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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 06:12

Née en 2007, la deuxième génération de Berlingo laisse la place à un tout nouveau modèle, plus habitable et surtout plus moderne. L'actuel Kangoo, qui reste le leader des ventes en France, peut-il faire encore le poids, lui qui date aussi de 2007 ? Éléments de réponse avec ce premier duel virtuel.

Les matchs du Salon de Genève 2018 - Nouveau Citroën Berlingo vs Renault Kangoo

Le Berlingo partage toujours la majorité de ses éléments de carrosserie avec ses cousins, les Opel Combo et Peugeot Rifter. Mais il a son propre visage, qui permet de bien l'identifier en tant que Citroën. Cela pourrait rebuter les fidèles du Berlingo qui n'adhèrent pas aux nouveaux codes de la marque, notamment les optiques sur deux étages.

Au moins, il y a de l'originalité dans la catégorie, le reste de la silhouette d'un ludospace ne laissant guère de libertés aux designers. C'est ce qui explique d'ailleurs que le Kangoo, ne prend pas vraiment un coup de vieux face au Berlingo, même si son aspect plus rondouillard lui donne un côté plus mou. Sa version Extrem lui permet d'avoir un air baroudeur. Un rafraîchissement ne ferait pas de mal, d'autant que le remplacement du Renault n'est pas prévu à court terme.

Avantage : Berlingo, pour l'originalité.

Présentation intérieure : une histoire d'écrans

En plus de l'écran, l'autre touche de modernité face au Kangoo est la clim automatique bizone. Des éléments trahissent une conception datée, comme l'instrumentation.

Pour la planche de bord du Berlingo, il y a un élément fort, c'est l'écran tactile 8 pouces à portée de mains, inédit dans la catégorie. Mais si on l'enlève, qu'est-ce qui reste ? Une présentation certes agréable, mais de facture classique. Les modèles d'accès se contenteront d'ailleurs d'un petit autoradio à l'ancienne. L'instrumentation reste à aiguilles.

Le modèle du Losange fait certes plus daté avec son écran perdu à la base du pare-brise, peu accessible, et sa climatisation automatique dont les boutons viennent de la Mégane 2 apparue en 2002 ! Mais ce n'est pas la grosse claque, d'autant que côté matériaux, les plastiques seront durs dans les deux cas. Toujours influencé par le monde de l'utilitaire, le Berlingo conserve un levier de vitesses surélevé.

Avantage : Berlingo, tout de même plus moderne.

Habitabilité/Coffre : les rois de l'accueil

Longueur : 4,40 mètres, hauteur : 1,81 m. Longueur : 4,28 mètres, hauteur : 1,81 m.

Longueur : 4,40 mètres, hauteur : 1,81 m.

Longueur : 4,28 mètres, hauteur : 1,81 m.

Citroën n'ayant pas encore donné de fiche technique avec les cotes intérieures, le duel va se jouer davantage sur les aspects pratiques et le volume de coffre. La version standard du Berlingo, longue de 4,40 mètres, annonce un volume de 775 litres, en hausse de 100 litres. Le Kangoo est distancé avec ses 660 litres, mais il est 12 cm plus court. Côté modularité, les deux ont une banquette qui se replie pour former un plancher plat. Le Berlingo proposera en 2019 un système qui permet de le faire en appuyant sur des boutons dans le coffre. Le siège passager peut être replié dans les deux afin de transporter des objets longs.

Coté rangements, on retrouve de part et d'autre une capucine et des coffres intégrés au plafond, ceux du Kangoo étant plus pratiques car compartimentés. Mais le Berlingo joue l'ambiance chic avec son pavillon Modutop, avec une arche translucide qui flotte en dessous du toit en verre. Autre point séduisant du Citroën : une double boîte à gants, grâce à un airbag passager placé dans le pavillon.

Avantage : Égalité, le Berlingo fait mieux mais est plus encombrant.

L'arche intègre des LED pour un bel éclairage de nuit. Comme le Berlingo, le Kangoo existe en version allongée.

Autant le dire tout de suite : sur ce point, le Berlingo écrase le Kangoo. C'est vraiment la catégorie où l'écart de génération se ressent le plus. Le match tourne même à l'humiliation, puisque le Kangoo n'a pas grand-chose pour se défendre, se contentant du minimum comme la caméra de recul. En face, le Citroën annonce, de série ou en option selon les finitions, le freinage d'urgence automatique, la lecture des panneaux de signalisation, la surveillance des angles morts, le régulateur de vitesse adaptatif, le détecteur de fatigue, l'aide aux créneaux, l'affichage tête haute…

Avantage : Berlingo, de très loin.

Offres de moteurs : un Kangoo plus automatique

Citroën n'a pas encore fait de commentaire sur l'arrivée d'une version électrique.

Pour le Kangoo, la version électrique ZE est réservée à l'utilitaire.

Au lancement, le Berlingo proposera un seul essence, le PureTech 110 ch. Il faudra attendre 2019 pour avoir le 130 ch, couplé d'office à la boîte automatique EAT 8 vitesses. Côté diesel, le BlueHDi sera décliné en 75, 100 et 130 ch. Seul ce dernier sera EAT8, ce qui va donc diriger les amateurs d'automatique vers le plus cher des Berlingo pour commencer.

Pour le Renault, on a un essence aussi, le TCe 115 ch. Le 1.5 dCi diesel est décliné en 75, 90 et 110 ch. La boîte EDC est disponible sur le TCe 115 et les dCi 90 et 110 ch. On espère que le Kangoo aura le droit dans l'année au nouveau moteur essence 1.3 TCe.

Le gagnant : Citroën Berlingo

On s'en doutait : le match a tourné court. Les ludospaces ont un cycle de vie long, l'écart de génération se transforme en écart de décennie, et cela joue énormément dans ce match. Le Kangoo accuse maintenant un gros retard en présentation et en équipements. Mais il n'a pas à rougir pour le reste quand même. Les vendeurs de Renault vont cependant devoir accorder de belles ristournes pour attirer l'attention des clients… et se montrer patients, le prochain Kangoo ne devant pas arriver avant un an ou deux.

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