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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 11:32

Le constructeur automobile a vu son chiffre d’affaires trimestriel baisser de 5 %, plombé par des effets de change négatifs mais pas seulement.

Les temps sont durs pour PSA. Le constructeur a publié ce mardi un chiffre d'affaires trimestriel en repli de 5,1 %, à 11,4 milliards d'euros (contre 12,4 milliards il y a un an). La déconvenue s'explique par le triple effet de la cession d'une partie de l'équipementier Faurecia, de parités de change défavorables et d'un creux commercial.

Le constructeur automobile a vu son chiffre d’affaires trimestriel baisser de 5 %, plombé par des effets de change négatifs mais pas seulement.

Les temps sont durs pour PSA. Le constructeur a publié ce mardi un chiffre d'affaires trimestriel en repli de 5,1 %, à 11,4 milliards d'euros (contre 12,4 milliards il y a un an). La déconvenue s'explique par le triple effet de la cession d'une partie de l'équipementier Faurecia, de parités de change défavorables et d'un creux commercial.

Si l'entreprise s'est félicitée d'une hausse de ses ventes mondiales de 10,6 % par rapport à la même période l'an dernier, cette progression est en trompe-l’œil, puisqu'elle doit énormément à la réintégration des immatriculations de Peugeot en Iran. Au troisième trimestre, le « pays des 405 » a enregistré 105.000 immatriculations de Peugeot, sur un total de 681.100 unités. Une bouffée d'air plus que bienvenue : hors Iran, les ventes ont plongé de 8 % Et ce alors que le marché européen, le poumon du groupe, a repris de plus belle.

Le bouillon chinois

En Chine, où PSA a inauguré récemment une cinquième usine, les comptes ne sont pas meilleurs : alors que la direction vise le million de véhicules à l'horizon 2018 dans la zone, les ventes ont plongé de 19 % sur les neuf premiers mois de l'année (à 422.000 unités)...

Au siège, avenue de la Grande Armée, on tâche de tempérer la situation. Jean-Baptiste de Chatillon, le directeur financier du groupe, a réaffirmé mercredi les objectifs du constructeur, « malgré un contexte externe plus difficile, notamment sur les changes ». A taux de change constants, PSA aurait en effet vu ses recettes progresser de 1,3 % depuis janvier. Le dirigeant a également expliqué que le groupe continuait de serrer ses coûts, notamment en France et en Chine.

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De même, Jean-Baptiste de Chatillon rappelle que le renouvellement de la gamme est en cours. Les nouveaux Peugeot Expert et Citroën Jumpy ont été lancés en juin, le SUV Peugeot 3008 en octobre et la Citroën C3 ce mois-ci. Selon lui, il faudra attendre l'année prochaine pour en voir les effets sur les volumes.

Pas de course au volume

Quoi qu'il en soit, Carlos Tavares, le président du directoire de PSA, a déjà pris des mesures de correction. Cet été, il a nommé Maxime Picat, le patron de la marque Peugeot, à la tête de la division Europe, et Denis Martin, le patron Europe, à la tête de l'entité Chine. Chacun ayant l'objectif d'inverser la tendance.

Lors d'un voyage en Iran en octobre, Carlos Tavares avait expliqué ne pas vouloir « s'embarquer dans une course au volume », une « guérilla » qui serait « destructrice » à ses yeux. Même s'il avait ajouté ne pas être « hypocrite au point de dire ne pas préférer avoir plus de volumes que moins de volumes ».

 

 

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