : à la place du rétro intérieur, un écran de 5 pouces affiche les images prises par deux caméras (arrière et angle mort côté passager).
Indicateur de surcharge : le panneau de commandes permet au conducteur de lancer le calcul de la masse du véhicule, opération qui se fait automatiquement au démarrage.

La nouvelle génération des fourgonnettes de PSA fait en outre le plein en matière d’aides à la conduite et de systèmes d’assistance. Citons le régulateur adaptatif (avec fonction arrêt dans le cas d’une boîte EAT8), l’alerte de franchissement involontaire de ligne, celle sur la vigilance du conducteur et sur la collision avant, la reconnaissance des panneaux de signalisation, les aides à la motricité… Un tel foisonnement est désormais la norme lors de chaque nouvelle génération d’utilitaires légers. Avec ses fourgonnettes, PSA est bien de son temps.

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