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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 06:47

Hier, Citroën Racing annonçait la fin de sa collaboration avec Kris Meeke, pilote irlandais de 38 ans, auteur de cinq victoires en championnat du monde des rallyes, toutes acquises avec Citroën.

Des débuts chez PSA

Depuis ses débuts en 2000, Kris Meeke a passé la majorité de son temps au volant d’une voiture du groupe PSA. Au sein de ce groupe, le britannique a connu ses meilleurs moments en rallye avec notamment une troisième place en JWRC (2005 – Citroën C2 S1600), son titre de champion IRC (2009 – Peugeot 207 S2000) avant d’évoluer pendant cinq saisons de suite avec Citroën au plus haut niveau et remporter cinq succès en WRC dont un prestigieux en Finlande.

Diplômé en ingénierie mécanique et fils de Sydney Meeke, préparateur de voitures en sport automobile, Kris Meeke a également contribué activement aux développements de deux voitures de chez PSA : la Peugeot 208 T16 d’abord puis la Citroën C3 WRC quelques années plus tard.

Son arrivée chez Citroën en WRC

Fin 2013, Kris débuta sa collaboration en WRC avec Citroën par deux sorties de route en Finlande et en Australie ! Deux ans plus tard, son avenir chez les Rouges avait déjà été remis en question après une saison moyenne en 2015 (5e du championnat) et des sorties en Sardaigne, Finlande et Allemagne, le tout regroupé en seulement deux mois. A cet instant, le britannique arrivait à un moment charnière de sa carrière puisque Tommi Mäkinen, directeur du Toyota Gazoo Racing, souhaitait l’enrôler dans sa nouvelle équipe.

Kris Meeke, n°1 des Rouges

Gardant finalement la confiance de Citroën et désireux de faire fructifier cette collaboration, Kris décrocha alors son plus beau contrat en WRC avec un programme de trois ans avec le constructeur français, comprenant le développement de la Citroën C3 WRC. Dès lors, Citroën avait tout misé sur le britannique, nouveau pilote n°1 de la marque et principal garant de la réussite de sa prochaine création.

Si 2016 fut très positif pour Kris, auteur d’une belle demi-saison avec la DS3 WRC et victorieux au Portugal et en Finlande, l’arrivée de la C3 WRC arrêta cette belle dynamique.

Très rapidement, la Citroën C3 WRC ne réponda pas aux espoirs fondés en elle, et l’équipe tout comme les pilotes, Kris en tête, semblaient incapables de renverser la situation. A mi-saison, et alors que le britannique venait de gagner au Mexique malgré une figure inimaginable en fin de rallye , il enchaîna une série de sorties en Argentine (par deux fois), au Portugal puis en Sardaigne ! Cette dernière fut de trop, Yves Matton décidant de mettre le britannique de côté le temps d’une épreuve avec l’arrivée d’Andreas Mikkelsen en remplacement.

Après un retour très moyen au rallye de Finlande (8e), Kris était particulièrement attendu au rallye d’Allemagne sur une surface où la C3 WRC avait excellé en Corse au début d’année. D’entrée pourtant, le pilote Citroën commettait une faute lourde de conséquences dans la super-spéciale et traversait ce rallye comme une ombre. Habitué à rebondir après de telles désillusions, Kris s’est repris avec brio au rallye d’Espagne, remportant ainsi sa deuxième victoire de la saison. En fin d’année et au volant d’une C3 WRC alors limitée sur terre, le pilote de Dungannon resta dans les rangs, ramenant à chaque fois sa monture à la septième place au Pays de Galles et en Australie.

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2018, la fin des espoirs

Après une courte intersaison pleine de discours positifs autour d’une communication ambitieuse, Citroën renouvela sa confiance en Kris Meeke, le nommant comme le seul pilote aligné sur l’ensemble du championnat. Au Monte-Carlo, Kris remplissait parfaitement le job, menant sa C3 WRC à la quatrième place malgré un manque de performance évident.

En Suède ensuite, le britannique n’a jamais su se montrer performant, au contraire de son jeune coéquipier Craig Breen. Sa première faute de la saison arriva sur cette épreuve en plantant sa Citroën C3 WRC dans un mur de neige. Au Mexique ensuite, le clan Citroën était en effervescence avec le retour très attendu de Sébastien Loeb. Face au nonuple champion du monde, Kris n’a jamais été ridicule mais le britannique n’a pu s’empêcher de réaliser une figure peu orthodoxe, heureusement sans conséquence (3e).

Avec deux top 4 en trois rallyes, le début de saison de Kris Meeke était tout à fait honorable et promettait de belles choses. Au Tour de Corse, le britannique connaissait un premier coup dur avec une sortie de route à très haute vitesse après une erreur de notes de Paul Nagle. Malgré cette frayeur, l’équipage repartait le lendemain et se montrait très performant avec deux chronos dans le top 3 dont un dans la Power Stage.

En Argentine, cinquième rallye de la saison, Citroën déployait une nouvelle évolution pour sa C3 WRC afin de rendre le comportement de cette dernière plus constant en fonction des surfaces rencontrées et ainsi un surplus de confiance pour les pilotes. Avant une crevaison intervenue samedi après-midi, cette évolution semblait porter ses fruits avec une belle troisième place provisoire pour Kris. A l’arrivée, sa septième place ne reflétait en aucun cas ses performances affichées pendant deux jours.

Au Portugal trois semaines plus tard, Kris semblait très confiant après le shakedown, déclarant n’être jamais senti aussi à l’aise au volant de la Citroën C3 WRC depuis ses débuts. Rapidement en lice pour la première place, le britannique connaissait un premier coup dur avec une double crevaison et plongeait au septième rang, à une minute de la tête de course.

Le lendemain matin, Kris conservait alors un discours très positif en terminant l’ES10 : « Je prends beaucoup de plaisir, comme hier. Je me rappelle que ces spéciales avaient été horribles l’an passé mais maintenant, tout va bien. » Deux spéciales plus loin, sa carrière chez Citroën se termina entre les arbres après une sortie de route à haute vitesse. Rapidement, la photo accidentée de cette C3 WRC n°11 tourna sur les réseaux sociaux et choqua de nombreuses personnes. Rassurée par l’état de santé de Kris et de son copilote Paul Nagle, Citroën se félicita alors de la solidité de sa C3 WRC, tout comme le britannique qui remercia les ingénieurs de Citroën.

Cette dernière sortie aura donc été celle de trop. Auteur d’un début de saison honnête où il semble surtout avoir manqué de réussite, on pense notamment au Tour de Corse et en Argentine, la saison de Kris Meeke s’arrête très brutalement.

À raison ou à tord ? Difficile de juger la décision de Citroën, tant nous ignorons les relations accumulées depuis 2013 entre une équipe, son pilote mais également avec les hauts dirigeants du constructeur français.

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