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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 02:35

ESSAI. L'Opel Grandland X partage beaucoup avec le Peugeot 3008, y compris sa ligne de production dans l'usine de Sochaux. Un peu moins amusant à conduire, l'allemand se distingue par une homogénéité remarquable.

Opel Grandland X

L'Opel Grandland X partage ses moteurs, son châssis et son usine avec le Peugeot 3008.

Depuis le rachat d'Opel par le Groupe PSA, chaque modèle développé en commun par les deux constructeurs est attendu au tournant. Après les Crossland X et Citroën C3 Aircross (lire notre essai du Citroën C3 Aircross), c'est au tour du Grandland X de débarquer. Ce dernier né, cousin du Peugeot 3008 offre un attrait particulier. Alors que son petit frère est assemblé dans l'usine Opel de Saragosse, aux côtés du petit SUV aux Chevrons, ce dernier modèle est fabriqué en France, chez Peugeot à Sochaux.

Ce n'est certes pas la première Opel construite dans l'Hexagone : on se rappelle la GT, produite chez Chausson puis chez Brissonneau et Lotz à la fin des années 1960. Plus récemment, c'est Heuliez qui s'occupait des Tigra TwinTop, alors que l'accord avec Renault pour les utilitaires a conduit les Movano et Vivaro à partager leur chaîne avec les Trafic et Master, respectivement à Sandouville et Batilly. Mais c'est inédit pour un modèle de grande série comme le Grandland X.

Lorsque le rapprochement entre PSA et Opel a été initié il y a quatre ans, il ne s'agissait alors que d'un partenariat technique. C'est-à-dire que les deux marques partageaient une banque d'organes commune, tout en cultivant une certaine méfiance l'une envers l'autre. Nous avons par exemple été étonnés du choix de la technologie retenue pour les phares de ce Grandland X. En finition haut-de-gamme Elite, ce SUV dispose de projecteurs à diodes adaptatifs, qui varient entre six modes d'éclairage en fonction de la situation de conduite, à l'image du système Dynamic LED de Ford. Alors que la berline Astra dispose d'un système également à diodes, mais matriciel (qui masque la lumière en un point précis pour ne pas éblouir le conducteur venant en sens inverse). La raison de ce choix est simple : à l'époque, Opel ne voulait tout simplement pas que PSA soit au courant qu'il travaillait sur un tel dispositif !

Plateforme PSA, mais réglages Opel

Volontairement défavorisé sur ce point précis, l'Opel Grandland Xprofite sur bien d'autres éléments au maximum de la synergie avec le Groupe PSA. Les deux constructeurs partagent un ensemble d'éléments techniques, adaptés chacun à leurs besoins, comme nous l'explique Hakan Elvesund, responsable dynamique châssis pour le Grandland X. "Malgré cette banque d'organes commune, nous avons voulu que le Grandland X soit une véritable Opel. Cela veut dire qu'il doit affirmer son germanisme par une direction précise et une grande stabilité à haute vitesse, du fait de l'Autobahn. Et du fait de sa vocation familiale, nous le voulions plus confortable que l'Astra".

Au volant, on ne peut s'empêcher de penser que les metteurs au point ont réussi leur coup. Extrêmement homogène, le Grandland X n'a pas à rougir de la comparaison avec le Peugeot 3008, pourtant considéré comme LA référence du segment en termes de comportement routier. Sans conteste, l'Opel est moins amusant à motorisation équivalente que son cousin : son train avant est moins incisif et son châssis globalement moins énervé dans les enchaînements de virages. Mais l'équilibre du châssis est simplement parfait en virage : l'inertie est assez limitée à l'inscription et le train arrière enroule gentiment la trajectoire dans les bretelles d'autoroute. Le retour d'information dans la direction est moins riche que chez Peugeot, mais la direction est assez directe et précise. Le volant d'une taille plus consensuelle que chez Peugeot, contribue également à délivrer des sensations de conduite plus classiques.

Un confort réel

Surtout, le Grandland X surprend par son confort. Si le filtrage de suspension est comparable à celui du 3008, l'allemand se distingue par des sièges ergonomiques – en option à 600 € – plus accueillants. Aussi et surtout, le silence à bord se révèle réellement poignant. Le moteur est inaudible et seuls quelques très légers bruits aérodynamiques se font entendre à 130 km/h. Après l'Astra, le constructeur de Rüsselsheim confirme sa maîtrise en la matière.

Par ailleurs, le Grandland X profite de la légèreté de la plateforme EMP2 de chez PSA : en version essence dotée du trois-cylindres 1.2 de 130 ch, il ne pèse que 1.320 kg. Ce petit bloc n'a donc aucun mal à offrir des performances décentes, avec une consommation assez raisonnable, qui tourne aux environs des 7,0 l/100 km sur parcours mixte. Celle-ci a par contre tendance à s'envoler avec le relief, alors qu'on déplore en ville quelques à-coups. Le Diesel de 120 ch donne également satisfaction, avec un appétit relevé de 5,4 l/100 km.

Au lancement, le Grandland X ne propose que ces deux motorisations, soit une gamme bien plus étroite que celle de son cousin au Lion. L'an prochain, celle-ci s'enrichira du 2,0 litres Diesel de 180 ch du 3008 GT, associé à une boîte automatique à huit rapports. Il faudra alors vérifier que le comportement routier ne souffre pas du surcroît de masse induit par ce bloc, ce qu'on déplore chez Peugeot. Pour l'instant, le 1.6 essence n'est pas confirmé, mais une version hybride rechargeable fera son apparition en même temps que chez les Français, en 2019.

"Grandland X is better than sex"

Aussi confortable qu'un Renault Kadjar mais plus dynamique ; moins brouillon qu'un Nissan Qashqai, le Grandland X fait montre d'un éventail de qualités qui le place au meilleur niveau du segment. Opel est fier de son nouveau SUV, au point qu'il le clame haut et fort : une chanson rock a été commandé par le service marketing pour vanter le nouveau modèle. L'auteur s'est lâché, affirmant sur un riff de guitare électrique "Grandland X is better than sex". Un tantinet exagéré : malgré des lignes équilibrées, ce SUV n'a pas le caractère de son cousin sochalien. Il convainc par son côté rationnel plus qu'il ne suscite le coup de coeur.

Dernier argument de ce modèle franco-allemand : son tarif. En milieu de gamme Innovation (clim automatique, assistances de sécurité complètes, accès mains-libres…), il contient son tarif à 28.200 €. Soit 2.500 € de moins que le Peugeot 3008 équivalent. Au même tarif, le Renault Kadjar est moins équipé et seul le Nissan Qashqai peut lutter. Mais il est bien moins convaincant.

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Published by Le SPI/GSEA de Sevelnord - dans informations générales
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commentaires

Angeline 29/09/2017 16:44

j'aime me promener sur votre blog. un bel univers. vous pouvez visiter mon blog (cliquez sur pseudo) à bientôt.