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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 11:33

Pour voir le tout nouveau 3008, il faut aujourd’hui se rendre sur le stand du Lion au Mondial de l’Automobile jusqu’au 16 octobre, ou dans l’une des rares concessions qui hébergent déjà leurs modèles de démonstration. Toutefois nous en avons déjà pris le volant en Italie. Récit de notre virée sur les routes d’Emilie-Romagne.

 

Style extérieur

Pour être honnête, il nous tardait de voir la bête en vrai et surtout d’en prendre le volant. Cela valait bien la peine de se lever aux aurores pour s’envoler vers notre lieu de rendez-vous de l’autre côté des Alpes. Notre choix s’est porté sur un modèle marron comme sur les premières photos lors de sa présentation, avec sous le capot le THP essence de 165 chevaux. Après l’avoir vu sous les spots du Parc des Expositions à Paris, on prend réellement la mesure de ses proportions maintenant qu’on le voit dans la nature. Sous ses airs de grand méchant fauve assoiffé de sable et d’asphalte, en fait il garde des cotes plutôt compactes avec une longueur de 4,45 m, et une hauteur d’à peine plus de 1,60 m.

On se trouve immédiatement happé par son look à la fois très agressif et ultra-moderne. A l’avant, Il affiche le regard des derniers concepts trait pour trait, avec une large calandre. Sa ceinture de caisse haute et sa surface vitrée plutôt réduite entourée de panneaux noirs laqués rappellent le Range Rover Evoque, une noble référence. Quant à la partie arrière, elle n’a rien à envier aux prototypes de salon. Certains vont adorer, et d’autres détester, mais il ne va pas laisser indifférent. De notre point de vue, il impressionne par son style avant-gardiste, mais on s’interroge sur son vieillissement « visuel », d’ici quelques années, compte tenu de ses lignes pas vraiment classiques.

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Style intérieur

A l’intérieur, c’est une véritable révolution qu’a opéré Peugeot, en allant encore plus loin que la 308. Tout d’abord la présentation apparaît vraiment extraordinaire, là encore à l’instar d’un concept-car futuriste. On adore les deux écrans (dont un tactile et réactif), et notamment celui qui remplace les compteurs. Il va vite falloir que cela se généralise aussi chez les concurrents, d’autant plus qu’il est livré de série, dès le premier niveau de finition. Remonter ensuite dans une voiture avec des aiguilles, c’est faire un bond de dix ans en arrière…

peugeot_3008_ii_essai_lba-11Du côté des équipements, cette fois-ci Peugeot a doté le 3008 du meilleur, et il ne manque rien. Régulateur et aide au maintien de file actif, connexion complète de la console multimédia, sièges chauffants et massants, ambiance parfumée etc. Du coup, la surprise vient de quelques pingreries, comme la présence d’une seule prise USB (le passager ne devra pas oublier son adaptateur allume-cigare pour recharger son portable), et encore quelques ajustements qui mériteraient une meilleure rigueur.

 

On aime manipuler les jolis boutons de la console centrale, le sélecteur de la boîte automatique, et personnaliser la dalle du i-cockpit derrière le volant, plus sympa que le virtual cockpit du groupe VW selon nous. Le tout petit volant à deux méplats en facilite d’ailleurs la lecture, en plus de participer au look d’avant-garde. Enfin, recouvrir certaines parties de la planche de bord et des contre-portes avec du tissu rend d’une façon insoupçonnée cet habitacle plus chaleureux.

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Motorisation

Vous l’avez compris, on se sent plutôt bien à bord de ce nouveau 3008. Et une fois sur la route, la bonne impression continue. Le moteur essence THP de 165 chevaux tire sans peine l’auto, avec des bonnes reprises. Il fera donc parfaitement le job, bien servi en plus par une boîte automatique EAT6 à 6 rapports bien étagée et suffisamment réactive dans ses changements, notamment en mode manuel avec les palettes. Si on ne vous le dit pas, on vous met d’ailleurs au défi de la différencier à l’utilisation d’une bonne double embrayage concurrente.

On regrettera simplement qu’il s’agisse là pour l’instant de la plus haute puissance disponible au sans plomb. En effet, avec du monde et des bagages à bord, on espère qu’il ne perdra pas trop de son souffle. La bonne surprise vient aussi de sa consommation. Notre essai mené tambour battant nous a gratifié d’une moyenne d’à peine 10 litres. A allure raisonnable et sur des profils de routes moins vallonnées que l’Emilie-Romagne, un 8 litres en réel nous semble assez facilement atteignable.

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Sur la route

En outre, le nouveau 3008 repose sur un châssis tiré de la plateforme EMP2, qui a déjà fait ses preuves dans le groupe PSA. Malgré le centre de gravité plus élevé qu’une berline compacte, il affiche un comportement rigoureux, mais avec en plus un confort remarquable. Sans doute l’un des meilleurs compromis du marché, assurément. Il ne prend pas exagérément de roulis, se tient bien sur ses appuis. Le tout petit volant à la préhension idéale permet de placer aisément la voiture en courbe. Les routes très dégradées de notre parcours ont mis en exergue sa bonne capacité de filtrage, sans trop heurter les passagers. Sa stabilité n’est jamais prise à défaut, et rien à signaler côté freinage, avec un dosage facile. A moins de se mettre vraiment en danger, ce qui n’a que peu d’intérêt, on ne détectera pas de sous-virage.

La touche « sport » rend la conduite un peu plus fun, avec notamment une pédale d’accélérateur faisant venir la puissance plus promptement. Alors que nous ne disposions pas du grip control améliorant la motricité sur terrain meuble et glissant, nous nous sommes tout de même aventurés sur des chemins non goudronnés. Cela nous a surtout permis de vérifier que l’on peut passer sans avoir peur pour ses dessous, là où une berline passerait, mais avec précaution. Pour des situations plus délicates, l’option grip control s’impose. Elle compte aussi une aide à la descente, histoire de s’éviter les sueurs lors d’une descente d’une rampe d’accès tout juste enneigée par exemple.

Tarif et conclusion

En laissant traîner nos oreilles dans les allées du stand Peugeot, il semblerait que beaucoup de commandes s’y concrétisent. On voit même très bien résister le 3008 en termes de prestations face au cœur de gamme du catalogue Tiguan un peu trop cher. Bien qu’il démarre à moins de 26 000 euros en essence 130 ch, on imagine le panier moyen entre 30 et 35 000 euros, ce qui le rend compétitif face à ses meilleurs concurrents, vu ses qualités. Il a les armes pour faire son trou sur ce marché très compétitif aujourd’hui, et on l’imagine mal ne pas faire mieux que son prédécesseur.

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